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Qui Ça?

  • : Stipe se laisse pousser le blog
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  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 17:28

 

(Benjamin il est encore pas content...)

 

 

 

 

Cher Père Noël à la con,



T'es vraiment qu'une crotte ramollie !
Ah tu peux te laisser pousser la barbe pour cacher ta sale gueule, moi je sais qu'elle cache un trou duc' de la mort.

L'année dernière, Stéphane Grabouillot m'en avait parlé à la récré du matin, il m'avait dit qu'à la Noël il avait eu des cadeaux qui étaient emballés avec le même papier cadeau que ceux d'à son anniversaire, alors qu'il s'était posé des questions en toute logique, et aussi il a dit que son grand frère avait déjà fouillé dans l'armoire de ses parents pour leur piquer de l'argent un jour et qu'il avait trouvé des cadeaux, ceux qui étaient exactement au pied du sapin quelques jours plus tard. Moi je me suis dit que c'était peut-être comme par hasard, surtout que Stéphane Grabouillot raconte toujours des trucs pas trop possibles. Un jour il m'avait dit comme ça qu'il avait vu son papa mettre son zobi dans la zobette de sa maman, et déjà c'est même pas vrai car c'est pas des endroits pour faire pipi alors je vois pas pourquoi il irait faire ça, sauf à avoir une bonne raison ou autre.

Et cette année, c'est Hélène Chapuis qui m'a dit que si je lui faisais un bisou sur la bouche elle m'expliquerait un secret. Moi comme j'ai des grandes cousines, j'ai déjà fait et je savais que je risquais pas d'attraper un bébé alors je lui ai fait direct un smack, même sans fermer les yeux. Du coup elle m'a avoué toute sa vérité comme quoi une fois à Carrefour, d'un coup son père il s'était mis à dire "Ah zut, comme par hasard j'ai oublié un truc, je reviens…" et quelques minutes après elle l'avait vu passer à une caisse avec la poupée qu'elle avait justement commandée pour Noël, celle qui parle et qui pète, sauf quand y'a plus de piles.

Ça t'étonne ce que je te raconte là, tête d'ampoule ? Non, ça peut pas t'étonner.

Alors moi du coup je me suis méfié. Et la nuit de Noël, après qu'on s'est couchés j'ai vu la lumière s'allumer dans la chambre de mes parents. Ils sont venus vérifier si je dormais alors j'ai fait semblant que oui puis je suis descendu discrètement et je les ai vus déposer tous les cadeaux au pied du sapin.
Maintenant je sais tout, espèce de clochard ! J'ai tout compris : en vrai, c'est pas toi qui distribues les cadeaux, tu fais faire tout le boulot aux parents. Tu les fais bosser un jour où normalement ils vont pas au travail, un jour fait-rien. Et après je suis sûr que tu les rembourses que sur présentation des justificatifs. Et toi pendant ce temps tu fous rien, tu regardes des vidéos dans ton lit avec les lutins qui te massent les pieds. Capitaliste ! Fasciste !

Alors écoute-moi bien, bâtard de merde, l'an prochain t'as intérêt à ce que ce soit toi qui viennes faire la livraison. Y'a intérêt à ce que je voies ton traineau sur le parking de l'immeuble. Sinon, quand je te vois faire des photos dans le centre commercial de Carrefour, je te fais une prise de catch et je crève tes rennes. T'as compris, mecton ? Je plaisante pas.

Veuillez agréger, cher Père Noël en carton, la salutation de ma distinction tu peux te la coller où je pense.

 

 

 

Benjamin (classe de Madame Berthelot) (j'ai redoublé)

 

 

p.s. : et si tu vois la petite souris, dis lui qu'elle a intérêt à me filer un billet plutôt qu'une pièce de un euro, sinon je lâche les chats sur elle.

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 17:02

 

 

 

