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Qui Ça?

  • : Stipe se laisse pousser le blog
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  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 14:55


L'équipe de France de foot est composée de connards imbus, trop payés, irrespectueux, mal élevés, arabes, noirs, moche (au singulier, on pense tous au même...), bref, on n'aime pas l'équipe de France pour des tas de raisons toutes plus valables les unes que les autres, et que l'on peut aisément démontrer sans s'y connaître plus que ça.

 

Ceci étant dit, il faut que ce soir l'équipe de France de foot gagne et se qualifie pour le Mondial 2014. S'il vous plait !

Cela ne changera strictement rien au fait que ce sont des cons-trop-payés, et qu'on méritait pas de se qualifier, et que la gauche au pouvoir, merci bien, quelle chienlit ! Mais quitte à leur cracher dessus, puisque c'est là une de nos activités préférées, autant la prolonger le plus possible.

Je revendique mon droit à me comporter comme un beauf pendant un mois tous les quatre ans. A traiter les bleus de branquignolles (trop payés, trop noirs, trop de gauche, trop moche, toujours lui) pendant la journée, et à vibrer le soir devant ma télé devant la Marseillaise. A commencer à vibrer même deux heures avant le coup d'envoi du match contre un pauvre pays d'Asie ou d'Afrique. A me coller dans le canapé, un stock de bières à portée de main, et à foutre sur TF1 dès 20h30, ce qui fait que pendant un mois tous les quatre ans je me tape la météo d'Evelyne Dhéliat et je VIBRE. Non, je me branle pas, juste je vibre.

Evelyne Dhéliat sent bon la Coupe du Monde de foot, et je l'aime pendant un mois, même lorsqu'elle annonce un ciel de traîne.

 

 

(Tiens, je me permets une petite digression : en cherchant sur google l'orthographe d'Evelyne Dellia qu'en fait c'est Dhéliat, j'ai appris qu'elle avait eu un cancer mais qu'elle va vachement mieux et qu'elle a retrouvé le bonheur. Nous voilà rassurés par l'heureux dénouement d'une triste histoire dont on ne connaissait même pas l'existence 10 secondes plus tôt.)


Je réclame cette parenthèse mensuelle, estivale et quadriennale, pour pouvoir m'enthousiasmer seul, le soir devant ma télé, à lâcher des jurons contre l'adversaire (ah, le plaisir inégalable de traiter un allemand d'enculé ou un italien de pédé !), et pouvoir défoncer les ressorts du canapé à jaillir à chaque frappe au-dessus de la transversale de ce gros con (d'arabe trop payé ) de Benzéma, "'tain mais sortez-le, ce bourrin ! Il serait incapable d'atteindre une vache dans un couloir !!". Et gueuler "YES !!" à la fin du match parce qu'on a battu une équipe d'asiatiques qui portent tous le même nom.
Et pouvoir, le lendemain à la machine à café, dire que ce sont des chèvres, des connards imbus trop payés (surtout les noirs), qu'ils ne respectent pas le maillot ni le drapeau (alors que nous, on a chanté la Marseillaise devant notre écran), et que l'autre moche il joue bien, mais qu'est-ce qu'il est moche ! (avec tout le fric qu'il gagne, il a jamais pensé à se faire refaire la gueule ? Disons qu'il faudrait qu'on pense pour lui à ce qu'il se fasse greffer un cerveau. Et après, avec son cerveau tout neuf, il a jamais pensé à se faire refaire la gueule ?).
Et déblatérer sur le match précédent, tout en commençant à pronostiquer la branlée du match suivant. Parce que bon, ok, le Mozambique c'était facile, mais le prochain match contre ces chouineuses d'Espagnols, ça va être autre chose ("moi je dis 3-0 pour l'Espagne").
Et chouiner le soir venu devant sa télé parce qu'on a effectivement pris une branlée, et se réjouir le lendemain à la machine-à-café, en rigolant à l'unisson sur cette bande de connards trop payés, et puis de toute façon on n'a jamais vraiment compris l'intérêt de courir après une baballe, et si on a regardé le match c'est uniquement parce que les gosses le voulaient.

Un mois comme ça. Tous les quatre ans. A se comporter en Footix.
Putain, qu'est-ce que c'est bon...


Alors pour tout ça, et parce que de toute façon demain matin on leur crachera à la gueule quel que soit le résultat, il faut que l'équipe de France se qualifie pour le Mondial.

 


Surtout qu'on n'est pas sûr qu'Evelyne Dhéliat tiennne jusqu'en 2018...



 


 

 




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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 20:59

 

 

J'en ai déjà parlé dans une autre vie, la vie de quand ce blog fonctionnait nuit et jour, sauf les années impaires : il existe sur over-blog une option qui permet de connaître la façon dont vos visiteurs sont arrivés sur votre site. Dans mon cas, la réponse est toujours "par hasard". C'est à dire qu'ils ont envoyé une requête sur Google, que ledit Google a soumis cette requête à ses serveurs, lesquels l'ont moulinée pendant moins d'une seconde au prix d'une dépense énergétique susceptible de tuer la moitié de la population d'otaries du Pôle Nord, l'autre moitié étant morte d'un banal rhume, tout ça pour dire qu'à un moment donné y'a un gugusse qui tape une connerie sur Google et qui débarque sur mon blog par hasard.

Et bien souvent le gugusse en question doit se trouver fort marri, avec sa fleur au fusil et son rouleau de sopalin sous le bras, au moment où il arrive à destination et constate que décidément non, il ne trouvera pas icelieu ce qu'il recherchait.

 

Le gugusse du jour -  en témoigne le croquis ci-bas - a googlisé "le blog des femmes qui aimes etre enculer par derriere et si possible par des blacks".

A brûle-pourpoint, on pourrait jouer les taquins et s'offusquer du fait qu'en général et par tradition, on encule par derrière. Mais de tatillons trouveraient le moyen de nous démontrer qu'on peut le faire par devant, et ça va m'énerver. En parlant de m'énerver, passons rapidement sur l'orthographe approximative, tant il me scandalise qu'on se refuse à accorder les verbes "aimer" et "enculer"...

On n'a qu'à tout simplement passer sur le message en lui-même, qui ma foi, vaut ce qu'il vaut, ne jouons pas les étonnés, on sait très bien que sur la Terre il y a des gens qui s'enculent, d'autres qui les filment et en font un blog, et de tierces qui les regardent, après être passés sur mon blog.

 

 

beg.JPG

 

 

Ce qui à mon avis mérite vraiment le détour, c'est la formulation de la requête ; ce "si possible" qui sonne comme une grâce ultime demandée à Google, un appel à sa grande mansuétude, une cerise réclamée sur le gâteau. Un peu comme on écrit une lettre au Père-Noël "je veux un chèque, et si possible avec plein de zéros". Ou comme on demande au serveur si c'est possible de remplacer le gratin dauphinois par des frites. "Ce serait possible d'avoir plutôt de la bonne grosse bite noire ? Parce que la bite de blanc, je la digère pas, ça me donne des gaz".

Et Google, respectueux de la couche d'ozone plus que des otaries, remue Ciel et Terre pour répondre favorablement à cette requête bien précise. Il convoque ses lutins et leur demande de se plier en quatre pour trouver un blog de femmes qui aimes se faire enculé

- par derrière

- par des blacks.

 

Les lutins cherchent jour et nuit dans les méandres de l'internet, ils écument les blogs les plus cradingues sur lesquels on ne relève même pas la lunette pour s'enculer debout, ils se rencardent auprès de leurs meilleurs indics (Facebook, Viadeo, Gmail, ...), mais c'est piteux qu'au bout de 0,81 seconde ils rentrent du boulot et livrent le résultat de leurs investigations : "heigh-ho, heigh-ho, on a trouvé seulement 6 millions de réponses...". Dont pas une seule qui ne satisfasse réellement cet internaute exigeant.

 

Monsieur Google est colère et déception. Il pensait qu'internet pouvait tout, surtout le pire. Mais les faits sont là, les lutins ont parlé : pas possible par des blacks.

Il prend alors sa plus belle plume et répond, selon les mêmes usages précautionneux, au négrosodophile.

 

"Cher Monsieur Quéquette-à-l'air,

 

Vous êtes chaque jour des millions de sales porcs lubriques à venir tenter votre chance sur le moteur de recherche Google et nous vous en remercions, ma parole ça me fait plaisir.

Nous avons étudié votre demande avec la plus grande attention, et celle-ci correspond incontestablement à notre domaine de compétence. Toutefois, vous n'êtes pas sans ignorer que des fois, la vie, c'est pas d'bol.

Dont acte.

 

Néanmoins, tout n'est pas perdu ! Pour la branlette, si, c'est mort. Mais pour tout le reste, comme par exemple, euh... la non-branlette, la société Google et ses collabos sont heureux de vous offrir la bagatelle de 6 millions de réponses complètement à côté de la plaque, telles que la recette des crêpes aux nouilles (qui contient le mot "femme"), le wikipédia de la série "La fête à la maison" (qui contient le mot "enculer"), ou encore un lien commercial vers Amazon, dont aucun mot ne correspond à votre requête, mais qui s'en souciera encore une fois que le code de votre carte bleue sera validé, hum ?

