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  • : Stipe se laisse pousser le blog
  • Stipe se laisse pousser le blog
  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 09:47

 

 

J'ai rien lu d'aussi bon depuis la dernière fois que j'ai lu un truc aussi bon (qui déjà à l'époque datait de la fois d'avant).

Le genre d'écrits qui me fait jurer des choses telles que "bordel de province, quel sale petit enculé, pffff, grrrr !" ou "plus jamais je n'écrirai après ça".

C'est dire si c'est bon.

 

Il publie sur ces deux blogs sous le pseudo de Trompette Sournoise :

http://blogs.arte.tv/trompette/frontUser.do?method=getHomePage

http://wizzz.telerama.fr/trompettesournoise/blog/629727488

 

En vrai il s'appelle Arnaud Modat. Il va sortir un recueil de nouvelles chez Quadrature en avril. Je ne serais pas étonné que ce soit génial.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 21:22

 

 

Hier, alors que je tuais le temps à larmes blanches en lisant un compte rendu des échanges à caractère volatile et à tendance caca-boudin-tu-pues-du-bec entendus à l'Assemblée Nationale la veille lors du monologue sur la réforme de la retraite, je suis tombé sur un nom qui ne m'était pas inconnu : Patrick Roy. Oui, Patrick Roy, le type du Juste Prix qu'on regardait le samedi midi en rentrant de l'école et en bouffant nos frites avec les doigts, parce que le samedi midi c'était toujours "frites avec les doigts" au menu. Dans mon souvenir, ledit Patrick Roy n'avait pas une tronche à faire de la politique. Une tête de vendeur d'électroménager, sans aucun doute, mais pas une gueule à aller brâiller à l'Assemblée Nationale, ça non. Et puis surtout, il est mort y'a bien longtemps, ce qui constitue une raison suffisante pour estimer avec aplomb que non, il ne s'agit pas de la même personne mais bien d'un homonyme. Ma curiosité me pousse donc vers ce formidable outil qu'est internet, outil indispensable qui permet d'avoir immédiatement les réponses aux questions qu'on ne se serait jamais posées sans ce même outil, et au milieu d'une galerie de renseignements sur mon usurpateur d'identité électroménagère de moins de 50 ans, je tombe sur cette vidéo :

 

 

Bon, pas de quoi casser trois pattes à un connard, me direz-vous. On peut même se passer de regarder la vidéo, mais en résumé notre bonhomme s'attaque à la loi HADOPI en défendant internet comme média unique de diffusion de certaines musiques, et notamment le Metal. On notera le courage (ou l'inconscience) de notre rockeur costumé à venir parler devant tous ces vieillards endimanchés d'un style de musique qu'ils jugent satanique, poussant même la provocation jusqu'à les inciter à écouter cette musique dont la longue liste des dignes représentants poussera un de ces pépés-musette à geindre "on a rien compris !". Tu m'étonnes.

Bref, le bonhomme, au delà du contenu politique de son discours, m'a beaucoup amusé et m'a incité à me dire que c'est ma foi bien rafraîchissant une telle façon de faire de la politique, même si tout celà ne fait pas forcément bien avancer le débat et reste un comportement marginal. Mais quel que soit le parti auquel est rattaché le gugusse, quelles que soient ses idées, qu'elles soient en accord ou en contradiction avec les miennes, ben moi ce gars là j'ai envie de lui dire un gros merci et de lui faire un bisou sur le front, parce qu'en ce moment, si y'a bien une race d'hommes que j'ai envie d'expulser à coups de pompes dans le QI et de raccompagner aux frontières du supportable, c'est les hommes politiques, quel que soit l'instrument à vent qu'ils jouent ou la fanfare à laquelle ils appartiennent. Donc merci Patrick Roy, tu m'as redonné envie de bouffer mes frites avec les doigts.

 

 

Et puis une dernière vidéo de mon héros du jour. Elle se passe de commentaires.

 

 

 

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:23


Un artiste de mes amis m'a fait l'immense honneur de m'autoriser à utiliser ses dessins pour illustrer mes textes.

Le mot "illustrer" prend d'autant plus sa superbe que ses dessins m'ont donné l'agréable sensation que les textes en question avaient été écrits pour poser a posteriori des mots sur ses traits et ses couleurs.