Ce matin comme tous les matins, je guettais fébrilement derrière la fenêtre l'arrivée du facteur. Il faut savoir que j'attends avec impatience et depuis plusieurs jours le prospectus des établissements Midas, celui là même qui présente la collection automne-hiver 2010 et qui propose en fin de document un bon à découper selon les pointillés et offrant (sur présentation dudit bon découpé selon les pointillés) une réduction de 20% sur les amortisseurs et les plaquettes de freins, sauf les gaines molletonnées à armatures renforcées.
Aussi étais-je perdu dans mes pensées tubulaires et catalytiques lorsque soudain-je ! j'ouis-je le bruit du scooter qui déjà se carapatait vers le numéro suivant. Je me précipitai dehors, toute 22 long rifle devant, et tirai son dû dans les pneus de l'engin motorisé du facteur en gueulant "Dégage, sale fainéant, fonctionnaire de mes deux, achalandeur de calendriers pourris du cul !" pour saluer le passage du préposé épistolaire tel que le veut la tradition de mon village. Le sale fainéant en était déjà à se faire ébouillanter à l'huile de friteuse par le voisin, que je triais le bon grain de l'ivraie. Les prospectus sur papier glacé des factures sur papier à entête. De factures, il y avait palanquées, avec des chiffres en veux-tu-en-voilà-devant-la-virgule. Mais de papier glacé à tendance vroum-vroum, pas. Rien. Même pas un petit -5% sur les essuie-glaces arrières.
J'en étais à déception et j'allais attaquer colère lorsque je tombai sur stupéfaction : de la pile de courriers solennels et pénibles, surgit le document suivant :

 

 

outside

 

inside.JPG

 

 

 

Ainsi, le préposé épistolaire s'était-il converti en proposé apostolique. Le messager aviné en messie divin.
Le temps de me remettre de mes émotions (qui oscillaient donc de stupéfaction à ébaubissement, en passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et c'est joli), je le tuai à être en colère. Ainsi donc, le Saint Siège et toute sa compagnie de Chaises-Pliantes s'invitaient dans ma boîte à lettres ? Les jours de prospectus de nouvelle collection d'accessoires à tutures ? Ben c'est ça, et pourquoi pas pisser sur ma sonnette et chier sur mon paillasson, pendant qu'on y est ??
Nan parce que c'est pas tout, vous allez voir. Non contents de venir déposer leurs ordures même pas recyclables chez moi, v'là t'y pas que l'ami Dieu, par l'entremise divine du père Isaac (qu'a un prénom aussi catholique que j'ai les chaussettes de l'archiduchesse d'archi sèches), vient me réclamer des sous. A moi ? Un jour de prospectus ? Ah ben il manque pas d'air le Notre Père qui n'est même pas essieu !

Alors écoute-moi bien, mon p'tit Père, j'ai pas l'habitude de m'énerver facilement (sauf sur femme et enfants mais c'est pas toi qui viendrais me le reprocher, hein ? ), mais là y'a des limites à l'intolérable ! Bon déjà, d'un point de vue purement technique, t'as vu la gueule de ta re-quête ? Dis donc, Frère Marc Héting il s'est pas froissé la robe de bure avec la présentation, hein ? Deux photos pourraves : une d'un champ de patates avec un joli grillage et une splendide remorque et ah si, vaguement au fond, vers derrière, une bâtisse et une église, ah oui, bien vu ! Et une autre du compteur électrique jouxtant le local poubelles. Dis donc, celle là elle m'a presque tiré une larmichette, être obligé de peindre les murs de la paroisse couleur PQ, ça va faire chouiner dans les sacristies, pour sûr !

On passera sous silence le "appel à  SOUScription" écrit en police kikoolol taille 78. On taira, par charité chrétienne, les quelques coquilles qui se sont glissées ça et là, je comprends que tu n'aies pas osé faire relire ton torche-cul avant impression.
Nonobstant, il y a quelques points que j'aimerais éclaircir avec toi (je dis "toi", j'ai pris la liberté de te tutoyer depuis que tu as pris celle de venir cuver ton vin de messe dans ma boîte à lettres).
Tout d'abord, j'ai lu avec attention  la longue liste des travaux à réaliser. En gros faut tout péter, quoi ? Y'a plus rien de potable dans ton boui-boui ? Nan parce que là ça fout les jetons, ton truc, on en arrive à se dire que si les gens prient dans ta paroisse, c'est avant tout pour pas se faire électrocuter ou prendre un pan de mur sur la gueule. Pis dis voir, ça avait l'air de cailler dans ton taudis. "Cha pelle !", comme aurait dit l'auvergnat Hortefeux dans un bon jour. Remarque, tu vas me dire que t'as pas attendu qu'il y ait des courants d'air sous ton toit pour enrhumer du crédule...