De plus, comme nous avons coutume de le faire avec les excités de votre engeance, nous vous invitons à aller bien vous faire foutre sur le site de Stipe. Ca vous promènera cinq minutes, et lui, ça lui permettra d'écrire un article sur le sujet, comme il a coutume de le faire avec les gogoles de votre race.

 

Blablas respectueux et rodomontades habituelles.

 

 

xxx

 

 

 

Google"

 

 

 

 

Merci Google. Vraiment, merci.

A cause de cet article, je vais maintenant récupérer les dérangés en recherche de "lutins qui enculent des otaries si possible gogoles".

Merci, vraiment.

 


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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:18

 

 

Quelqu'un m'a refilé la grippe.

Cela n'arriverait pas si les autres écoutaient les conseils et se faisaient vacciner.

 

 

 

Le Pape se retire. Les enfants de choeur ressentent comme un vide...

 

 

 

Affaire de la viande de cheval dans les lasagnes Findus : au moins les fromages blancs Jockey ont toujours joué la transparence.

 

 

 

Le cycliste Jesus Manzano a été le premier à dénoncer le docteur Fuentes et ses méthodes de dopage. Il a énuméré ce matin à la presse la liste des produits utilisés : "hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l'hématocrite."

La marque Findus déclare qu'elle n'était pas au courant.

 

 

 

Le dernier smartphone, vous lui demandez "Quel temps fait-il à Paris ?", il vous répond "La température est de 17°, le ciel est dégagé". On peut donc désormais avoir la même conversation avec son téléphone qu'avec son boulanger. J'ai aussitôt acheté cette petite merveille technologique, mais je le regrette déjà : ses croissants sont dégueulasses.

 

 


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:07

 

Pour raison professionnelle, j'ai été convié à participer à l'avant-première française de The Expendables 2 : Unité Spéciale, un film de tatane et de Simon West.

Suite à cette projection, le 102ème Blog m'a gentiment demandé de lui livrer ma version du film. J'ai tout naturellement répondu "Non", j'aime pas qu'on me demande de faire des choses. "Allez, steup, tu racontes tellement bien !". Ah ben là, d'accord ! Les gens, faut vraiment leur arracher les compliments de la bouche, j'te jure...

 

Si vous avez l'occasion d'aller voir ce film, n'hésitez pas. Vous serez très agréablement surpris par l'humour et l'autodérision qui en parsèment les scènes.

 

 

Exemple de cène du film :

 

The-Expendables-2-La-Cene.jpg

 

 

 

Synopsis :

Les méchants font un sale coup aux gentils. Les gentils décident de se venger et de foutre sur la gueule des méchants, par le biais de la bagarre. Les gentils gagneront-ils à la fin, ou bien seront-ce les méchants qui perdront ?


Le film :
Au début, les gentils sont dans un endroit hostile. Un pays qui n'a apparemment pas la télévision, vu qu'une armée d'à peine 50000 hommes, et seulement équipée de pistolets, mitraillettes, pistolets-mitraillettes, chars d'assaut, hélicos, bombes nucléaires, grenades, lance-roquettes, porte-avions et pièges à loups, décide de tenir tête à une bande de mercenaires composée de Stallone, Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, un black tatoué qu'on connaît pas trop, et un beau gosse (mais sympa quand même).

Stallone (Rocky 1, Rocky 2, Rocking Chair, Rambo 1, Rambo 2, Rambo et les gendarmettes, Rocky contre Rambo) demande "on va quand même pas y aller les mains dans les poches, on n'a même pas de poches !". C'est pas vraiment une question mais Statham (Snatch et euh... c'est tout) répond quand même "On va prendre une bombe lacrymo, au cas où...". En fait ils ont des poches, mais elles sont maintenues fermées par un fil provisoire, c'est toujours comme ça sur les vestes neuves et ils le savaient même pas. On se dit que ça commence mal. Pourtant ils vont mettre leur race à cette bande de naïfs qui savent même pas de quoi sont capables Stallone et compagnie : Jet Li (Micmac à Hong Kong, Le chinois a les nerfs, Kung-fu dans ta gueule) distribue des coups de poêles comme Strauss-Kahn cuisine les bonniches, Stallone manucure les mecs jusqu'à l'omoplate, Statham dérouille à tour de gros bras, Lundgren (Rocky 4, Les vikings en folie, Le livreur de chez Ikea) en prend un pour taper sur l'autre, le gros black tatoué (Le gros black tatoué a des ennuis) s'en sort plutôt bien, et le beau gosse éviscère au couteau à huîtres (mais sympa quand même). Une fois qu'ils ont déblayé un peu le terrain et y voient plus clair dans ce milieu hostile, ils vont délivrer Schwarzy qui était dans une sale posture : un sac à patates sur la tête, les mains nouées dans le dos, les deux lacets de chaussures attachés entre eux, et interdiction de tuer les méchants qui le séquestraient. La guigne.
Bon, autant vous le dire tout de suite, les retrouvailles entre Schwarzy et Stallone se passent moyen-moyen. Faut dire qu'ils se sont tiré la bourre dans les années 80-90 par box-office interposé. Ensuite Schwarzy a mal tourné, il est tombé dans la politique jusqu'aux coudes. Pendant qu'il y interprétait son meilleur rôle de méchant, Stallone enchaînait les suites des sagas de Rocky et de Rambo, à raison d'un volet tous les 15 ans.
Donc, les retrouvailles :
"- Ah merde, c'est toi ! Avec le sac à patates sur la tête, je t'avais pris pour Elephant Man. Sans le sac aussi, mais c'est quand t'as commencé à parler que j'ai reconnu ta voix de tata. Dis-donc, t'aurais pas un peu grossi ?
- Et toi, t'aurais pas un peu un fils mort ?"
Bonne ambiance, disais-je.

Néanmoins, on sait comment ça se passe dans ces cas-là : Schwarzy ça lui arrache un peu les poils du nez de l'avouer, mais il assure être redevable envers Stallone. Celui-ci n'en fait rien, "Nan mais c'est bon, t'as vu, ...". "J'insiste", insiste l'autre. "Je te dis que tu peux garder la monnaie", se la joue Stallone. Bref, ils font mumuse à "C'est toi qui raccroches le premier, nan c'est toi", puis comme c'est l'heure d'aller mettre sur la gueule à d'autres méchants, ils se claquent la bise ("chez nous c'est quatre") et repartent chacun vers leur destinée qui consiste grosso-modo à sauver les gentils des méchants. En résumé, sauver les USA des chinetoques, cocos, négros et bougnoules. Car dans les films de Stallone et ses potes, le monde se divise en deux parties : les gentils s'étendent de la côté ouest des Etats-Unis à la côte est, et les méchants de la côte est à la côte ouest. Mais en faisant le tour par l'autre côté...