Le plus beau métier du monde et Mademoiselle sont les deux premiers textes qui accueillent ses oeuvres, dans l'espoir de renouveler un jour le mécénat.





Banniere--06.jpg

- Ce ne sont pas les Femmes, que certaint voilent, mais la peur de les regarder... -
Fabrice Niclair
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 11:00


Ce coup-ci, j'y coupe pas. C'est mon anniversaire. J'aime pas les anniversaires, tu vieillis autant que la veille mais tu prends un an d'un seul coup. Et puis ça ressemble à rien, ou pas grand-chose de ressemblant, de fêter son printemps en hiver.
J'ai même pas demandé à naître, on m'y a obligé. J'ai poussé mon premier cri un 11 février à 17h54, depuis je ne cesse de parler même quand je n'ai rien à dire. Il m'arrive même de n'avoir rien à dire et de ne pas le dire, juste pour faire parler.

Oh bien sûr, je vieillis. Certains diront "Mais non, tu deviens plus matûre, voilà tout". Les faux-culs... C'est vrai que je suis moins actif qu'avant. D'ailleurs on me regarde beaucoup moins, mais c'est humain. Tout ce qui est dégueulasse est humain.
Me plaindre ? Non, c'est juste la nostalgie, j'aime pas les anniversaires.

Mais j'ai quand même prévu de faire la fête. Toute la semaine, je vais essayer de vous faire des surprises.
Tiens, pour commencer, je vais vous ressortir des vieilleries, des photos de moi quand j'étais tout petit. Celles que j'aime, et que je montrerai à mes enfants si un jour ils me demandent à quoi je ressemblais au début...
Et puis vous pourrez ainsi voir le chemin (les progrès ?) parcouru.

Bon c'est pas tout ça, mais faut que j'aille préparer à manger pour demain, sinon vous risquez encore de vous plaindre que votre assiette est vide. Je vous laisse cliquer sur les diapos pour les faire défiler, ça vous fera de la (re)lecture .


Je m'appelle Stipe se laisse pousser le blog, et j'ai un an.





01_02-copie-1.gif
Une de mes premières dents, sortie bien avant ma naissance.




chips.jpg

Mon premier rot, sorti juste après ma première dent. Peut-être parce que je suis rotophile (comme on dit chez Black & Decker), cette éruction est une de mes préférées. Et je sais qu'une amie partage ce choix.




s-7dwarfs04.jpg
Ecrit pour la personne qui m'a poussé à naître et qui voulait que j'écrive des contes pour enfants...




http://www.atelierdecreationlibertaire.com/alexandre-jacob/wp-content/uploads/souriez-pif.jpg
C'est sur ce genre d'exercice que j'ai poussé mes premiers cris. Et puis cet inspecteur là, peut-être bien qu'il va nous ressortir un gadget dans pas longtemps...


http://3.bp.blogspot.com/_AsEcH6xGu6w/R5MR4VOoroI/AAAAAAAAAIg/gnC8F1Pcbc4/s320/pucesbricbracblog.jpg
Rien de tout ça ne serait sans tous ces petits riens...


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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 14:14


Les feuilles mortes ne vivent qu'en automne
Quand l'été emporte le soleil sous son bras
Et que les vers comptent les pas
Qui les relient à monotone.
Fusent les synonymes,
Valsent les rimes.

Les feuilles mortes ne souffrent qu'au moment
Où les enfants oublient ce doux matelas
Qu'elles offraient pour recevoir leurs ébats
Et fuir de leurs genoux la vue du sang.
Respirent les césures,
Se taisent les sons durs.

Les feuilles mortes, quand arrive l'hiver
Et que la neige donne en manteau blanc
La chaleur des temps glaçants,
Laissent place aux épines des sapins verts.
Se comptent les syllabes,
Moralisent les fables.

Les feuilles mortes nourrissent les cahiers
De quelque poète s'improvisant
Sous l'arbre d'où choit son talent
Brune et rousse est la frondaison bigarrée.
S'emmêlent les pieds,
Sonnent les sonnets.