Bon, après cette jolie liste digne d'un catalogue Leroy Merlin, on va prendre la peine de s'attarder sur la phrase écrit en petit, en italique, en bas, en fourbe quoi. Je te cite : "Si le montant de la collecte dépasse la somme prévue, des travaux complémentaires seront effectués". Nan mais t'as vu la Vierge, mon pote ? Tu crois vraiment que les gens vont te refiler plus que les 32.506 euros que tu nous soudoies, voleur ! Dis voir, t'es quand même pas en train de nous demander de te passer la télécommande, tu t'en rends bien compte ? 32000 euros ça se trouve pas sous le sabot d'un âne, et c'est bien dommage parce que sinon t'auras qu'à te baisser le dimanche matin. Et puis c'est quoi d'abord cette histoire de travaux complémentaires ? Tu nous as pas tout dit, y'a d'autres trucs qui sont pourris ? Le coq a une patte cassée, le flipper déconne, y'a plus de glaçons au congélo ? Ou alors t'as l'intention d'agrandir le parking, de mettre une enseigne lumineuse et d'installer un jacuzzi ? Tu veux pas non plus que je te prête un tournevis, foutu imposteur ?

Ensuite, les bonnes conditions de logement de tes prêtres, on s'en tamponne le coquillard avec une pelle à neige comme t'as même pas idée. Les mecs ont signé pour en chier, ils s'habillent en robe et sandales, ils n'ont pas le droit de bander entre les repas, ils doivent bosser le dimanche, alors crois-moi qu'ils vont pas nous brouter la myrrhe s'ils dorment en chasuble à même une paillasse en mousse dans le tabernacle. Tu veux pas non plus qu'on leur paie l'autel, non ?
Poursuivons les objectifs de tes demandes de travaux : "D'entretenir un patrimoine qui nous appartient". Bon déjà le "patrimoine" il a pris un sérieux coup dans l'aile, qu'il va falloir un bon carrossier pour remettre ça en état. Et de qui tu parles quand tu dis "nous" ? Nan parce que moi, ça m'appartient pas, hein ! T'es mignon, mais tes cochonneries tu te les gardes ! Dis donc, je suis pas venu dire que ça t'appartenait quand j'ai dû changer la boîte de vitesses sur le Scenic, 1650 euros, merci bien ! Donc c'est ton patrimoine, c'est toi qui l'as tout cassé, c'est toi qui répares. Viens pas me mêler à tes arnaques et les poules seront bien gardées.

A ce stade du prospectus mendigotant, il serait préférable que tu t'agenouilles, ce serait plus simple pour prier et demander mon absolution suite aux blasphèmes que tu risques de ouïr.
Alors comme ça, t'en appelles à ma générosité pour retaper ta bicoque ? Tu comptes sur ma générosité (oui, je me répète, mais si tu regardes bien, c'est toi qu'as commencé...) pour te donner ce que tes prières de faux-cul n'ont pas su t'apporter ? Nan parce que tu vas me dire si je me trompe, mais quand ça tremble en Haïti, que ça inonde en Vendée ou que ça ratiboise au napalm en Afrique, t'en appelles rarement à ma générosité. J'ai pas souvenir d'avoir reçu ce genre de sollicitation dans ma boîte à lettres, même après Haïti, même un jour de prospectus automobile. Bon ok, Haïti et l'Afrique c'est des mauvais exemples, c'est plein de pauvres et de noirs. Mais la Vendée, c'est quand même un peu ton vivier, ton centre de formation. C'est quand même bien là bas que tu recrutes du fesse-oui-oui et de la grenouille crapautante à tout va. Et même pour eux, riches et blancs, tu t'es pas emmerdé : t'as envoyé des prières. Et pis t'as pas lésiné, t'as rempli tes églises branlotantes de bonnes âmes, tu les as fait chanter, agenouiller, dégueuler du psaume et de l'Ave Maria, t'as collecté du dévouement, un peu ("il nous faudrait une douzaines de bons cons pour aller dégager des corps en putréfaction de sous les décombres, qui se propose ?") et basta. Et pis quoi, si la collecte de prières dépassait tes espérances, t'aurais effectué des travaux supplémentaires avec le rab de bondieuseries ? Ou t'aurais remis la somme en jeu pour la prochaine catastrophe, de celles qui constituent ton fonds de commerce ?
Donc tu crois pas qu'au lieu de nous demander de sortir le chéquier pour refaire les peintures de ta piaule, tu ferais pas mieux d'aller te faire voir ? Tu te fous à genoux, t'appelles Dieu avec ta formule magique et l'autre il te retape ça en une heure à peine, façon Valérie Damidot. Il l'a bien fait pour nos frères-haïtiens-auxquels-sont-destinées-toutes-nos-prières, c'est pas trois planches à clouter, un tableau à remettre droit et un compteur EDF à bidouiller qui vont l'arrêter !
Bref, tout ça pour te dire que mon entier dévouement, la seule chose dont tu peux t'assurer c'est de te le tailler en pointe et de t'asseoir dessus. Amen.

