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Qui Ça?

  • : Stipe se laisse pousser le blog
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  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:43

 

 

 

Je suis dans une immense prairie, l'herbe est haute et me caresse les chevilles, un souffle naissant et chaud incline subtilement les brins qui se déclinent en nuances de vert, la couleur de l'espoir, et ce dégradé s'estompe pour laisser la place à une vaste étendue d'un blanc pur, l'immaculé du champ de coton que je traverse maintenant et dans lequel chacun de mes pas fait voleter des houppes laineuses qui frôlent mon visage et chatouillent mon échine tandis que mes oreilles commencent à percevoir une musique lointaine, la mélopée feutrée des violons que rejoignent soudain les arpèges s'un piano qui joue ma chanson préférée, celle que j'imagine écrite juste pour moi, celle dont les notes me murmurent des choses que personne d'autre ne peut comprendre et qui fait s'ébattre les oiseaux dans un ciel bleu comme c'est pas permis et dans l'horizon duquel passe un troupeau de chevaux au galop, des chevaux de Camargue sûrement, et aussi des gazelles bondissantes et aériennes qui s'arrêtent pour s'abreuver à un ruisseau sinuant parmi les coquelicots dont l'odeur des pétales rappelle un orage de printemps, au tumulte évoqué par le grondement d'un volcan lointain et dont la chaleur mêlée à celle du soleil brûle l'épiderme et donne les mains moites, et aussi des fourmillements dans les pieds quand aux grognements de l'éruption qui couve s'ajoutent les riffs d'une guitare électrique, les martellements d'une grosse caisse tels ceux d'une batterie de DCA, qui m'amènent à visionner des images tristes, contrastantes, celles de bombardements en temps de guerre, de famine dans le monde, de troisième tiers et de grèves dans les transports en commun un jeudi avec des communistes qui battent le pavé comme un cœur qui bat à en exploser derrière mes paupières closes, mais lorsque je rouvre les yeux, le ruisseau a grossi, est devenu mer, puis océan, la musique s'accélère au rythme des vibrations causées par la course affolée de quelques éléphants foulant le rivage et éclaboussant le sable des premières gouttes des vagues annonciatrices d'une marée montante et que rien n'arrête, d'autant que la musique se fait insistante et assourdissante, et avant que le tsunami ne me submerge une question évidente m'apparaît brutalement, dont l'imminence de la réponse ne survivra pas une seconde de plus, et avant d'être emporté par le cataclysme je demande dans un spasme lucide : "Tu avales ou tu préfères tout dans les cheveux ?".
Un déchirement, un vide, une porte qui claque. Puis une secousse sismique, une délivrance, le néant. J'envoie tout sur le mur, une seconde salve crible le linoléum avant qu'une dernière réplique ne vienne postillonner sur mes doigts de pieds.

 

 

 

Elle aurait peut-être préféré tout sur les seins.

 

 


 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:35

 

(sur un défi lancé par la danseuse diabolique)




Vous me trouveriez, à la réflection,
Priant sur vos godasses, génuflection,
L'anathème scotché au front, insurrection,
Ou pelant des tomates, moins probable, vivisection.


Ci et là, abjection,
Ou ailleurs, déjection.


Pour seul prétexte, imperfection,
Pour étendard, érection,
Pour l'hygiène, protection,
Pour me défendre, objection.


Vous disiez, affection
J'entendais, infection.


Puis,


Dans le métro, interconnection,
Sous l'autobus, intersection,
Sur le capot des taxis, direction,
A l'intérieur des flaques d'eau, projection.


Et quand, prédilection,
Moi je, rétrospection.

 
L'un dans l'autre, bijection,
Draps défaits, défection,
Se voir en celle, sélection,
Qui s'y colle, collection,
Etre père, perfection,
Voir en elle, élection
A peu près sûr, résurrection,
Mon icône, connection,

 

Moralité à moi (introspection) :
Ces fautes qu'on fait, confection
On les refait, réfection,
Et encore !, incorrection,
En courbant le corps, correxion.