Les feuilles mortes au printemps oubliées
S'amoncellent en souvenirs lointains
Et laissent aux herbes et autres jardins
Dans le placard le balai du cantonnier.
Pleurent les mélancolies,
Fleurissent les poésies.

Les feuilles mortes inspirent le souffle nouveau
Aux rimeurs de tous poils épilés
Et je me haie comme je m'arbhorre  auto-proclamé
Futur Baudelaire ou néo Raimbaud.
Caduquent les saisons,
Restent les oraisons.


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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 14:50


Hier, je vous ai causé de l'Essaim d'Esprits, blog communautaire s'il en est.
Sa vocation : favoriser les défis, les jeux d'écriture, les textes multi-plumes, bref : faire se partouzer les talents pour en tirer le nectar bloguesque.


En mai, Henriette nous lança le défi suivant :

Les règles :
 - Utiliser 12 prénoms commençant par la lettre G
 - Utiliser 4 villes commençant par la lettre S
 - Utiliser 9 animaux, sauvages ou domestiques
 - Utiliser 8 ustensiles de cuisine
 - Faire intervenir  : 1 huissier, 1 boulanger, 1 ostréïculteur,  1 curé, 1 chanteur connu ( au choix ).
 - Utiliser les expressions : 
        * Con comme la lune
        * J'ai perdu ma brouette
        * Ca me gratte de l'interieur
        * Infection ovarienne
 
Contraintes :
 - Cela se passe sur une journée, soit entre 6h du matin et 18h
 - Nous sommes en 1950
 - Vous êtes narrateur et non acteur



Voici les oeuvres de Rollo Tomasi, Henriette Mauvaise Foi, Jerôme, Mrs D, Hime, Raimbaud Warrior et La Carne.

Pour certains d'entre eux, ce défi a permis une trop rare escapade dans le style de la nouvelle. Il vous appartient d'aller sur leurs blogs respectifs et d'exiger d'eux qu'ils nous offrent plus régulièrement ce genre de texte.


Le blog de l'Essaim d'Esprits va bientôt proposer un autre défi du genre, pensez à vous tenir informés.


***********************************************************************************

En ce qui concerne le dernier larron de la foire, voici sa contribution :



" Ca me gratte de l'intérieur, chéri.
- Bouge pas, je vais t'arranger ça."
Il lui retira le gode froid et fit l'aller-retour à la cuisine, revint se positionner entre ses cuisses et lui arrangea ça.
Elle gueula un peu, puis elle gueula plus du tout.
" Alors Guenièvre, ça te gratte encore de l'intérieur ?"
Puis il siffla le yorkshire et lui balança l'utérus ablationné de sa pute de maîtresse. Il rinça le dénoyauteur à cerises, sortit son carnet et biffa une première fois.

Il descendit au bar "Chez Ginette", commanda une Gentiane et s'enquit de la présence de la patronne.
La barmaid, aussi aimable qu'une infection ovarienne chez la guenon, lui fit savoir qu'elle avait d'autres chats à fouetter. Il l'attrapa par le colbac, lui écrasa son mégot sur la main et lui réitéra sa question. Moins d'une minute après, elle revint de l'arrière salle en se frottant la main, l'air bougon et à couteaux un peu moins tirés. Elle lui fit un signe de tête vers l'arrière.
L'homme se leva, brisa la nuque de la serveuse en la croisant et se rendit dans l'arrière salle. La dénommée Ginette avait la gueule de l'emploi et l'emploi à avoir de la gueule. Il lui planta sa cuillère à café dans l'œil et lui dit bonjour. Puis au revoir.
Il sortit son carnet, raya le nom et lit le suivant. Guillemette.


Rue de Sèvres, au 12.
" Toc toc toc
- C'est qui ?
- C'est l'huissier. Ouvrez !
- Ah bon ?"
Elle ouvrit la porte, il lui ouvrit le bide avec un couteau à huître piqué chez Ginette.
" Perdu! Je suis pas huissier, je suis ostréiculteur."
Il en sourit encore alors qu'il rayait Guillemette. Il posa la pointe du crayon sur le nom de la suivante.