Je ne vais pas t'embêter longtemps avec l'appellation "économe paroissiale", mais juste te dire que ça m'a fait marrer. Je savais même pas que ça existait, comme métier. J'aimerais bien voir la tronche de la fiche de poste. Mais bon, je te fais confiance, un mec qui réclame 32500 euros pour refaire le placo a sûrement une meilleure connaissance du terme que moi qui gaspille mon temps à me foutre de ta gueule.

Venons-en à la dernière page, celle du bon de souscription à renvoyer (avec votre don, hey déconnez pas, oubliez pas de joindre le chèque !!). Regarde bien la ligne "Votre don est de... euros". Y'a rien qui te choque ? Vraiment ? Genre la distance qui sépare les mots "de" et "euros". La zone prévue pour inscrire le montant du don. Ben tu m'étonnes que t'as bien fait de prévenir de ce qu'il adviendrait de l'argent en cas de dépassement. Nan parce que là t'as quand même vu large, t'avoueras. J'ai fait le test, en écrivant normalement on arrive à coller treize zéros. Et en étant précis, on peut même caser un "1" devant tous les zéros. J'ai peur que tu te sois un peu enflammé au moment d'appuyer sur les points qui définissent cette zone. Et je veux pas te porter la poisse, mais ça m'étonnerait pas que tu sois déçu. De toutes façons, il en va des zéros comme des apôtres (attends, gueule pas, j'ai pas fini ma phrase !) : quand y'en a treize ça porte malheur.

Bon ben voilà mon Pépère, je crois que j'en ai fini avec ta demande de rançon. Mais avant de t'en laisser retourner à tes inactivités pastorales, j'aimerais quand même délivrer un message à tous ceux de ta bande. Tous les Benoît, les Jean-Paul, les Marie-Thérèse, les Saint Machin et les Frères à bras, tous les calottés, les agenouillants, les prie-la-Vierge et les quête-moi-là, tout ça ça dégage. La prochaine fois que j'en vois traîner un devant chez moi, j'le nettoie au karchër. J'le colle dans une 4L, avec ses Pères, ses Mères, ses Frères et ses Sœurs, et direction le bled, zou ! Retour à l'envoyeur, à Lourdes, Lisieux ou Saint-Jacques-de-Mes-Deux-Postelles, allez hop, dehors ! Et j'le déchoie de sa laïcité !

Allez mon Dieu, c'est pas que j'm'ennuie à te tenir le crachoir, mais je pars en vacances. Passe le bonjour à la Marie et pis t'endors pas au soleil pendant la sieste. Ca a tendance à te faire déconner le ciboulot, surtout du côté de ma boite à lettres.

Bisous.


Stipe.


ps : il semblerait que des propos haineux se soient glissés en fin de texte. C'est fâcheux, c'est pourtant pas le climat du moment. Je m'en voudrais d'avoir chié l'ambiance.

 

 


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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:06

 

 

 