(Quel accueil !)

 

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 00:05


Ecrit pour les Impromptus Littéraires, d'après cet insipide de Paul-Jean Toulet : "C'est dimanche aujourd'hui. L'air est couleur du miel."




C'est dimanche aujourd'hui, l'air est couleur du miel
Allons cueillir, mignonne, la rime odeur de fiel
Confectionnons bouquet de ces amphigouris
Bien avant que le vers ne bouffe le fruit pourri.

Prends la prose, fais la bêle, sois ma muse pour la nuit
Lors prenons le bateau qui tangue en Poésie
Mais garde le pied marin car si tu touches le fond
Pour sûr qu'alors ce soir, je n'passe que pour un con…

C'est le jour du saigneur, sacrifions le mouton
Et faisons de l'haleine, un beau pull mi-saison
Pour que quand vient l'hiver, nous ne poussions pas, ma mie,
L'élégie nauséeuse dans un grand champ d'orties.

Quand trop de larmes versets mènent à la caca-strophe
Qu'une fois le bar atteint, s'offre un vers de wolof
Ledit poète-poète klaxonne, et soigne son arrivée
En mettant l'charabia avant l'hébreu douillet.

Le beau de miel ouvert, les mouches peuvent tourner,
Se prendre pour des abeilles, plus royales que la gelée
Alors que cire humaine leur bouche le pavillon
Quand l'ours mâle léché se prend pour papillon.

Et passe la psaumade, tartine du cauteleux,
Sucre les fraises et pose la cerise sur le gâteux,
Et dégouline encore sa poisseuse ritournelle
"C'est dimanche aujourd'hui, l'air est couleur du miel".


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:33

Pour le Défi du Samedi, écrire un texte contenant au moins dix mots commençant par les lettres "LU"



Lundi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont venus chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme j'étais parti
Le p'tit prince a dit
"Puisque c'est ainsi, nous reviendrons mardi"

Mardi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont revenus chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme j'étais encore parti
Le p'tit prince a dit
"J'aurais pourtant juré avoir vu de la lumière. Bon ben tant pis, on reviendra mercredi"

Mercredi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont encore venus chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme j'étais toujours pas là, tu parles d'une lubie,
Le p'tit prince a dit
"On va lui mettre un mot sur la porte, il doit quand même pas en avoir pour des lustres ! On n'a qu'à repasser jeudi"

Jeudi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont revenus cogner à la lucarne de chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme ça faisait belle lurette que j'avais déguerpi
Le p'tit prince a dit
"Il n'a pas lu notre post-it ou quoi ? Bon belle-Maman, vous ne voudriez pas jouer un air de luth, ça va peut-être le faire venir le Gai-Luron du Lubéron ? Sinon on dit qu'on reviendra vendredi"

Vendredi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont, devinez quoi ? Bingo, venus chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme j'avais toujours pas donné signe de vie
Le p'tit prince a dit
"Bon, là, je pense qu'il se fout de notre gueule, le lutin lusitanien. Il a de la chance que Père ne soit pas lunatique ni du genre à se payer le luxe de bouffer les œufs de lump à la louche parce que sinon y'a longtemps qu'on y aurait pété ses lunettes à coups de luge, mais on va plutôt revenir samedi"

Samedi matin
L'empereur, sa femme et le p'tit prince
S'sont radinés chez moi
Pour me serrer la pince
Mais comme j'avais prévu de rentrer dans la nuit
Le p'tit prince a dit
"Il a intérêt à bien se lubrifier la lune, le lutteur lutécien de mes deux, parce qu'on va la lui lustrer jusque dans la luette, qu'il va en choper un lumbago à en bouffer la luzerne par la racine. Ah il veut du lubrique, du lugubre, attends qu'on lui lutine la lunette à lui en filer du lupus, j'vais lui faire clignoter la luciole, moi !!! Rendez-vous dimanche !"