Le taxi se prit la mauvaise idée de vouloir lui tenir le crachouilloir.
" Moi j'vois j'ai mon cousin germain, hein, notez qu'il est pas d'ici, il est de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, hein. Bon ben j'vois moi mon cousin il est revenu de la guerre avec un œil crevé, hein, bon ben il a continué à faire taxi quand même, hein, et pis c'est marre, hein !  Ah ben tiens, nous y v'là arrivés, ça vous y fait 22 francs.
- Vous prenez le liquide?
- Bah ouais, vous savez d'nos jours, hein ..."
Arrivé à mi-chemin de son œsophage, le fil à couper le beurre lui coupa aussi la parole. Le sang jaillit de sa gorge aussi rapidement que jaillissaient les inepties de sa bouche.
" Vous pouvez garder la monnaie. Et le fil à couper le beurre."

Il entra dans l'école et se dirigea vers la classe des septièmes. La maîtresse leur faisait la dictée lorsqu'il pénétra dans la pièce. Sous les regards curieux de l'assemblée, il alla fouiller dans la trousse d'un fayot de rouquin au premier rang. La fonctionnaire prit enfin la peine d'exiger des présentations.
" Mais enfin qui êtes vous?
- Vous êtes bien Gilda Lerobert ?
- Oui c'est moi, mais qui vous a consenti à pénétrer dans ma classe sans prendre l'usage de toquer à l'huis auparavant?
- Monsieur le Directeur m'a chargé de vous remettre ceci."
Il lui planta le compas du rouquin dans le front.
Il retourna vers le rouquin :
"Tu seras dispensé de géométrie pendant tout le mois. "
Puis s'adressant au reste de la classe :
"Vous me conjuguerez le verbe se vider comme un lapin à tous les temps du climat méditerranéen."
Gilda fut rayée du carnet.

Il se rendit au couvent des Joyeuses Grenouilles de Bénitier de Saint-Jacques-de-Compotier et demanda à voir Sœur Gertrude. Celle-ci n'eut pas le temps de finir son signe de croix que Jésus et son crucifix lui mirent les pieds dans le plat. Lorsque le curé la retrouva dans le tabernacle avec son Jésus planté dans la bouche, il se dit que le Saigneur avait lui aussi constaté que Sœur Gertrude n'avait pas les voies si impénétrables que ça...

La rayable suivante, il fallut la dégoter au milieu des champs.
Ce n'est que lorsqu'il s'entendit gueuler un "Holà mon brave!" qu'il sut laquelle du troupeau n'était pas une vache.
La rougeaude de Salers le dévisagea dans une grimace folklorique, et lui demanda:
"Vous cheurchions queuqu'chose?
- J'ai perdu ma brouette.
- J'a point vu d'beurouette à c't'heure.
- C'est fâcheux car je vais en avoir besoin pour transporter votre corps."
Gilbertine fut égorgée au barbelé puis griffée du carnet.

Des grelots énervants signalèrent au boulanger une entrée dans sa boutique.
Son hésitation à présenter madame la boulangère à l'homme ne dura que les quelques secondes qui lui restaient à vivre avant d'être enfourné.
La boulangère se pointa avec sa tronche enfarinée de boulangère pour demander ce qu'il se passait. Il se passa qu'elle vit la machine à trancher de très près et que si ses pains étaient complets, on ne pouvait plus en dire autant d'elle.

Gwendoline tranchée de la liste, le carnet lui proposa enfin Graziella.
 
Le cabaret dans lequel elle donnait ses représentations avait tout de l'attrape-gogo. A l'entrée, l'affiche annonçait "Grazi la gazelle des steppes" en première partie d'un certain Gilbert Bécaud.
Il entra dans sa loge trop grande pour un si petit talent, elle se retourna  en rejetant son boa en plumes sur son épaule. Le défaut du boa, c'est que c'est constrictor.
Il lui serra le reptile emplumé suffisamment fort autour du cou pour qu'elle ne ressemble plus à son affiche.

Il rentra à l'hôtel, raya le dernier nom de la page, puis déchira les deux pages de "G". Celle d'hier, écrite en bleu. Celle d'aujourd'hui, écrite en rose.
Nerveux, il s'attarda sur la page suivante, bleue.
Les "H".