Cher Monsieur Google,

Serait-ce vous manquer de respect que de vous signaler que vous commencez à me courir sur le haricot ? Et je reste poli, je laisse votre maman en dehors de tout ça. De toute façon, fortiche comme vous êtes, Monsieur Google, vous avez sûrement déjà thésaurisé l'équivalent de 3 clés USB d'informations diverses et variées me concernant, mes considérations peu glorieuses quant à la gratuité des services que rendrait votre maman étant à compter, je suppose, au nombre de ces renseignements en votre possession.
Monsieur Google, vous allez sûrement vous poiler cinq minutes, mais en cherchant tout à fait autre chose sur votre moteur de recherche, je suis tombé sur cet article.
Pour rappel, puisque vous avez sûrement pris soin de formater l'octet qui vous sert d'unité de stockage du code déontologique, vous avez été pris en flagrant délit par vous-même de collecte "involontaire" d'informations transitant sur les réseaux wi-fi du monde entier, ce qui est pour le moins pas très très sympa. En gros, depuis 2006, vous estimez à 600 Go le volume de renseignements ainsi récoltés au gré de vos infractions virtuelles. Vous avouerez que c'est tout de même un chiffre, pour une étourderie. C'est pas de la petite boulette, ça, pas de la crotte de nez qu'on colle discrétos sous la table ni vu ni connu ! Et puisqu'on est dans l'énormité et le gigantisme, je me permets de citer vos justifications et semi-excuses, Monsieur Google : "[…] En outre, nous n'avons pas collecté d'informations passant sur des réseaux wifi sécurisés et protégés par mot de passe".  Ah, ça c'est une bonne nouvelle ! Nous voilà rassurés quant à vos intentions ! En gros, vous vous êtes introduits chez les gens, avez piqué l'argenterie, le fric, le carnet d'adresses, violé le poisson rouge et chié dans le yucca, oui MAIS vous ne l'avez fait que chez les gens dont la porte n'était pas fermée à double tour et qui ne possédaient pas une alarme à infrarouge et un écriteau  "Chien méchant" à l'entrée. Et qui étaient donc tacitement consentants, hein, avouons le ! C'était tendre le bâton pour se faire abattre, en quelque sorte !
Dis donc Monsieur Google, tu ne te foutrais pas un peu de notre gueule ? Nan parce que comme t'as aussi dit ça : "Dès que nous nous sommes aperçus du problème, nous avons immobilisé nos voitures StreetView, isolé ces informations sur certains de nos réseaux que nous avons ensuite déconnectés pour les rendre inaccessibles", ben je me posais sérieusement la question. Donc si je te suis (oui au fait, je me suis permis de te tutoyer vu que je considère qu'on est intimes, maintenant que t'as lu tous mes mails, obtenu tous mes mots de passe et chié dans mon yucca), une fois que tu te serais aperçu que tu étais en train de remplir le coffre de tes bagnoles d'un tas d'informations confidentielles, tu aurais coupé le contact, éteint la radio (ben oui, des fois que les vilaines informations auraient eu l'idée de passer par l'antenne), bouché tes oreilles, fermé les yeux et arrêté de respirer, le tout dans le but de ne plus être bombardé par devers toi de toutes ces méchantes ondes qui font rien qu'à venir te remplir tes disques durs sans même t'en demander l'autorisation ? Ben ça c'est drôlement honnête, tu sais ! Mon yucca et moi te félicitons de ton sens civique.

Monsieur Gogole, c'est pas la première fois que tu nous prends pour tel. Je passerai sous silence ton projet Google Books ("pillage des bibliothèques", en français), le lancement de ton navigateur Google Chrome (qui a donné naissance à plus de sites expliquant comment s'affranchir au mieux de toutes les techniques d'espionnage qu'il propose que de sites en vantant les mérites) ou encore ce formidable outil appelé Google Latitude ("bracelet électronique", en français). Pas qu'ils ne méritent pas qu'on s'y attarde, au contraire. Mais il y a tellement à dire et, comme tu le sais sûrement déjà vu que tu viens de lire le SMS que m'a envoyé mon épouse, faut que j'aille chercher le pain et les gosses. Ou le contraire. Bref, j'ai pas le temps.