Dimanche matin,
L'empereur, sa femme, le p'tit prince, son coiffeur, Brice Hortefeux, Eric Besson, l'armée française et les journalistes
Sont venus chez moi
Pour me passer les pinces
Mais comme j'étais sans patrie,
Le p'tit prince a dit :
"Puisque c'est ainsi, tu vas retourner en Bamboulie"


Proverbe franco-africain : le lundi au soleil, c'est une chose que l'on n'aura jamais. Par contre, le lundi à l'ombre...


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:18


J'te préviens que je garde les gosses,
Grosse !
La voiture, la maison, le buffet, la hi-fi,
Pourrie!
Tu gardes ta sale tronche et ton haleine qui pue le chat crevé,
Pâté !
Et compte pas sur moi pour que je revienne,
'Tite chienne !
J'te laisse avec ton tatoué d'amant,
Gitan !
Mais pas sûr qu'il n'y ait que moi que tu perdes,
Merde !
Je serai pas seul à vouloir te casser la tête,
Juivette !
T'as l'hasch qu'est naze, t'es trop fumée,
Défoncée !
T'es aussi moche qu'un cul de gibbon,
Laideron !
Et aussi aimable qu'un tribunal texan,
Hareng !
Faudrait t'refaire la gueule pour le fun,
Coup d'jeune !
Avec mes potes on peut bien t'arranger l'coup,
Nous !
Moi ça va, j'ai même un scoop pour toi,
Diva !
Qui va sûrement te trouer ton p'tit derrière operculé,
Bleue-raie !
Devine ma vie avec qui je vais la refaire...
Ta mère!
 
 

C'est bon, t'as compris le message ? Tu veux peut-être que je le répète ?
Ok.
 
Sale pourrie pâté tite chienne, gitan merde ! Juivette défoncée laideron hareng coup d'jeune nous ! Diva bleue-raie ta mère !


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 09:07

Pour le Défi du Samedi, sur le thème "Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?"



      Qui, plus que moi, sait son intimité ?
      Qui, moins que moi, n'a été respecté ?
      Croyez bien que j'en ai vu des vertes et des bien mûres
      Croyez bien que j'étais là quand il avait ses coups durs
      Il m'a trimballé partout, et surtout ailleurs
      Il m'a trimballé jusqu'à des pas d'heures
      L'été, il n'avait d'autres que moi
      L'été, je dissimulais mal ses émois
      Et l'hiver, même malade, je l'ai caché
      Et l'hiver, je lui apportais la chaleur camouflée
      Oh, pour d'autres il m'a bien changé
      Oh, sur d'autres il s'est déchargé
      Mais toujours j'ai été son favori
      Mais toujours j'ai porté ses outils
      Combien de fois, pour une fille, il m'a jeté ?
      Combien de fois, pour un fantasme, il m'a souillé ?
      Avec lui, toujours on a fait la paire
      Sans moi, toujours il a fait son affaire.
      Je l'ai vu descendre en rappel
      Je l'ai vu prendre des râteaux, des pelles
      De Superman, je porte le sceau
      De Superman, je donne l'air faux
      Des strips comic du super héros
      Des strips comiques du super zéro
      Peut-être vous, m'avez déjà vu
      Peut-être vous, vous êtes souvenu
      Si le hasard, sur votre chemin m'échoit
      Si le hasard, s'il vous plait enlevez-moi
      C'est pas une vie que d'être un caleçon
      C'est pas une vie de l'être de ce garçon


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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 16:58



Un

De mes équations, je n'ai connu que les inconnues.
J'ai multiplié les numéros, j'ai aligné les coordonnées,
J'ai ordonné mes plans Q
Malgré mon quotient de facteur commun.
Abscisse par six fait trois partouzes.