Il tourna tous les boutons de la gazinière puis revint à son carnet.
Il regarda longuement la nouvelle page et lorsque l'odeur du gaz commença à lui picoter les narines, il prit son stylo et raya la première ligne. Puis il s'alluma une cigarette.


Il était exterminateur de prénoms à la con comme la lune. C'est pour ça qu'on le payait, pour ça qu'on lui filait des listings de prénoms à la con comme la lune. Par eugénisme patronymique, il dézinguait tout ce qui s'appelait moche.
Il s'appelait Hilarion.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 10:07


Avertissement : cet article contient des tas de choses, et d'autres. En cliquant sur les liens, vous m'engagez à me dégager de vos responsabilités en cas d'ébaudissement admirationnel, et vice-versa.



Je ne sais pas si c'est la perspective d'une mort atroce par étouffement dans mes glaires porcines, l'envie de faire le mariole devant les filles ou une toute autre raison (cochez les mentions biffées), mais me v'là encore l'envie de vous présenter d'autres écriveurs dont le talent mérite d'être publiscité.
De plus, l'auteur et tenancier du présent blog fait preuve d'une fainéantise latente et tente de faire du chiffre sur le dos des autres sans que celà ne lui coûte une goutte de sueur. D'évidence, le fait que ce même usurpateur hypertrophié du nombril jalouse secrètement les congénères qu'il va vous présenter ci-dessous ne l'autorise aucunement à abuser de  circonlocutions qui le perdent en digressions emphatiques et superfétatoires dont l'absence totale de ponctuation le conduisent de ce fait à commencer une phrase sans même savoir comment la terminer intelligemment ni même en comprendre lui-même le sens alors que j'ai appris hier que Philippe Malone a réussi la prouesse de publier Septembres qui est un bouquin dont l'unique phrase a été écrite sans lever le stylo et s'étire sur une centaine de pages.


Reprenez votre souffle et ne cherchez surtout pas à comprendre la phrase précédente.


On disait quoi ?
Ah oui, les autres.

Commençons par Milène, 36ème du nom.
Je vous connais comme si je vous avais mal faits et lorsqu'on vous fait découvrir un nouveau blog, vous vous contentez de survoler le dernier article en date. Si par malheur celui-ci s'avère trop long pour votre soif de jugement hâtif, vous abandonnez aussitôt la prospection en soupirant "ça a l'air chiant...". Ce à quoi je réponds : "c'est toi qu'es chiant, ouais !".
(fallait pas me chercher).
Donc, nous allons commencer mollo-mollo par un petit devis de scientologie que nous ferons suivre d'un coup de folie passagère et d'une autre forfaiture que Vian n'aurait pas reniée.
Comme je vous entends déjà en réclamer encore plus, nous allons pouvoir nous attaquer aux nouvelles plus soutenues telles que l'Abbé Fouyaud.
Puis, vous aurez acquis suffisemment d'admiration pour étancher votre boulimie par la lecture de La vie de Marie et de Chronique Campagnarde (pensez à commencer par la fin pour commencer par le début).

Alors, il vous prendra sûrement l'envie d'exprimer vous aussi vos élans déliro-artistiques. Les concours de rimes qu'elle y organise ça ou sont faits pour vous, n'hésitez pas.

Ma participation truquée à l'un de ces concours me permet une habile transition vers un autre autre blog, celui de l'Essaim d'Esprits, véritable gelée royale de talents où viennent butiner autour de leur reine une abeille, un frelon, une guêpe, une mouche, un taon, un pou, une veuve noire, un bourdon ainsi que votre hanneton local.

Si vous appréciez ce que vous lisez chez Stipe c'est avant tout parce que Stipe apprécie Milène, Hime, Henriette, Mrs D., Poupoune, Raimbaud, La Carne, Jérôme et Rollo, et se nourrit de leurs écrits.
Grâce à eux tous, leur talent, l'émulation et la jalousie obsessionnelle qu'ils suscitent chez moi, mon envie d'écrire reste intacte.

Doncques, sur une consigne de Milène, un texte hommage à tous ces insectes qui me font gratouiller :



La nuit je mens, je chasse les mouches à travers les steppes,
Je mythonne et dans la savane je poursuis la guêpe.
Je bourdonne, en trek je traque le hanneton,
En Harley Davidson j'invente la course au frelon.