Next mission, donc : aller mettre sa race à des Bulgares nerveux qui se sont mis dans l'idée de piller une mine d'uranium.
"Chef, en fait c'est du plutonium.
- Ah pardon, j'avais cru uranium. Pas grave, c'est pareil".
En effet : plutonium, uranium, on se doute bien que de toute façon c'est pas pour se le faire monter en pied de lampe ou pour caler un meuble. Non, le but manifeste est de faire sauter la planète par simple lubie belliqueuse. Le souci, c'est que par nature le Bulgare n'est pas spécialement salaud. Bien sûr, on le connaît pénible aux feux tricolores, à claudiquer et quémander une pièce, une clope ou ta femme. Mais même en cas de refus il est rare qu'il en arrive, en représailles, à vous balancer Fat Man dans l'habitacle de la bagnole. Au pire c'est un mollard sur le carreau, les amitiés à transmettre à votre mère la pute, et c'est marre. Du coup, pour justifier le fait qu'on demande à Stallone et sa fanfare d'aller mettre sur la gueule aux gentils bulgares (alors que Hortefeux et Valls auraient suffit), on utilise la bonne vieille méthode de la vengeance : à peine sont-ils arrivés en Albanie
"Attendez, chef, c'est Bulgarie ou Albanie ?
- Ben c'est la même chose. Bulgarie se dit "Albanie" en roumain, c'est pour ça.
- Ah d'accord, je savais pas".
Donc, à peine débarqués en Albanie, ils se voient contraints d'être très peinés de la perte d'un des leurs par mort violente via objet contondant dans le cœur. Et pour bien appuyer le caractère dégueulasse de la chose, on fait appel à une autre nation hyper belliqueuse : la Belgique. Car oui, quand c'est pour chanter "Le plat pays" ou dessiner Tintin avec sa houppette et ses souliers vernis, y'a sympathie, bonne ambiance et accent rigolo. Mais c'est vite oublier que c'est le pays de Marc Dutroux et de Salvatore Adamo ! Le premier n'ayant pas passé le casting (bien qu'ayant couché avec le fils du producteur), et le second étant retenu sur le tournage de l'émission "Les années wap-doo-wap" présentée par Patrick Sébastien, c'est à Jean-Claude Van Damne que revient l'honneur de représenter la fameuse cruauté belge. Il va donc, en sa qualité de roi des salopards, liquider le plus gentil de la bande à Stallone. Ah ça, ça fait déjà moins marrer que ses aphorismes bilingues le samedi soir chez Arthur ! Sans compter que pour exploiter la mine de plutonium, il réquisitionne tous les hommes du village albanais, dont les enfants. Tiens gamin, goûte, c'est du belge !
Bon, là Stallone il commence à plus rien piger. Il dit "attendez, les Bulgares albanais, c'est les gentils ou les méchants" ?". Ben oui, parce que lui on l'envoie en Albanie pour casser des dents, il se dit "bon ben faut taper sur les Albaniens !". Oui mais là non, en fait c'est pas eux les méchants, eux c'est les victimes de la bande à Van Damne, des Américains de la banlieue de Zeebruges. Et c'est sur eux qu'il faut taper !
"Ah ben dis donc, vous avez bien fait de le dire, parce qu'avec mes potes gentils on s'apprêtait à violer les femmes albanaises et à mettre le feu à leurs enfants !". C'est vrai que, pour sa défense, les Albanais ont vraiment des têtes de Bulgares, donc de méchants. Et puis on est quand même en milieu barbare, les gens ne portent pas un badge "gentil" ou "méchant" pour se distinguer. Mais une fois qu'il a bien refait les équipes ("nous on est avec ceux-là, et on cogne sur ceux-là"), il établit une bonne idée. Il convoque tous ses potes autour de la table et leur dresse un plan sur la nappe en papier de la pizzéria, en utilisant la salière pour matérialiser la mine de plutonium, la bouteille de pili-pili pour faire leur camion, et des boulettes de pain pour balancer sur Statham qui s'endormait. "Bon les gars, y'a grabuge ! JCVD et ses méchants sont vraiment belliqueux. Ils ont tué notre gentil copain et maintenant ils s'en prennent à un village d'orphelins et leurs parents. Au fait, je vous ai dit qu'en vérité les Albanais c'était les gentils ? Nan parce que moi au début j'avais cru que c'était les méchants, alors que pas du tout, c'est pour ça que je préfère vous le dire. Merde, je disais quoi ? Ah oui, je me suis dit que comme plan de sympa, on pourrait faire appel à Chuck Norris, Bruce Willis, Schwarzy et des armes mortelles, et qu'on pourrait leur foutre sur la gueule. Z'en pensez quoi ?". Z'en pensent qu'ils sont d'accord avec le chef, et ils adoptent cette résolution à l'unanimité, sauf les voix des Russes et des Chinois.
Alors là c'est parti, ils déboulent dans la mine et rétablissent l'ordre, et pis pas qu'un peu ! Pas avec des façons de dentelières ou des politesses inutiles : ils dégomment tous les belliqueux comme à la foire, gagnent une bouteille de mousseux, et pendant qu'ils sont chauds ils signent en quatre exemplaires (dont un à conserver) le contrat pour Expendables 3 dont le casting s'annonce encore plus alléchant. On parle du Dr Petiot et de Laurence Boccolini dans le rôle de méchants, de Michel Drucker et Pascal le Grand Frère dans le rôle des gentils.
Moi j'dis, c'est encore pas sûr que ce soit les gentils qui perdent...

 

 

 

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:56

 

 

Ahhhhh, la fête de l'école. Ô joie, ô festivités, ô chants, sarabandes, farandoles et tambourins !
Mon cul, oui ! On s'y emmerde comme au mariage d'un cousin de banlieue, on y boit de la mousse tiède (1€ le gobelet, merci bien, y'en a pour plus cher de plastique que de bière), on y mange des gâteaux cramés et des frites molles, on y croise des parents tous plus tartignolles les uns que les autres ("Ahhh, c'est le fameux Théolasque ! C'est votre fils ? Vous savez, j'en entends souvent parler à la maison ! - Merci, c'est vrai qu'il est remarquable… Et le vôtre, c'est comment ? Matthéo ?? Ah oui, attendez, c'est pas lui qui avait fait caca dans sa culotte en début d'année ? Et alors comment ça va, maintenant ? Il arrive à maîtriser son sphincter ou il se fait toujours dessus en classe ? UNE AUTRE QUESTION, MADAME LA MAMAN DE MATTHEO ??"), on y rencontre des pétasses d'instits fières de l'organisation de leur fêfête ("Cette année, les enfants ont choisi de vous présenter un spectacle autour du printemps !". Ah oui, vraiment, ils ont choisi ? Vous leur avez demandé quel thème les branchait, et à l'unanimité ils ont répondu "cette année, nous souhaiterions vivement aborder la thématique du printemps". Vraiment ? Et s'ils avaient répondu "le kung-fu" ou "Dora l'Exploratrice", vous auriez été fières ? Vraiment ?), …


Bref, pour récompenser le bon travail de leurs enfants, on punit collectivement les parents.
Non mais sans rire, regardez-les, vos gosses, tout dépareillés dans leur costume de gala ("les enfants devront tous porter un t-shirt vert", mais y'a autant de verts que de gosses !), chanter faux et fort, oublier les paroles, faire coucou à papa qui filme avec son téléphone portable ("fais coucou, c'est pour envoyer à mamie, ça lui fera plaisir à mamie"), s'agiter en tous sens et foirer leur chorégraphie (t'as vraiment cru que quand t'allais frapper dans les mains, ils allaient tous s'arrêter et s'agenouiller simultanément ? Vraiment ?). Toute une année scolaire pour ça ? Mais bonjour l'arnaque, remboursez nos tickets de tombolas, salauds de syndiqués !!

 

 

Nonobstant, s'il y a bien un truc qui justifie de louper l'apéro et de se fader toutes ces têtes de cons (ainsi que leurs parents et leurs instits…), c'est bien les fameux "stands". Car oui, sous l'intitulé pompeux de "fête de l'école" se cache, tout en lettres clignotantes et langues de belles-mères, le bien moins noble mot "kermesse". Ahhhhh, la kermesse ! Là d'accord, je dis d'accord. Je dis "ah ben si c'est kermesse, c'est plus pareil !". Je dis "fallait le dire tout de suite, au lieu de nous parler t-shirt vert et faire un gâteau !". Je dis "du coup, allons-y gaiment !". Car, si certains auront remarqué l'homophonie entre "la kermesse" et "sac Hermès", autant leur dire, à ceux-là, qu'il est plutôt question de cacophonie entre les deux mots, mais alors quelque chose de verni mignon !!

Pour commencer, on va aller récupérer ses gosses que nous avions laissés, à la fin de l'épisode précédent, brailler et claudiquer dans le numéro crânement intitulé "spectacle de la chorale de l'école". Ben voyons… Ça ressemblait surtout à "Règlements de comptes à hoquet-chorale", cette affaire, mais c'est des gosses, c'est les nôtres, c'est mignon, on est ému.
Donc on récupère les pénibles à la sortie des vestiaires, en bousculant les autres parents (quitte à mettre deux-trois béquilles au passage), histoire de se radiner les premiers au chamboule-tout, et s'éviter ainsi les 25 mètres de queue dans laquelle, ça ne manque jamais, certains parents tuent le temps (alors qu'ils ont leurs gosses sous la main) en vous adressant la parole, comme si on avait vidé les poissons ensemble.
"Vous faites la queue pour le chamboule-tout ?
- (En fait, je m'entraîne à rester debout en plein soleil le plus longtemps possible, car j'adore rester debout en plein soleil le plus longtemps possible). Oui.
- C'est dingue ça, moi aussi ! On devient amis Facebook ?"
Ainsi, pour ne pas risquer de nouvelles amitiés, on court en tirant le gosse par le bras ("Papa, j'ai soif ! - Ben t'as qu'à boire ta salive. Et magne, ou on va encore nous parler !"), et lorsqu'on arrive au chamboule-tout, il y a déjà 50 mètres de queue. Bon sang, mais ils sortent d'où, tous ces gosses ? Ils ont campé ici ? C'est le reste de la queue de l'an passé ? C'est des figurants payés pour nous faire chier ? En plus, y'en a qui sont même pas passés par les vestiaires, ah nan mais trop fastoche dans ces cas-là !! "Hé ho, Maîtresse, y'a encore des t-shirts verts, c'est de la triche, faut les punir !".
On se tape donc l'épreuve du discutage avec parents d'un tiers ("Ahhh, c'est le fameux Théolasque ! C'est votre fils ? Vous savez, j'en entends souvent parler à la maison ! - Merci, c'est vrai qu'il est remarquable… Et le vôtre, c'est sûrement ce gosse transparent dont je n'entends jamais parler à la maison ?"), puis arrive un jour où c'est le tour de votre gosse. Le mien, je l'ai bien briefé pour qu'il dégomme toutes les boites : avec les deux premières chaussettes roulées en boule, il faut viser les yeux du papa de Thiméo qui tient le stand. Une fois qu'on lui a baissé les stores, le gosse lance la dernière chaussette n'importe où pendant que je vais dégommer à la main le tas de conserves. Parce que quand on a tout abattu, on gagne un point, sinon on a juste droit à un bonbon ou un ballon, mais c'est nul, ça gâte les dents pour l'un et ça nique l'œsophage pour l'autre, parce que moi je les connais leurs ballons à deux sous, ils sont impossibles à gonfler sans y laisser un poumon dans l'affaire et
"Vous avez un ticket ?
- Avec qui ?
- Pour jouer, il faut un ticket.
- Quoi un ticket ?
- C'est obligé, pour jouer, il faut un ticket.
- QUOI UN TICKET ??"
Pour jouer, il faut un ticket. C'est la règle à la fête de l'école (tu parles, en fait c'est une kermesse !). Ça veut dire que pour participer à n'importe quel stand, il faut d'abord acheter ses tickets à un AUTRE stand. Et effectivement, de l'autre côté de la cour, au bout d'une queue de 6 kilomètres, il y a une table avec un écriteau "Caisse". Et ils pouvaient pas le dire, ces bourricots-là ? Ils pouvaient pas préciser ""les enfants devront tous porter un t-shirt vert et il faudra d'abord passer au stand avec l'écriteau "Caisse" pour accéder au chamboule-tout" ? Hein, ils pouvaient pas ? Feignants de socialistes, tout ça…
Et comment ils ont fait, tous ces gosses, pour être devant nous au chamboule-tout alors qu'ils étaient en plus passés au stand "Caisse" avant ? Hein, expliquez-moi ! Je comprends alors que le grand barbu qui me précédait dans la queue, avec son short Cars et sa casquette à hélice, est en fait un CE1 qui a redoublé 8 fois pour pouvoir jouer au chamboule-tout…
On se retrouve donc à faire la queue pour acheter les tickets qu'on nous avait même pas prévenu de les acheter, avec le gosse accroché au short qui vous demande pourquoi on n'a pas eu le droit de lancer les chaussettes dans la tête du papa de Thiméo, qui vous demande si vous pouvez aussi acheter des tickets pour son copain Thimothé ("Allez, dis, tu peux lui acheter des tickets, son papa et sa maman sont morts. - Et alors, c'est pas ça qui va lui ramener ses parents"), qui vous demande pourquoi on les a pas achetés avant de passer au chamboule-tout ("t'as déjà entendu parler de maltraitance, p'tit con ?"). On se tape l'épreuve de discutage avec parents d'un tiers ("Ah ah ah, vous aussi vous avez fait la queue au chamboule-tout pour rien ? - T'as déjà entendu parler de mon poing dans ta gueule, grand con ?"). Et y'a bien un moment où vous parvenez à acheter vos tickets, à dégommer les yeux du bonhomme et les boites, et ça vous fait un point.