Par contre, Monsieur Ducon, je vais prendre le risque de m'entendre dire "désolé, il ne reste plus que du pain aux céréales et en tranches" pour développer avec toi un dernier point.
En matière d'espionnage, la plateforme Over-Blog propose elle aussi son arsenal jamesbondesque qu'elle appelle "Statistiques". Sous cette appellation flatteuse se cache des tas d'outils permettant de collecter des informations sur qui vient sur notre blog,  et où, et pourquoi, et comment. Comme je l'avais déjà évoqué au cours d'un précédent article, cette fonctionnalité est amusante à bien des égards puisqu'on y voit les mots clés qu'ont proposés les internautes sur un moteur de recherche (Google, par exemple…) et dont le résultat de ladite recherche les y a conduits tout droit sur notre blog. Si je ne conteste pas le caractère instructif de la manœuvre, je remets en doute cependant son bon fonctionnement. Vois-tu Monsieur Craignos, j'aimerais que tu m'expliques pourquoi tu envoies chez moi un pauvre gamin qui se demandait innocemment "pourquoi les adultes sont-ils bizarres". Parce que non seulement je n'ai pas la réponse, mais en plus j'ai l'impression d'avoir plutôt tendance à apporter la preuve qu'ils sont bizarres plutôt qu'à expliquer pourquoi. De même qu'il me serait fort agréable que tu revoies l'aiguillage des internautes désireux de se renseigner sur les blagues de Toto aux cabinets (en plus, si c'est celle où à la fin il s'essuie avec sa main, non merci), le temps de pousse des moustaches (je ne comprends même pas la  question), manœuvrer un micro tractopelle (nan mais sans dec', tu crois vraiment que j'en sais quelque chose ?), se faire chier à mourir en Bretagne (je jure que je ne vois pas de quoi il est question…) ou encore pousser la chasse d'eau (j'espère que tu as su renseigner correctement cette personne depuis…).
Mais surtout, Monsieur Vos-Gueules, j'aimerais une bonne fois pour toute que tu arrêtes de m'envoyer tout ce que le monde compte de pervers, de détraqués sexuels ou de coincées du cul. Définitivement, non, je n'y connais rien en "enceinte et salope", mon blog n'est pas un "blog de salope" pas plus que je ne suis de Vichy et je n'ai aucune compétence en mari qui pousse sa femme à être salope (ou alors en privé, par mail).
Si j'ai effectivement eu une fois la faiblesse d'expliquer comment confectionner un sextoy avec un tube de sopalin, c'était uniquement pour RIRE, rien de sérieux là dedans, rien de didactique, rien qui ne mérite qu'on s'attarde chez moi avec le tournevis à la main.
Je te saurai infiniment gré de te garder ces tarés qui cherchent un gros dégueulasse qui aime les slibards. Tu comprendras que je puisse être fort marri de constater que tu vois en moi la personne de choix pour répondre à ce genre de requête, hein ?
Et enfin et surtout, il faut que tu m'expliques quel mail tu as pu espionner, lequel de mes SMS tu as intercepté et quel algorithme tu as mis en place pour que lorsqu'une personne tape les mots "elle se met à quatre pattes pour que sa copine lui mets une merguez", elle se retrouve chez moi. En toute modestie, il me semble que je suis peu ou prou capable de conjuguer le verbe "mettre" au subjonctif. De plus - chacun ses goûts, hein, c'est pas la question - mais si j'avais eu à mettre une merguez à une copine, je suppose que ç'aurait été plutôt dans la bouche et assis sur une chaise. Et en admettant que j'ai pu utiliser individuellement tous ces mots, je suis à peu près certain de ne pas les avoir utilisés dans une même phrase et encore moins dans cet ordre là. Donc tu seras gentil, à l'avenir, de m'éviter de genre de visiteurs et de les renvoyer sur des sites de gros dégueulasses et de salopes (par exemple), mais pas sur le mien. Et puis ça rendra service à tout le monde. Ça ne doit quand même pas être très compliqué pour toi qui sais tout sur tout le monde de conclure qu'un type qui se pointe en transpirant du front, le pantalon en bas des jambes, qui pianote de la seule main gauche et qui dit "fifille fifille !" avec un filet de bave qui s'écoule de la bouche, sera forcément déçu de tomber sur mon blog. Nan parce que là j'y vois comme une certaine contradiction, on est peut-être en droit d'estimer que toutes ces informations que tu te fatigues à collecter le plus involontairement possible te servent au moins à quelque chose. Comme renseigner efficacement l'internaute, puisqu'a priori c'est le seul service qu'on te demande.

Bon ben voilà, avec tout ça je vais être en retard pour les gosses et le pain !
Tiens, pendant que t'as ma fiche sous les yeux, tu pourrais me dire ce qu'ils aiment bouffer, je sais pas quoi leur faire ce soir…

 

 

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 00:01

Cher Benjamin,

J'ai bien reçu ta lettre en date de l'autre jour. J'ai pris note de ton mécontentement et je te prie de croire que des sanctions seront prises en ce sens. Le lutin responsable de la logistique ira pointer chez l'ANPE. S'il fait valoir sur son CV qu'il a déjà travaillé avec un vieux barbu, ce nabot pourra peut-être être embauché COTOREP à Fort Boyard, un job clé en nain pour lui.

Néanmoins, petit Benjamin, laisse moi rappeler à ton souvenir quelques vérités utiles.

Tu mentionnes l'intégrité de ta sagesse, calculée sur l'année de référence. Mais c'est un peu vite oublier tes tirages de cheveux sur la personne de la petite Noémie, au prétexte qu'elle est grosse. C'est pas gentil, ça ! Tu passes également sous silence les curages de nez chroniques desquels tu te rends coupable devant la télé. Tu crois que j't'ai pas vu ? Tu veux mes doigts, ils sont plus gros ?
Et ce bulletin scolaire, t'en es content ? C'est des notes ou un relevé de températures breton ? Même en sport t'as réussi à ne pas attraper la moyenne, pauvre nul. T'as fait comment, t'as couru à reculons ?

Et ta fameuse "liste de jouets", tu veux qu'on en parle ? Alors parlons-en ! Des images découpées même pas droit qu'on dirait que t'as fait ça au coupe-ongles, collées avec trois crottes de nez au dos d'une feuille qui a sûrement été blanche un jour, à l'époque où elle ne te connaissait pas encore. Une liste de jouets, ça ? Un torche-cul, oui. D'ailleurs c'est ce que j'en ai fait.
Et je ne te cause même pas de la crèche que tu as confectionnée dans une boîte de cracottes, avec des playmobils pour représenter Joseph et Marie, et un Monsieur Patate pour le petit Jésus. Tu me prends pour un con ? Ben alors, petit Benjamin, tu veux aussi te froisser avec la famille Dieu ?