J'enfile mon treillis, je m'abeille en camouflage
Je chausse mes bottes, direction les marécages
Selon le taon, j'y chope peu ou pou des tics,
Et la veuve noire porte le deuil du moustique.

Si tu m'crois pas, t'as qu'à venir en mobylette
Voir si c'est p't'être pas moi le roi de la tapette!
Les insectes, j'les chope tous, même les fourmis
Et j'les enblogue dans l'Essaim d'Esprits.



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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 11:14


Ne moquez jamais le tour de poitrine d'une femme, jamais. Surtout lorsque ladite manie la plume comme le flingue et se fait payer au forfait.
Elle a touché l'instinct avec ses armes à elle.


Ci-gît mon oraison funèbre.


Le sang n'est pas soluble dans le talent,
La viscère à quoi ? Sinon à tuer le temps.

    Le verbe assassin en bandoulière,
    Elle ouvre son dictionnaire de crimes,
    Et fait rimer tueur avec soeur,
    Infanticide avec acide.

Monstruosité à la David, lynche,
Ellroy comme femme de méninges.
Froideur à la Courjault dans le congélo,
Tueuse en scierie et noirceur à gogo.

    Jeter le bébé avec l'eau du bain
    De sang, tragédie façon "Otez l'eau".
    Noyer le poison, occire le badin,
    Découper et bouffer les morts sots.

Cadavres exquis escamotés,
Macchabées de gars camés,
Abbats, décés et elfes, jets d'haches,
Abécédaire du polar trash.

    Tuer gratuitement, le crime ne paypal
    Je dépose les armes et me fais porter pâle,
    De peur qu'elle ne rempile et ne m'empale
    Hache 1 - Haine 1, match nul chez l'état gris-pâle.

Alors quand viennent les hommages collatéraux,
Quand le Roumain est héros,
Je suis gai d'être pris au mot,
Et à la hache, me fends de ce topo.

    Merci Poupoune, ton crime est parfait
    Et ce qui est parfait est à refaire.






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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 14:21

Faut que je vous raconte avant que vous ne me croyiez pas.
Hier il me prend le besoin subit et subi d'aller faire la nique à la vacuité de mon frigo. Je me rends donc chez l'épicier de mon village, Ahmed Super U, et remplis un plein caddy de choses alimentaires mais pas que. Puis je me plie au rituel du passage en caisse. Je commence à disposer mes inutiles sur le tapis qui roule quand d'un coup je suis paf ! attiré du regard par la cliente qui me précède dans l'ordre. Et là, repaf ! je suis séduit.
Survêtement bon marché, baskets sûrement bradées, cheveux mi-longs mi-courts, visage d'anodine et lèvres pulpeuses et rougées qui dessinent une bouche trop grande. Et par tout ça, je suis irrésistiblement séduit. Elle a la beauté vulgaire d'une punk à un mariage, le charme d'une cousine de Province, la vénusté qu'on ne trouve que dans les dictionnaires de synonymes. Je réalise alors qu'elle ressemble à ne pas s'y prendre à... Mais à qui ? Ben v'là qu'j'ai plus ma tête ! A Teddy de Montréal ?
Bon sang j'en suis sûr, cette femme est au minimum le sosie d'une autre que je fantasme. Mais qui, putain de Marie, QUI ??
Je râle intérieurement après les satellites qui détraquent les bulletins météo et les téléphones portables dont les ondes nous esquintent le cerveau, leur faisant porter aux uns et aux autres la responsabilité des déraillances de ma mémoire.

Alors pendant que ma mémoire me fait des faux, mon œil ne cesse de se pourlécher les papuières de voir pour du vrai cette bouche hypnodisiaque, cette bouche que mes lèvres ont si souvent mordillées dans mes rêves les plus échevelés. Enfin, elle est venue, elle est là devant moi et l'imminence de l'étincelle qui éclairera son iris lorsque bientôt ses yeux se poseront sur moi et qu'alors la réciprocité de nos sentiments impétueux nous poussera à nous bécoter à l'arrière du Kangoo tandis que je retirerai sa langue de ma cavité buccale dans l'unique dessein de pouvoir lui dire distinctement "Je t'aime, ...".