"Bon, il reste 9 tickets, t'as intérêt à pas me ramener 9 ballons, parce que j'ai pas 9 poumons. Tu veux faire quoi, maintenant ?
- Course en sac !
- T'es sûr ? J'ai pas pris ta ventoline, tu risque de me foutre la honte.
- COURSE EN SAC !"
Là, la technique, c'est de choisir un adversaire nul. Pas lui, il est noir, il doit être fort en sport. Tiens, le petit rouquin cacochyme, le sac lui arrive au-dessus des yeux, ce sera parfait ! Et hop, ça fait deux points ! Bon, le gosse se gratte à cause des doryphores qui peuplaient le sac à patates, et ben il se grattera les croûtes, pendant ce temps-là il mettra pas ses doigts dans son nez !

Stand suivant : tir à la corde. Là, impossible de choisir son adversaire, c'est le papa de service qui décide pour vous. Mon gosse n'a aucune chance, il pèse 25 kilos sur la pointe des pieds, il a des croûtes, et j'ai pas eu le temps de lui lester les poches de parpaings. Technique pour le tir à la corde : "Au début tu résistes. Puis tu relâches un peu, tu le laisses gagner du terrain. L'autre va trouver ça fastoche. Il va s'enflammer, perdre sa concentration, se voir trop beau. Tu t'avoues déjà vaincu, mais à un mètre de la ligne, tu tires un coup sec. L'autre, surpris, lâche la corde et est disqualifié. Il saigne des mains, et repart avec un bonbon."
La joute commence, on entend d'un côté les copains de Théolasque gueuler : "Allez Théolasque, allez Théolasque!". De l'autre côté, les copains de Matabio hurler "Allez Matabio, allez Matabio !". Et couvrant tous ces piaillements, le papa de Théolasque : "NIQUE-LE, NIQUE-LE !!". Le gosse fait comme on avait dit, Matabio se retrouve le nez dans la poussière et un mollard dans les cheveux ("Non, c'est pas moi!"). Ça fait trois points.

"Tu veux faire quoi, maintenant ?
- Maquillage !
- T'es con ou quoi, y'a rien à gagner !
- Maquillage !!!
- Ecoute, tu restes une heure en plein soleil sans ta casquette, je te fais des points noirs sur le visage au stylo-feutre, et t'es maquillé en jolie coccinelle ! Mais on va pas donner un ticket pour ça ! Allez viens, on va au stand là-bas, faut abattre des animaux. Ou celui-ci, faut taper de toutes ses forces sur un truc pour l'exploser. On essaie de retrouver le rouquin et tu lui mets sa honte, d'accord ?
- MAQUILLAGE !!!"
Maquillage, donc. On se demande bien pourquoi on a négocié, puisqu'on savait dès le début de la fête que notre gosse rentrerait à la maison avec des moustaches de chat (ou n'importe quel gribouillis rappelant vaguement son super-héros préféré) peinturlurées sur la tronche.
Vous traînez donc derrière vous un Spiderman (enfin bon, c'est vite dit. Il serait resté en plein soleil avec le tamis d'une raquette de tennis devant le visage, ça aurait donné le même résultat, mais on ne m'écoute jamais…) qui se gratte les genoux et le visage, qui a soif, qui a faim, et qui en a marre. Et il ne reste désormais plus que trois types de stands :
- les stands à la con où on ne gagne rien,
- les stands à la con où on peut gagner des points, sauf votre gosse. Exemple : le jeu où on doit répondre à des questions. Non seulement votre gosse n'est pas un fayot de premier de la classe, donc il est hors de question qu'il s'abaisse à aller à un stand de bigleux à lunettes. Mais surtout, faire des heures supps pour répondre à des questions de grammaire, ça me ferait bien mal, surtout qu'il reste
- le chamboule-tout.

De toute façon, à ce moment avancé de la fête de l'école (la kermesse, j'en démords pas) il n'y a plus aucune règle sur plus aucun stand. C'est l'anarchie, les gosses dégomment les conserves à coups de barres à mine, c'est les parents qui s'affrontent au tir à la corde, et les sacs sont tellement élimés que l'épreuve s'est transformée en course avec un short en peau de sac à patates. On grappille donc quelques points par-ci par-là, et on consacre le dernier ticket au château gonflable, duquel votre enfant ressortira avec un cocard conséquent à un coup de genou accidentel (les autres gosses lui porteront le plus grand respect, pensant qu'il a eu droit de tenir le chamboule-tout) et repartira avec deux sandales différentes, dont aucune à lui.
On peut alors se diriger vers le tout dernier stand, celui de remise des lots. Pour 5 points on peut avoir :
- un cerf-volant constitué de deux piques à brochette en bois pour l'armature, un pochon pour la toile, 20 centimètres de ficelle.
- un flacon de bulles de savon que le gosse renversera en ouvrant. Il pourra se consoler avec le labyrinthe à la con sur le bouchon.
- un bonbon.
La ficelle se brisera ("Je t'avais dit d'attendre qu'on soit à la maison pour l'ouvrir, alors maintenant viens pas te plaindre !"), le cerf-volant ira rejoindre dans la gouttière du préau une demi-douzaine de ballons de foot et une vingtaine de baskets utilisées pour déloger la demi-douzaine de ballons de foot.
Le tout dernier jeu, il est pour les parents, et il consiste à regagner la sortie en courant avant d'être réquisitionné pour aider à ranger tout le bordel.

 


Le lendemain, on remet ça avec la "fête de fin d'année du judo". On doit apporter un gâteau. Je suis très mauvais pâtissier, alors je vais aller à Super U acheter un gâteau que je passerai 40 minutes au four, histoire de le cramer et de faire croire que c'est moi qui l'ai fait…

 

 

 

 

 

 

course-en-sac-1956.jpg

Course en sac des CE1 de Madame Berthelier.

Ils n'avaient pas acheté leurs tickets avant.

 

 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:19

 

 

On avait dit "Pas le physique". C'est vrai, le physique c'est trop facile.

Mais pour Christine Boutin, on a le droit, hein ? Non parce que dans le genre GROSSE VACHE, y'a quand même compèt' au salon agricole, là.

Et puis bon, à mon corps défendant, ça ne touche pas forcément le physique, "grosse vache". Par exemple, ne dit-on pas "con comme une vache" ? Si.

Et puis comme elle est grosse, bon ben voilà, c'est tout vu.

 

Sa dernière bouse, à la Boutin ? Figurez-vous qu'elle en appelle à boycotter les magasins Benetton ! Rien que ça ! Comme programme électoral, ça a quand même de la gueule, je trouve. Ah oui, au fait, elle est candidate à la présidentielle 2012. Vous saviez pas ? Elle l'a pourtant annoncé le 23 juin 2011. Le jour du décès de Peter Falk. Mais paraît qu'elle a un alibi…

Ainsi donc, il faudrait arrêter de faire nos courses chez Benetton, tout ça parce que leur dernière campagne de pub montre son Benoît Seize en train de mettre la langue avec l'Imam du Caire. Un homme. Arabe, en plus. Du coup, ça la décorne, la Boutin. Qu'on montre son pape en pareille posture. Notez bien que l'inverse, le fait qu'on montre l'Imam du Caire en train de se faire tripoter par un vieux catho, elle s'en cogne un peu. De manière générale, le fait qu'une autorité catholique mette sa langue dans l'orifice d'un tiers, ça lui a rarement fait cailler le lait, à la Christine. Ou alors sauf si c'est pour faire vendre des fringues, je dis pas. Peut-être qu'elle gueulera si la prochaine campagne de pub de la Halle Aux Vêtements montre un curé en train d'enculer un enfant.