Il y a encore une chose que tu oublies, petit Benjamin de la classe de Madame Berthelot et pour encore quelques années. Dois-je te rappeler que tes parents sont pauvres ? Ton père est alcoolique depuis qu'il ne travaille plus, et vice-versa. Ta mère fait des ménages pour se payer du maquillage volé dont elle se tartine généreusement les bajoues lorsqu'elle va se faire chahuter par le poissonnier, tu savais pas ?
On a les parents qu'on mérite et tu as des parents tartes. Le fils du pharmacien ne s'est pas plaint, lui. 
Alors l'an prochain, s'il me prenait l'envie de faire un détour par ta cheminée c'est uniquement pour aller vomir dans tes souliers troués (car oui, tu n'as même pas des chaussures, tu as des souliers) et pour crever ton chien idiot.

Je te prie d'accepter, petit con, l'expression de mes sentiments dérisoires.



Le Père-Noël



ps : je n'existe pas...

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:21


Cher Père Noël,

Suite à la réception de vos colis en date du 25 décembre au matin, je vous adresse la présente pour vous faire part que t'es un gros naze.
Le 7 décembre, je vous avais fait parvenir un courrier intitulé "liste de Benjamin (classe de Madame Berthelot)". En plus de la lettre d'usage dans laquelle je jurais sur le Télépoche que j'avais été sage toute l'année, je vous avais joint plusieurs feuilles (que j'ai pris soin de photocopier parce que je me méfie toujours des vieux barbus) sur lesquelles étaient collées les images découpées dans le prospectus Carrefour des jouets que je désirais recevoir. Où avez-vous vu que cette liste contenait des livres et des habits ? Mais n'importe quoi !
Et le puzzle du tsunami, vous avez confondu avec celui de Oui-Oui à la plage ? Faudrait changer vos lunettes, les vôtres commencent à avoir les batteries faibles. Et toc !
J'ai fait parvenir une copie de la photocopie à mon avocat, Maître Lacharu à Vent-les-Beuh, pour expertise que je mens pas.
En outre, j'ai bien reçu le char de l'armée russe en Légo. Mais où vous êtes allé chercher que je le voulais en kit ? Du coup c'est mon papa qui l'a construit, ça tombe quand même bien car il a reçu une perceuse wi-fi à mèche atomique et il était joie.
Et le portable que j'avais demandé, vous croyez que j'ai pas vu que c'était un faux avec un autocollant à la place de l'écran ? Sérieusement ? En plus vous n'avez même pas fourni les piles qui lui permettent de faire tûlûlut alors de temps en temps je le secoue dans ma main pour faire croire à mes copains qu'il est sur vibreur mais s'ils découvrent le pot au lait c'est moi qui vais me taper la honte, pas vous.
Père Noël, c'est vraiment pas du boulot ça. Un travail aussi dégueu, même mes parents auraient pu le faire. En parlant d'eux, pourquoi est-ce que eux ils ont eu ce qu'ils avaient commandé ? Vous aimez pas les enfants, c'est ça ? T'aimes pas les gosses, enculé ?

Pardon.

N'empêche que l'année prochaine ce sera pas la même. Je serai pas sage exprès toute l'année. Et si je vous croise au BHV, je vous fous le feu dans la barbe et je vous mollarde dans l'œil. Et je mettrai des tessons de bouteille dans la cheminée exprès pour que vous te nique les pieds.

Veuillez agréer, Père Noël, la salutation de mes sentiments dégoûtés de la vie.



Benjamin (classe de Madame Berthelot)



p.s. : nan mais des livres... Sérieux...


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 22:04

Bon allez, histoire de vous faire croire que ce blog vivote encore, je saisis la balle au moribond et vous propose un ancien défi lancé par Henriette, sur le blog communautaire l'Essaim d'Esprits. Neuf autres psychopathes (à découvrir à partir d'ici) ont relevé le défi, dont voici la teneur :

Le sujet :  Je cherche du travail

Contraintes :
- Utiliser 10 sentiments ( haine, amour, amitié, joie, peine, ...)
- Parler à la première personne du singulier ( JE....vous saviez ça, hein ?)
- Interdiction d'utiliser : ANPE, ASSEDIC, Curriculum, motivation, postuler, entretien ( sous forme entière ou abrégée...)
- Interdiction d'utiliser le verbe "avoir" sous quelque forme que ce soit (participe passé compris, et en tant qu'auxiliaire aussi !)
- Trouver et utiliser 10 mots de plus de 5 syllabes
- Citer un proverbe de Jean de la Fontaine dans votre texte ( seul endroit où le verbe "avoir" sera toléré).