Je t'aime qui?

Bordel, concentre toi, tu ne connais qu'elle, tu n'as jamais espéré qu'elle. Fais un effort, c'est pas le moment de mollir du céphalique. Oublier le nom de la femme de sa vie, ça se fait pas. Même à la campagne.
Bon, je vais déplanter mes yeux de sa bouche, regarder ailleurs, occuper mon esprit à autre chose l'espace d'un instant, le temps de rebooter mon cerveau et de repartir avec un esprit neuf. Et après je suis sûr que ça me reviendra.

Alors tout en continuant à déballer par ordre inverse d'arrivée dans le caddie les provisions dont la quantité estimée s'étend de "jusqu'à jeudi" à "pour la semaine", je me mets en tête de trouver dix villes françaises commençant par la lettre D.
Bon Dinan et Dinar, la paire armorique. Dieppe, Dunkerque, ça fait quatre. A croire que toutes les villes françaises commençant par D se concentrent dans ce quart nord-ouest où il fait bon moisir. Je vais chercher un peu dans le sud-est, tiens. Euh... Draguignan ! Quinze-cent quinze !! Ha ha ha !! Ouais c'est bon ça de se faire des blagues, ça va favoriser le reset de ma mémoire. D-D-D-D... DAX !!!! Il me serait secourable au scrabble celui-là. En attendant il me secourt au supermarché. Bon allez, on va taper dans les bleds de mon Loiret natal. Dampierre-en-Burly (si si ça existe) et Darvoy (si si ça existe), personne ne les connaît mais ça fait sept et huit. Encore deux. Réfléchis, réfléchis... Dole ! Hey, balèze lui ! C'est dans le Doubs, c'est ça ? En tout cas ça fait un neuf dur. Et par chez moi, y'a quoi ? Attends voir... Die ! Comme la clairette. Et voilà, fini, reçu Die sur Dix.

Bon maintenant j'ai plus qu'à me retourner vers la cliente et à me prendre par surprise.

P.J. Harvey.

Dans mon magasin, à ma caisse et en survêtement. La femme à la voix paradisiaque. Elle pourrait me chanter n'importe quoi à l'oreille, me susurrer les résultats du tiercé, même dans le désordre, mais avec Général du Pommeau non-partant ; elle pourrait me roucouler le P'tit Quinquin que j'aurais un orgasme du pavillon auditif.
Forcément, quand elle répond "oui" à la caissière qui lui demande si elle est en possession de la carte de fidélité, je bande comme jamais personne n'avait bandé à Super U.

Alors, quand de ses achats réglés par carte bancaire elle remplit son chariot dans un ordre parfaitement éparpillé, je ne peux réprimer à voix haute un "Polly Jean ?" osé. Elle me sourit puis écarte ses larges lèvres intelligemment surmaquillées et me chante, à moi :
Lick my legs
I'm on fire
Lick my legs
Of desire.

Puis elle s'éclipse avec cette grâce qu'elle ne se connaît pas, vers le parking trop bien rangé pour sa gueule d'amour. J'en profite pour regretter d'avoir garé ma voiture parallèlement à ses congénères motorisées, Polly Jean ne mérite pas une telle symétrie.
Lick my legs of desire. Je me demande si elle n'a pas mis un pantalon de survêt pour masquer des jambes non épilées, mais rejette aussitôt, d'un crachat dans la soupe, cette vilaine pensée.
Lick my legs, i'm on fire. Et moi donc, qui réponds "j'en sais rien" à la caissière qui me fait le coup de l'interrogation surprise sur le sujet de la carte de fidélité. Et moi donc !

Oh, comme je vous vois arriver avec vos sabots assurés. Vous n'allez pas m'accorder la poésie de croire en mes sentiments distingués. PJ Harvey, rien que pour moi, dans son survêtement de princesse et sous ses apparats déglingués.
Et pourtant...





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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:38
A compter d'aujourd'hui et jusqu'à demain, il sera fait mention d'un de ces Hommes qui ont fait  l'Histoire.

Aujourd'hui : Toto
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Published by Stipe - dans Hommages
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