 

"Ce qui me choque, c'est que ce sont deux religions qui sont exposées, non pas dans une posture d'amitié, mais d'amour. On ne peut pas rire avec les religions. Il s'agit du respect de l'autre dans sa croyance profonde."

Titine, son truc à elle, c'est la déconne. Faut la voir imiter le négro, y'a vraiment de quoi se taper le cul sur le lustre ! C'est à donc en sa qualité d'experte en humour qu'elle estime légitime de donner son avis sur la question. "On ne peut pas rire avec les religions", affirme-t-elle. Sans dec' ? Et on fait quoi, avec les religions, alors ? On se tire la gueule, on se fait la guerre, on s'étripe ? Hey, pas con, remarque, faudrait exploiter l'idée…

Parce que déjà qu'une posture d'amitié entre deux religions, c'est moyen. Mais alors de l'amour ! Vite, jetez-leur un seau d'eau bénite !

Les religieux m'emmerdent, nous emmerdent. Déjà que croire en un truc qui n'existe même pas, c'est pas malin-malin. Mais alors venir nous annexer le seul terrain qu'ils nous avaient à peu près laissé libre, à savoir l'humour et le rire, ça commence à me courir sur la burette. Ils ont le fric, la famille, le pouvoir, l'éducation, la vie et la mort, ça devrait suffire à les occuper un peu, normalement. Bah non, faut qu'ils viennent nous expliquer quand on doit pleurer et quand on ne doit pas rire. C'est le principe de la laïcité : t'as le droit de ne pas croire en un Dieu, mais dans ce cas là, t'as surtout le droit de fermer ta gueule.

 

Et la grosse vache, dans tout ça, qui vient nous raconter que la semaine dernière elle a acheté deux robes Benetton, et qu'elle va les ramener chez la marchande de robes pour se les faire rembourser. On dirait pas comme ça, quand on voit sa bonne mine de bonne grosse vache, mais c'est qu'elle en a du souci ! Mais elle ne se laisse pas faire, c'est une battante. On lui enquiquine son pape, hop, illico presto elle prend le ticket de caisse et elle ramène les robes au magasin ! Et elle demande à ses copines d'en faire de même. Fallait pas l'énerver. Tout ce qu'ils ont gagné, Benetton, c'est qu'ils ont perdu une cliente !

 

On se dit qu'heureusement que ce n'est pas Michelin qui a fait ce genre de campagne de pub, elle nous aurait demandé de retirer les roues de nos bagnoles, on aurait eu l'air malin. Et dans le cas où ce serait la lutte contre le cancer qui utilise des images du Pape, vous croyez qu'elle irait se choper une tumeur, juste pour les faire chier ?

 

Alors tant qu'elle n'aura pas prévenu "on ne peut pas rire avec les bovins. Il s'agit du respect de l'autre dans sa viande la plus profonde", Christine Boutin restera une grosse vache.

 

 

 

 

          Meuh

          \

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cb.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 11:07

 

 

De la pluie, ça ? Des larmes d'enfants, oui ! Des torrents de sanglots des milliards de gosses innocents qu'on envoie à l'abattoir. Mais regarde-les, ces bourreaux d'instits, regarde-les ! L'œil rivé au viseur de leur fusil à lunette, prêts à te coller une bastos dans le front si tu réponds pas à une de leur question trop difficile pour toi, ou si t'as 30 secondes de retard parce que t'étais aux cabinets quand la cloche a sonné, ou si ou si ou si t'as rien fait du tout ! Juste comme ça, par sadisme, parce qu'ils ont été dressés pour ça, pour torturer les gosses, les broyer sous de faux prétextes éducatifs, leur flinguer leur enfance. Et ce gros moustachu, c'est quoi ? L'ennemi public numéro 1 ? C'est la dame de la cantine, voyez-vous ça ! Et elle est payée pour quoi, sinon pour ouvrir le crâne des gosses et leur bouffer la cervelle ? T'approche pas d'elle, dès qu'elle te regarde tu fais semblant de manger puis tu recraches dès qu'elle a le dos tourné. Tu verras, le manger de la cantine c'est du caca, faut pas l'avaler sinon ça te dissout les boyaux. Tu promets à papa de recracher le manger de la cantine ?
Et eux, tu vois, c'est les "grands". Les CM. Ils vont chercher à te bousculer, te voler ton sac, à lacérer tes chaussures, à mollarder dans ton goûter, à te violer. Mais t'as rien à craindre, je suis là, lâche pas ma main.
Il veut quoi, lui ? Tu veux quoi, toi, fils de pute ? Tu crois que tu me fais peur, du haut de tes 7 ans ? Pourquoi tu parles à mon fils ? Tu veux lui mollarder dans les chaussures, violer son goûter ? Et pourquoi tu souris, p'tit con ? Te moque pas de mon fils ou je te défonce, t'entends ? Je vais te taper, sale môme, dégage !!
Quoi, il veut jouer avec toi ? Il veut être ton copain ? Ben… méfie-toi, c'est peut-être un piège pour t'emmener dans un coin et te tomber dessus à plusieurs et t'apprendre des gros mots ou te refourguer de la drogue, faut pas toucher à la drogue, tu promets à papa de pas toucher à la drogue ? Non, je te lâche pas la main. Mais parce que… parce que… Bon alors je reste là, tu vois, juste à côté, papa est là, regarde papa il te fait coucou. Coucou ! Oui, je sors de l'aire de jeu, oui oui. Papa se met là, tu vois papa ? D'ici je peux surveiller tous les dangers, je peux voir si la dame de la cantine se pointe pas avec son grand couteau ou si la maîtresse ne met pas des serpents dans ta trousse ou si les autres enfants sont pas en train de creuser un piège et de le recouvrir de branchages ou si ou si ou si…
Je recule ? Encore ? Mais là on ne peut plus se toucher, même si on tend vachement le bras. Regarde, je tends vachement le bras et ça touche pas, tu vois, je suis trop loin. Le portail ? D'accord, je vais au portail… De l'autre côté ? Mais t'es dingo, de l'autre côté c'est dehors, c'est dans la rue, c'est les voitures qui klaxonnent et les gens qui te regardent de travers, c'est les flics qui tirent à vue, c'est la crise monétaire, c'est la troisième guerre mondiale.
Ok ok, je sors, c'est bon… Regarde, a y est je suis sorti, papa est sorti, il te fait coucou, regarde, papa t'envoie des bisous papillons. Coucou, coucou, volez petits bisous, volez jusqu'aux joues de mon fils adoré chéri, volez !! Ma gueule ? Je ferme ma gueule ? Mais pour quoi faire ? Bon, je ferme ma gueule. Et je ne reste pas devant l'école, d'accord. Mais tu sais que je risque de ne plus te voir ! Et de ne plus pouvoir intervenir en cas d'agression ou de tentative de communication de la part d'un autre enfant ou que sais-je, tu sais, je ne pourrais plus ! Hein ! S'il t'arrive quelque chose, tu n'as qu'à crier très très fort, papa t'entendra, t'as rien à craindre. Tu crains rien ? Ben c'est pas normal, pourquoi tu crains rien ? Moi ? Non, moi ça va. C'est juste qu'il pleut et que j'ai peur que tu t'enrhumes, c'est pour ça. Non je pleure pas, même pas vrai, c'est toi tu pleures.
Oui, cette fois-ci je pars. Je te laisse… Enfin, je te laisse jusqu'à ce soir. Ce soir papa vient te chercher, t'as rien à craindre, ce sera pas long. Ah oui, tu crains pas.

 

 

Coucou…

 

 

Bisous…

 

 

 

 

 

 

 

Dis, tu viendras me chercher ce soir, à la sortie du travail ?

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 10:51

 

 

 

Bon allez, je compte jusqu'à trois et à quatre je me retourne. J'essaie d'adopter un genre d'anodin, du type qui plante ses yeux dans le lointain avec un air profond et inspiré. Mystérieux. Je vais regarder à 90° sur la gauche, elle est à 135°. Elle sera donc dans mon champ de vision. Je saurai si elle me regarde encore. Ça va pas faire relou si je me retourne pour la seconde fois en moins de quinze secondes ?
Allez, j'y vais.
Merde, je ne vois qu'à 95°. Tant pis, j'entreprends une œillade.
Merde.