Bonne chance.





Chers Madame-Monsieur

Je vous écris par la présente afin de présenter une sollicitation parce que je cherche un emploi en rémunération, le cas échéant. J'adore travailler avec des collaborateurs qui sont cools néanmoins qu'ils sont sérieux parce que quand même c'est important d'être sérieux dans le monde de notre siècle. Et je dis ça sans arrière-pensée politique, de tout façon je ne vote pas car j'y connais rien à tout ça, vous pouvez me faire confiance.
Madame-Monsieur, c'est avec bonheur que je vous apporte le plaisir de vous apprendre que je suis l'homme de la situation, voire même. Et pourtant j'aime pas me vanter, mais j'assure grave. Je crois que je touche bien ma bille en arboricultage des jardins et subséquemment en aménagement d'espaces verts de tous horizons, faut voir !

Si vous me prenez à l'essai vous serez pas déçus, c'est du garanti. Mon ancien patron était satisfait de moi un jour, vous pouvez même lui demander si vous croyez que je suis un mytho.
Pour les considérations financières faut pas s'inquiéter, je suis pas un crevard tu sais !
On dit que vous me donnez un chèque comme ça, de la main à la main, ni vu ni connu j't'embrouille les administrations. Hey Madame-Monsieur, si ça vous arrange du liquide on peut en convenir, par contre ce sera un peu plus cher, c'est normal. C'est pas vraiment de la malhonnêteté, moi je dis que c'est plutôt des arrangements entre adultes qu'on s'entend. C'est comme ça que ça marche dans le business mais je vais pas vous apprendre votre métier à votre place.
Ah oui, faut aussi que je vous dise que je suis possesseur du permis A, B, C, O négatif et tutti frutti. Je sais conduire les grues excavatrices et à godet s'il le faut mais mon permis est passé à la machine à laver du coup il est tout niqué qu'on n'arrive plus à rien lire dessus tellement la lessive ça décape incroyable mais faut me croire que je sais manœuvrer ça tranquillou. Si vous me êtes dubitantieux, je pourrai vous faire une démonstration dans la cour, je vous fais un créneau avec un tractopelle de la main droite, tu paries Madame-Monsieur ?

Pour être franc, j'vais pas vous la faire à l'envers alors faut savoir que je suis un peu en galère ces temps-ci. Ma femme, celle là qui élève mes enfants (dont deux gravement), est atteinte d'une maladie proportionnellement mortelle. Sur la tête du prophète, c'est pas la joie tous les jours. Mais je dis pas ça pour me la raconter et que vous soyez en pitié. Mais c'est vrai que du coup, comme en plus mon Audi présente un problème de carrosserie suite à des tonneaux divers et variés à vitesse éthylique, ce travail ça serait pas du luxe par rapport à ce que ça coûte.
La voiture, les enfants, vous savez c'que c'est, hein ! Ca pompe de l'argent à tire-les-rideaux !
D'ailleurs comment ça va la petite famille ? Les enfants ça grandit ? Ils empruntent toujours le chemin du parc pour rentrer de l'école ? Je me mêle de ce qui me regarde pas dans mes affaires, mais c'est pas très prudent de laisser ses enfants rentrer seuls de l'école par un chemin aussi désert, surtout avec tout ce qu'on voit dans la télé. Chez TF1 ils disent que des gens désargentés parce que sans travail sont prêts à kidnapper des enfants pour les revendre sur eBay, ça fait peur ça Madame, non ?
Vous allez dire que je passe du coq hallal, mais vous en êtes content, Monsieur, de votre Scenic d'immatriculation 457 CGR 93 ? Aucun souci du côté des freins ? Faut se méfier quand même, ces voitures sont réputées pour ça, les freins qui lâchent sans prévenir, en pleine descente. Curieux, hein ? C'est dangereux ça Monsieur, et ça arrive plus vite qu'on le croit à c'qui paraît...
Comme disait Jean DeMolière, la raison du plus fort est toujours la meilleure, pas vrai ?

Bon allez, je parle je parle mais vous êtes peut-être occupés à du boulot ou à des vacations professionnellement. Je vous dis à bientôt, je suis certain qu'on va être amenés à travailler ensemble dans un futur plus ou moins près.
Veuillez recevoir, Madame-Monsieur, mes salutations bien sincères ma parole !

A+, bizzz.


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