Un

Ses courbes s'exponent en ciel,
Ses axes, sa matrice, son point G, son triangle,
La géométrie de ses seins, son iso selle,
L'asymétrie de son corps me font dériver,
Et par ses yeux je suis hypoténusé.
Mater ma trique est son théorème de bite à gore.

Deux

Pas d'additions d'opérations, sang pur-sang naturelle.
Quand elle prend des tangentes et des parallèles,
Je suis sa fonction, je suis vecteur de sens.
On se rapproche par dichotomie, on s'M sans N
On produit, on commute en s'exposant,
On a de l'hyper bol, de l'archi mède,
On est à la hauteur de nos hypothèses,
On résout notre différence sans calcul ni retenue.

Un et un font un
Deux moins un font zéro
Zéro tique et deux vaut rien.




(ou la réponse du scientifique au littéraire)
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 18:40


D'"et pis 't'être" en "pourquoi pas ?"
De con-jonction en coordination
D'accords-à-corps en touche-moi-l'zeugme
Jamais le jeu tue elle, toujours nous vous on
Un culte-béni, oui-oui, affirmatif.

Je

Conjuguons-nous à tous les présents !
Le meilleur est avenir, c'est impératif.
Du latin, nos langues sont passées
Point d'interrogation à avoir, rien que du style direct.
Et pronom notre mâle en patience.

Elle

Où ai-je dont dormi, car
De nos virelangues j'ai tout emmêlé.
A ses propositions d'insubordination,
Si parfois l'auxiliaire "queue" devient subjonctif
User d'attributs et de compléments d'objets s'avère impératif.

Nous

Ma verge irrégulée est  au plus-que-parfait
Quand elle cache son saint que je ne saurais vouer.
Quand s'aimant, tique et doute que je lemme
D'infinitifs font crinière est un autre jouir.
Et alors, notre pluriel est singulier.


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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 15:42


C'était après le gré des rues déambulées
Après une autre station de métro dépassée.
Avant l'heure des rideaux baissés
A l'heure de ces heures écoulées.

C'était au hasard d'une salsa improvisée
Au carrefour des amoureux beaucoup embrassés.
Je me rappelle comme j'ai souri
Et profitais du sans-souci.

C'était à l'heure du ballet des gens trop pressés
Au moment du balai des trottoirs maculés.
Où, comment, et pourquoi j'allais ?
Juste qu'au gré je me suis erré.

C'était au hasard d'une salsa improvisée
Par ces amoureux par tant et trop enlacés.
"Un message vous avez reçu"
Cinq, dix, plein de fois l'ai-je lu.

"Je te quitte connard", ça disait
Elle me quitte, qu'elle m'a envoyé.
Alors la salsa, t'as pas idée
Maintenant comme ça m'fait chier.




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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:00

PeauAime_du_67  dit :

Quand à l'aube certaine,
S'ouvre l'abysse de mes peines
En ces terres jadis fécondes
J'absous taisance de ma faconde.


PeauAime_du_67  dit :
Lorsqu'à l'orée des lazzi
Icelle, d'eux, s'esbaudit
En mon seing, saigne à foison
La plaie de ma déraison.


PeauAime_du_67  dit :

Tandis qu'aubépines
De mes tourments, se font l'hymne
En mes yeux, follet s'éteint
Et scelle sous marbre mon dessein.


PeauAime_du_67  dit :
Oncques ne me regarderez-vous?
Devers moi, ma mie, irez-vous?
Doncques, mes mots ne vous siéront
Que dès lors j'aurai vaincu saisons?


xXx_labelgoce_xXx dit :
tu va ou ? kesse tu mfé la poézi?

xXx_labelgoce_xXx dit :

tu veu me niké , cé sa?

xXx_labelgoce_xXx dit :
allé bouge la!! BOUGE!!!

xXx_labelgoce_xXx dit :

spesse 2 romentik



xXx_labelgoce_xXx n'est plus en ligne. Les messages que vous lui envoyez lui seront remis à sa prochaine connexion. Bouffon.



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