Merde merde merde, elle me regarde. Et elle a vu que je la regardais. Pire : que je la cherchais. Merde merde merde. Et elle souriait pas. Pourquoi elle souriait pas ? Elle se fout de moi ? Pire : elle voulait juste vérifier que j'étais bien en train de la mater depuis tout à l'heure. Non, le pire c'est qu'elle m'ait vu en train de la regarder et qu'elle sache que je la regardais pour savoir si elle me regardait. Et maintenant elle va dire à sa copine que j'arrête pas de la regarder. Et sa copine va le répéter. On se foutra de moi. Pire : on s'en foutra complètement.
C'est dégueulasse, aussi, elle est derrière moi. Elle est en position de force. Elle a juste à regarder devant elle et suivre le cours normalement. Et si j'esquisse le moindre mouvement en sa direction, elle me grille et me regarde à son tour. Je tiens pas trente secondes avec cet argument devant le Tribunal des Trucs Cools. Je suis pas cool, à me retourner comme ça. Si elle peut plaider l'auto-défense – "il m'a regardé en premier" -, moi je peux peut-être plaider le fortuit. Mais au bout de trois fortuits en moins d'une minute, je passe à la préméditation. Et je suis mort, c'est mort. Et là c'est mort, je suis grillé jusqu'à la récré.

 


Merde merde merde, pourquoi elle me regarde pas ? J'ai fait exprès de passer devant elle pour aller me poster près des garages à vélos. Et je me suis placé dans son champ de vision. Mais j'aime pas être ici, c'est plutôt le coin des branleurs qui viennent mater les scooters et parler mécanique toute la récré. Je suis sûr qu'elle parle de moi avec sa copine. Elle doit lui dire "Te retourne pas, il regarde vers nous". Ou pire, elle ne parle pas de moi. Ou pire, elle parle d'un autre. De Brochant, sûrement. Toutes les filles parlent de lui. Il est mature. Il est stylé. Il a un scooter mais il en parle pas. Il est cool. Je parle avec lui, des fois. Je crois qu'il m'aime bien. Disons que je crois pas qu'il ne m'aime pas. En tous cas, il s'en fout d'être vu avec un mec comme moi.

Un mec comme moi.
Transparent, pas vraiment de genre bien défini. Pas branleur mais pas intello. Le mec qu'on remarque pas vraiment, dont on ne se rappelle jamais vraiment le nom, dont on se fout du prénom. Qui fume une clope à la sortie. Mais qui traîne pas. Qu'on prend dans son équipe au foot, mais qui marque pas trois buts par match. Qu'écoute de la bonne zic, mais pas des trucs undergrounds de folie. Un mec neutre.

 

 


Y'a Brochant qui s'approche de son scoot, et comme par hasard elle regarde vers les scoots.
"Salut Steph, tranquille ?
- Salut Bazili. Ça va.
- Tu viens me montrer ton nouveau pot ?
- ?
- Laisse tomber. C'était relou l'anglais, hein ?
- Non ça va, j'aime bien. Il est tranquille, ce prof.
- Ouais, c'est vrai. Tu viens fumer, ce soir ?
- Non j'ai arrêté, ça me saoule trop.
- Ouais c'est vrai. J'te laisse, j'ai des trucs à faire.
- Ok".
Quels trucs à faire ? Ben rien. Si, tiens, je vais aller pisser. Je vais bien passer exprès devant elle, avec l'air mystérieux. L'air mystérieux du gars qui va pisser. Qui a une bite, mais qui s'en fout. Le mec cool.
Merde, elle est partie. Bon ben je vais aller pisser avec l'air du mec qui va se faire dessus si il se dépêche pas.
Ah, je la vois, elle est là bas, devant la classe. Comment elle fait pour être devant la classe cinq minutes avant la sonnerie et avoir l'air cool quand même ? Moi si je fais la même chose, obligé je passe pour un fayot. Si elle était pas avec sa copine, j'irais aussi. Mais là c'est mort, elles vont me trouver relou. Quand ils sont seuls, les gens doivent me trouver cool. Dès qu'ils sont accompagnés, ils me trouvent relou. Obligé. J'aimerais bien avoir l'air cool.

 



"Tiens, tu fumes, toi ?
- Ouais, comme ça. T'as vu… T'en veux une ?
- Non, j'aime pas, ils foutent trop de saloperies dedans.
- Ouais je sais, j'aimerais bien arrêter. Mais c'est pas facile, t'as vu.
- C'est juste de la volonté.
- Ouais c'est vrai."
Merde merde merde. Elle trouve que je suis un gros naze parce que je fume. Alors que je fume pas vraiment. Mais pourquoi elle est venue me parler ? Juste pour me dire ça, me dire que fumer c'est mal ? Pire : en fait elle voulait m'aborder mais elle a été dégoutée parce que je fume ! Merde merde merde.


 

 

"Hey Bazili, t'attends ta maman ?
- En fait c'est la meuf de mon père. Elle est relou, elle va encore me dire que je sens la clope…
- Ah ouais, et elle va te confisquer ton goûter ?
- Ha ha ha 
- Ha ha ha
- Ha ha ha"
Bande de connards. C'est facile de se moquer quand on est plusieurs. Vas-y, j'vous ignore. Dès que ma belle-mère arrive et se gare sur le trottoir d'en face, je traverse la route en faisant le mystérieux. Sans m'occuper d'eux ni des voitures qui arrivent et qui s'arrêteront pour me laisser passer et m'insulteront mais je les ignorerai aussi. Ils vont bien voir que je suis un mec cool.

 

 

 

J'ai traversé un pare-brise, et ils ont organisé une marche blanche. Elle est aux premiers rangs, et elle pleure. Je crois qu'elle m'aimait bien, en vrai. En plus j'avais décidé d'arrêter de fumer. Pire : j'avais jamais vraiment commencé.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:56

 

 

 

Cher Monsieur Auchan,


Hier midi, alors que je m'emmerdais dru pendant mon repas, je me suis lancé dans la lecture attentive de l'emballage de la barquette de coleslaw que j'étais en train de boulotter. En effet, comme tout consommateur responsable qui se doigt, je mets un poing d'honneur, à défaut du bras, à décrypter toutes les informations qui me sont données sur les produits alimentaires que j'achète. Note bien que comme tout consommateur responsable, je ne m'inquiète de la composition chimique de mon produit naturel-saveur-du-terroir-trésor-de-France qu'une fois que j'ai acheté ledit produit, histoire de savoir d'où me viendra mon cancer de la thyroïde, quel émulsifiant est responsable de cette protubérance molle sur le front, qu'est-ce qui me cause ce teint verdâtre fluo et quel est le symbole chimique du machin qui me pustule la face. Au moment de l'achat, la seule chose qui m'intéresse sur l'étiquette c'est le prix au kilo, la date de putréfaction et éventuellement le code barre parce que des fois on en trouve des rigolos.
Donc, Monsieur Auchan, alors que je me délectais de mon coleslaw, je tombe truffe à truffe sur la superbe photo qui illustre mon bidule. Je parle là du coleslaw dont j'étais le propriétaire de droit après m'être acquitté de la merdique somme de 2€47, pas de ma bite ! Non parce que "mon bidule", je suis sûr que tu y as pensé, hein gros dégueulasse ? Non et puis ma bite ne baigne pas dans tant de jus que ça. Je suis vulgaire mais c'est parce que tu m'as énervé, alors j'ai le droit, Monsieur Auchan.
En effet, un mélange d'[eau, graines de moutarde, vinaigre, sel, conservateur : sulfite acide de sodium] m'est monté au nez en lisant en regard de la photo la mention "Suggestion de présentation".

Pour mieux que tu te représentes mon courroux façon Guyane, voici ce que j'avais à peu près dans ma barquette :

coleslaw.jpg



Et voici comment tu me suggères de le présenter :
 

coleslaw---suggestion-de-presentation-copie-1.jpg

 

 

Dis donc, Auchan, tu m'expliques comment je fais avec mes morceaux blancs et oranges qui baignent dans un jus beigeâtre ? Je les trie, je les égoutte et je les recolle pour recomposer les légumes à leur état d'origine ? Ou alors je présente à mes convives (oui, car on ne "présente" que lorsqu'on a des invités. Seul, on bouffe avec les doigts directement dans la barquette), donc je leur présente les légumes comme sur la photo, je leur donne un épluche-patate et un coupe-chou, et je les laisse se dépatouiller pour obtenir l'équivalent du contenu de ta barquette ? Ça risque d'être un peu long, j'ai peur qu'on mange la blanquette froide.
Donc on est bien d'accord pour admettre que tu te paies ma bobine ?
Merci.

Tu te fous d'autant plus de ma gueule dans ta rubrique intitulée "Ingrédients". Déjà, "ingrédients", quelle prétention ! Moi j'y vois plutôt le tableau périodique des éléments de Mendeleïev, tu sais le truc qu'on apprend en Sciences-Phy, avec Napoléon qui mange allégrement des poulets sans payer ? Bref, et en admettant que mon coleslaw se compose bien de tous les produits dont tu dresses l'inventaire, j'ai en revanche du mal à comprendre la mention "Traces éventuelles : céleri, lait, blé, poissons, crustacés, mollusques".

Je n'invente rien, je te joins ci-bas la photo de l'emballage.

Je veux bien t'accorder, dans ma grande mansuétude que d'aucuns qualifient de faiblesse, la présence éventuelle de céleri. Admettons pour cela que les légumes soient ramassés par des aveugles, ou des alcooliques ou des parisiens, bref, par une sous-race incapable de distinguer un céleri d'une carotte, même en plein jour. Et encore, il faudrait que ce soit des intérimaires, des gens qui travaillent épisodiquement, vu qu'on n'en trouve que des traces. Et encore, le gars avec ses lunettes noires, sa canne blanche, son chien, qui chante de la soul à longueur de journée, qui se fait écraser à chaque fois qu'il traverse et qui tient son coupe-chou par la lame, on n'est même pas sûr qu'il soit aveugle puisque les traces ne sont qu'"éventuelles". Si ça se trouve, il est juste parisien.
Admettons aussi pour le blé. Il y a de l'huile de colza au nombre des ingrédients, et le gars qui a ramassé le colza a fait un excès de zèle pour une raison inconnue (il est de droite, c'est un fayot, il n'était pas pressé de rentrer chez lui par peur de tomber nez à nez avec l'amant de sa femme) et il a fauché un rang de blé du champ voisin.
Admettons.
Bon, déjà pour le lait, c'est moins fastoche à comprendre. J'imagine que la cueillette des légumes se déroulant à la campagne et qu'il y a toujours une vache qui traîne plus ou moins par là, notre intérimaire éventuellement pianiste a pu dire à un moment donné : "Hey les gars, c'est pas banal, quand je tire alternativement sur ces quatre carottes, ça fait meuh et j'ai les bottes toutes mouillées !".
Admettons.
Déjà moins, mais admettons.

Mais pour les poissons, les mollusques et les crustacés, là mon inventive compréhension se heurte aux limites de mon entendement. Non parce que je sais pas si t'as déjà vu un mérou, une langoustine ou une coquille Saint-Jacques, mais ça ne ressemble en rien, mais vraiment !, à un chou blanc, une carotte ou même un céleri. Même en suggestion de présentation. Même pour un parisien qui ne serait jamais allé au Salon de l'Agriculture. Ça peut pas toujours être de leur faute, faut savoir être raisonnable quand on se fout de leur gueule.
Et puis ça ne se trouve pas au même endroit du tout, t'en as bien conscience, Monsieur Auchan ? Les légumes ça se ramasse aux champs, justement, et le mérou et compagnie dans la mer. Faut quand même avoir de très grandes bottes pour ne pas s'apercevoir de la différence. Certes, si c'est arrivé une fois en Vendée après les inondations et qu'on a pu entendre du fond de la campagne un "Hey Gilbert, t'es en train de traire un mérou", c'était y'a longtemps. Et je suppose que les règles d'hygiène qui te sont imposées sont suffisamment strictes pour qu'à un moment donné de la chaîne y'ait pas un gars qui ait remarqué que les carottes avaient des yeux ou qu'il fallait ouvrir le chou blanc avec un couteau à huîtres.
Alors  je me dis que comme dans les ingrédients on trouve l'eau et le sel, ben peut-être que des fois, pour gagner un voyage, vous balancez carrément dans le mélange un seau d'eau de mer, jetant probablement avec l'eau du bain un bernard l'ermite un peu trop curieux. Mais tu ne ferais quand même pas ça, Monsieur Auchan ? Hein gros dégueulasse ? Non parce que dans ce cas on peut s'attendre un jour à la mention "Traces éventuelles de : pétrole, tuba, Eric Tabarly". Ça fait peur.

D'ailleurs ça m'amène à une question : comment sais-tu que l'on peut éventuellement trouver des traces de tout ça dans ton coleslaw ? Tu as déjà recensé des cas d'étouffement par ingestion d'une arête ? Quelqu'un vous a écrit pour râler que son coleslaw avait un arrière-goût de bouillabaisse ? Un type s'est fait pincer le nez par un crabe en reniflant sa barquette ? Alors dans ce cas, si moi j'appelle "Auchan à votre écoute" en geignant que j'ai trouvé une roue de voiture dans mon coleslaw, est-ce qu'à l'avenir tu signaleras sur l'emballage "Traces de pneus" ?Hein, t'en penses quoi, ce serait super la déconne ? Moi en tous cas ça me fait marrer, mais c'est vrai que je suis assez bon public avec mes propres blagues.
L'autre hypothèse, c'est que tu n'as jamais pu vérifier la présence de toutes ces saloperies, mais que tu as anticipé afin de te couvrir en cas de plainte. "Oui Madame, votre fils s'est fait bouffé le bras par un requin en mangeant du coleslaw, et c'est regrettable, mais on vous avait prévenus sur l'emballage, alors forcément si vous n'en faites qu'à votre tête...". Mais dans ce cas là, comment vous décidez de ces traces éventuelles ? C'est statistique ? Genre "73% des aliments contiennent du blé, bon ben y'a pas de raison qu'il n'y en ait pas dans notre coleslaw, merde, pourquoi ce serait toujours les autres ?". Et les mollusques, pourquoi les mollusques ? Pourquoi pas des traces de pintades, de rhinocéros ou de dragons ? Vous faites un brainstorming pour en décider ?
"Bon les gars, histoire de pas être emmerdés, faut imaginer de quoi pourrait bien crever un client qui aurait bouffé du coleslaw Auchan. Allez-y, balancez vos idées.
- Ben moi j'ai un beau frère qui est mort en avalant un kilo de farine, il avait fait un pari avec un copain, et il est mort étouffé.
- Bon, alors note : traces éventuelles de blé. D'autres idées ?
- L'autre jour au self, on a vu un gars faire une allergie à la paëlla. Il est tombé par terre en se tenant la gorge, il était tout rouge et avait la tête qui gonflait et les yeux qui se désorbitaient et la langue plus grosse qu'un bras de bébé, y'a un type qui a dit qu'il fallait surtout pas y toucher, que ça ressemblait à un œdème de Quincke et que ça pouvait nous péter à la gueule d'un moment à l'autre.
- Ouais mais on va quand même pas mettre traces de paëlla dans notre coleslaw ? De toute façon vous vous lavez toujours les mains après la cantoche ? Hein les gars ? Hein ? Bon, ok…
- On n'a qu'à mettre "traces de poissons et de crustacés" !
- Les moules c'est pas plutôt des mollusques ?
- J'en sais rien, je confonds toujours… Les gallinacées c'est quoi ?
- C'est les mammifères qui pondent du lait, je crois.
- Bon ben note tout ça, et puis rajoute huile de colza.
- Pourquoi "huile de colza" ?
- Ben… l'autre jour j'étais en train de manipuler de l'huile de colza et y'avait les cuves à coleslaw à côté, tu sais c'était après le pot de départ de Roger et…
- Ok, rajoute huile de colza."

Bon allez, je vais arrêter de t'enquiquiner pendant les heures d'autopsie, et puis j'ai d'autres chats à jeter à la rivière. Je ne peux tout de même pas m'empêcher de penser qu'un jour le blé, le lait et l'océan constitueront la liste des ingrédients de ton coleslaw et que tu auras l'honnêteté de préciser "Traces éventuelles de : chou blanc, carotte, oignon".

Dans l'attente Queshua, veux accepter, Monsieur Auchan, la considération de mes sentiments dubitatifs. Bisous.

 

 

 

Stipe


PS : j'ai perdu un portefeuille en cuir, marron. Je suis sentimentalement attaché aux pièces de monnaie qu'il y a dedans, alors si jamais tu le retrouves dans ton coleslaw, t'as qu'à me le glisser sous la porte. Merci Monsieur Auchan.

 

 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 14:40

 

 

 

"Scandaleux", "inadmissible", "honteux", "je comprends pas".
C'est ce que j'entends partout depuis deux jours, dans mon poste de radio, à la machine à café, à la boulangerie, au pied de mon mur Facebook. On ne tolère pas qu'un SDF soit encore mort de froid cette nuit. Le peuple en a marre ! Et il hurle à l'injustice. Ça dénonce.
Je déconne ! On s'en tamponne la chapka avec une pelle à neige, de ce clochard qui pue, qui boit, qui a choisi de vivre en marge de la société. Non non, en fait je parle de la neige. Le truc blanc qui tombe du ciel quand il fait froid et qui emmerde tout le monde. Car oui, la neige ça emmerde tout le monde. Et régulièrement c'est le même foin, la même galère à chaque fois, en région parisienne, quand il tombe 10 centimètres de neige, tous les 23 ans. Bon, je vais pas taper gratuitement sur les parisiens qui ont été immobilisés une demi-journée à cause de quelques centimètres de neige tandis que moi dans ma montagne, faut nous y voir comment qu'on n'a même pas peur quand on se prend des 50-60 centimètres sur le coin de la truffe. Non, je ne m'abaisserai pas à cette facilité bien tentante. Premièrement parce qu'on n'a pas besoin d'attendre 23 ans et des intempéries exceptionnelles pour constater que le parisien est un pauvre con. Et puis deuxièmement, parce que tous "montagnards" qu'on est, ben on est quand même bien dans la mouise quand on se prend nos 50 centimètres de poudreuse sur le coin des routes. Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, personne n'a encore vraiment réussi à éradiquer le problème des transports par temps de neige. Et là où le problème se mesure à 10 centimètres à Paris, il apparaît à partir de 30 centimètres chez moi et se manifeste sûrement dès les 70 premiers centimètres au Québec. On a beau avoir des services de voierie aguerris, compétents et préventifs, on a beau avoir des pneus neige et maîtriser la conduite façon trophée Andros, il n'en reste pas moins qu'au moment où cette pute de neige tombe en abondance, ben elle empêche de se déplacer de façon… "normale".
Et c'est bien là qu'est l'origine de notre colère. A l'heure de l'internet sans fil du 21eme siècle qui déboite tout et permet de montrer instantanément à tous ses amis comme notre jardin est joli sous ce duvet blanc, on n'admet pas que des putains de flocons de neige puisse nous empêcher d'avoir le même rythme de vie que d'habitude, celui de quand il ne neige pas. Alors on râle, on lève un poing revindicatif, on s'en prend à "ils". "Ils", on sait jamais trop qui c'est. C'est les autres. Les cons. Pas nous, quoi. "Ils pourraient déneiger, ces cons là", "ils auraient pu prévenir", "ils pourraient nous apporter des couvertures et du café chaud", "ils font chier".
C'est "ils", c'est jamais "nous". Et encore une fois, je vais pas cracher sur ces abrutis de parisiens qui n'ont pas attendu mes brillantes démonstrations pour l'être, abrutis. Non, je vais me contenter de cracher sur mes cons à moi, ceux qui m'entourent.

La semaine dernière, donc, on s'est pris un coup de 40 centimètres. Je veux dire d'une traite, en l'espace d'une journée. Comme dit précédemment, on a beau être habitués, équipés, prévenus, il n'empêche que quand ça tombe, ben on roule au ralenti, on dérape, on se retrouve bloqués et au final c'est la pagaille (même si le mot "pagaille" paraît plus compliqué à prononcer par ce connard d'Hortefeu que le mot "racaille", mais je reviendrai sur ce connard d'Hortefeu plus tard). Et au final, ben on vaut guère mieux que ces cons de parisiens avec leur 10 centimètres. Et je "nous" ai entendus pester, j'ai entendu les mots "inadmissible", "scandaleux", je "nous" ai entendu râler après "ils". Et en parlant avec ces "nous" là, on s'aperçoit que beaucoup ne sont finalement pas équipés en pneus neige, qu'aucun ne s'est proposé de faire du co-voiturage en se disant que moins y'aurait de voitures sur la route, peut-être que mieux ce serait… Je "nous" ai entendus nous plaindre parce qu'on avait mis 45 minutes (au lieu de 15) pour emmener le petit au judo pour qu'en arrivant au gymnase on se rende compte que le cours était annulé. J'ai vu une voiture doubler une camionnette - cette première jugeant certainement qu'elle pouvait atteindre les 15 km/h là où la camionnette se traînait à 10 à l'heure - et aller s'encastrer dans une porte de garage quelques mètres plus loin. J'ai vu "notre" voisin déneiger son allée pendant une trentaine de minutes, trentaine de minutes pendant laquelle il a laissé tourner le moteur de la voiture "pour la chauffer et faire fondre un peu la neige qui est dessus", puis faire l'aller-retour (à 10 à l'heure, comme les autres) jusqu'à la poste qui se situe à 1 kilomètre de là…
Je "nous" ai vus refuser la réalité. Que la neige puisse avoir raison de "nous", à cause de "ils".
Et je crains qu'on connaisse encore pas mal de déconvenues tant qu'on pensera qu'"ils" peuvent et qu'"ils" doivent tout faire pour que "nous" puissions aspirer à la normalité en toutes circonstances, même exceptionnelles…

Peut-être que si on pouvait recycler l'énergie que "nous" mettons à trouver qu'"ils" sont des cons sans se demander si nous ne le sommes pas autant, ben sûrement qu'on aurait de quoi produire assez de chaleur pour faire fondre cette pute de neige qui fait exprès de nous embêter par pure méchanceté.


Mais quand même, "ils"…
Je ne parle pas là de ces grosses feignasses des services de voierie, de ces alcooliques de flics qui ne mettent pas en place les bonnes déviations ni de ces fils de putes de Météo France qui font rien qu'à toujours se tromper. Non, je parle simplement de ces connards de politiques.
Qui, s'il me paraît évident qu'ils ne peuvent avoir la réponse à tous les problèmes, me semblent néanmoins assez balèzes dans ces moments là pour en rajouter à l'ambiance.
On a tout d'abord eu ce connard d'Hortefeu, donc. Vous savez, le type qu'a réussi à parcourir 100 mètres en voiture en pleine tempête de neige et qui a cru bon d'estimer, fort de son expérience extrême, que tout allait bien. Qu'il n'y avait pas de pagaille. "Vous inquiétez pas, on gère". Bon, comme c'est un gars honnête, le Hortefeu, il a tout de même consenti à lâcher que oui, d'accord, c'est vrai, c'est un peu le bazar sur les routes inclinées. Faut savoir que là où on parle de "routes inclinées" à Paris, par chez moi on parle de "cols" ou de "dénivelé". Mais c'est pas ça qui change grand-chose au caractère sarcastique du propos, hein. C'est juste qu'il est en train de nous dire que par exemple, l'été quand il fait chaud, et ben en vrai il fait pas chaud. Sauf au soleil. Et quand il pleut, ben en fait si on est à l'abri, ça va, on n'est pas mouillés.
En gros, il se fout de notre gueule. Il se fout d'autant plus de notre gueule qu'il est revenu assez rapidement sur ses propos en disant, en gros, qu'à l'heure où il avait nié l'évidence ben il ne savait pas encore que l'évidence serait aussi flagrante. Il a pas eu d'chance, quoi. Chez ce connard d'Hortefeu, il en va des centimètres de neige comme des bougnoules  auvergnats : quand y'en a un, ça va, c'est quand y'en a plusieurs que ça pose des problèmes.
Après ce connard d'Hortefeu, on a eu droit à ce connard de Fillon. Qui a joué sur une autre corde du foutage de gueule. Faut dire qu'on a une belle bande de harpistes, capables de jouer toutes les notes du foutage de gueule sur une foultitude de cordes. Et un chef d'orchestre qui maîtrise le pipeau, capable de jouer la partition du célèbre "Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid" sans regarder ses doigts et sans frémir du sourcil.
Mais revenons-en à ce connard de Fillon, qui contrairement au connard d'Hortefeu, a été contraint d'admettre que c'était un peu la pagaille, mais qui s'est tout de suite défaussé sur Météo France, l'accusant de ne pas avoir mesuré l'ampleur du phénomène imprévisible. On apprend aujourd'hui que c'était un mensonge, que Météo France avait bel et bien émis un bulletin d'alerte, et il a pourtant souvent été reproché à Météo France par le passé d'être, au contraire, trop alarmiste. Et quand bien même ils se seraient réellement trompés et auraient "sous-estimé" l'ampleur de ces chutes, qu'est-ce que cela aurait changé que le gouvernement soit averti des vrais risques ? Ils auraient chauffé les gymnases un peu plus tôt ? Ils auraient nivelé les rues inclinées ? Ils auraient fabriqué des chasses-neiges supplémentaires dans la journée et importé du sel de Guérande pour s'assurer que pas un flocon ne persiste sur les routes, à aucun moment, et que le travailleur français puisse rentrer chez lui dans les mêmes conditions qu'en plein été ? Non. Au mieux ils auraient pu faire en sorte que la situation soit moins pire, mais dans tous les cas elle n'aurait pu être évitée. Mais "nous" avions envie qu'on nous donne un coupable, un nom, alors ce connard de Fillon nous l'a donné.
Si la connerie était de droite, ce serait bien plus simple : il suffirait de ne surveiller qu'un seul côté et on s'éviterait d'être pris par revers. Mais la connerie vient de partout. Et quand vous regardez le connard qui vient de droite, vous vous faites percuter par la connasse venant de gauche. Et pourtant, elle manie l'avertisseur sonore et l'appel de phares comme personne... Ainsi, cette connasse de Ségolène a-t-elle jugé opportun de surenchérir dans la débauche de connerie nivale. Non seulement elle "nous" a elle aussi trouvé le coupable (le gouvernement), mais elle a exigé de lui qu'il s'excuse publiquement devant les français. Quel courage ! Quelle fougue ! Quelle prise de risque ! "Allez, dis pardon pour la neige devant toute la classe !".
Ou comment faire d'une rue inclinée une piste noire.
La pente est peut-être raide, la route peut-être droite, mais la neige provoque quand même des dérapages… Et au final, de "nous" ou de "ils", je ne sais pas lesquels sont les plus givrés, dans quel camp se situent vraiment les cons gelés.


Ils annoncent 2m50 de neige pour ce soir. J'ai peur qu'ils soient un peu alarmistes, mais je préfère me méfier quand même. Ca m'arrange pas, faut que j'aille à Ikea, j'ai prévu de fixer une étagère ce week-end. Je vais quand même prendre une couverture et une thermos de café, au cas où. J'espère seulement que je serai rentré pour le JT de 20 heures. Avec un peu d'bol on y annoncera qu'on a retrouvé un clodo crevé sous un pont, ça me réconfortera. Un noir, de préférence, pour rendre ma colère encore plus légitime.
J'aime savoir qu'il y a plus malheureux que moi et que finalement j'ai de la chance de posséder une voiture dans laquelle rester coincé quand il y a 10 centimètres de neige.

 

 

 

 

Après l'écriture de ce billet, je suis tombé sur cet article. C'est mieux écrit, ça explique un peu mieux le fond de ma pensée et celui de l'air qui est frais.. Démerdez-vous.

 

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