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Qui Ça?

  • : Stipe se laisse pousser le blog
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  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 13:51

 

 

La fête des pères survient traditionnellement après la fête des mères, qui est elle-même la suite logique de la "faites des enfants".

La fête des pères est l'occasion annuelle pour les enfants de se souvenir qu'ils ont un père, et pour les pères de se rappeler qu'ils ont des enfants décidément très cons.
Si la fête des mères rime avec amour, bonheur, famille, poèmes trop mignons et joie partagée, la fête des pères rime avec phacochère, réverbère, gruyère et enfants très cons. Et même pas en alexandrins.
La fête des mères est un moment unique qui permet à la maman de recevoir de la part de ses enfants et de son mari toute la considération et les honneurs que lui vaut sa sinécure quotidienne de culs à torcher et d'apéros à servir à l'heure. C'est l'occasion pour elle de se voir servir le petit déj' au lit, d'entendre des poèmes émouvants, de recevoir des cadeaux personnalisés et d'être dorlotée. Et tout le monde est content : la maman est choyée, les enfants sont choyeurs, et le père peut espérer profiter de l'euphorie de sa femme pour quémander une petite pipe.
La fête des pères, elle, est le moment idéal pour se mettre sur la gueule et régler ses comptes.
Que les enfants osent débarquer dans la chambre conjugale dès potron-minet et ils se feront refouler au prétexte que le dimanche on est en droit d'exiger la grasse mat', et éventuellement une petite pipe, et que le petit déj' au lit ça fait des miettes partout et en plus on est mal installé et c'est des coups à roter le ricoré toute la matinée. Si les enfants optent pour un poème écrit de leur main ou un cendrier en plâtre confectionné par leurs soins, père leur répondra qu'un polo Célio aurait suffit, et qu'il espère qu'ils n'ont pas foutu du plâtre partout. Dans le cas où la progéniture a opté pour le polo Célio, papa leur jurera avec une sincérité dans la voix qui n'a d'égal que celle du coureur cycliste qui déclare que malgré ses 38 minutes d'avance à l'arrivée de l'Alpe d'Huez et les traces d'urines de rhinocéros retrouvées dans les siennes, il ne s'est pas dopé, "si si, il me plait". Puis il demandera si quand même ils ont gardé le ticket de caisse. Et lorsque les gosses se seront ruinés pour un stylo Mont-Blanc, on leur rétorquera que quitte à dépenser de l'argent, autant que ce soit pour une bouteille de whisky, un bon d'achat chez Casto ou une paire de plaquettes de freins, un truc utile quoi, parce que qui utilise encore un stylo de nos jours, hein, qui ? QUI, BORDEL ???
Sont cons, ces mômes.

Plus tard, l'épouse prendra son dû, elle qui sait pertinemment que les polos ça fait pédé, et que les stylos ça fait pédé. Le jour de la fête des père, c'est aussi la fête de la mère.
Le lendemain, lorsqu'à la pause-café il entendra ses collègues se vanter d'avoir reçu en cadeau un baptême en hélico ou une montre qui brille, le père qui n'aura reçu qu'un poème crétin ou un autre truc de pédé déclamera avec une solennité que lui envierait le coureur cycliste qui affirme que sa victoire est avant tout celle de son équipe, de médecins, "j'ai rien eu à la fête des pères car je ne veux rien, je refuse de faire le jeu des capitalistes en me conformant à cette opération commerciale, car je vous le dis comme en cent, c'est avant tout une opération commerciale, mais on ne peut pas empêcher les gens d'être cons, et je dis pas ça pour vous, vous c'est pas pareil".

Il n'est pas rare, à l'occasion de cette journée et suite à une banale divergence de points de vue quant au  caractère homosexuel d'un cadeau, que la discussion s'envenime et que le père ose enfin avouer à son enfant de 5 ans qu'il n'est pas son géniteur.
"Fils de putatif", lui crache-t-il au visage. Puis l'enfant est puni et privé d'amour jusqu'à ses 18 ans, âge auquel il aura alors le droit de violer la petite voisine de palier dont les seins lui rappellent ceux de sa propre mère.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 22:16

 

 

Le terme mouche est un nom vernaculaire, c'est-à-dire qu'il désigne usuellement un regroupement de plusieurs espèces. Mais par commodité, et parce qu'on a autre chose à faire que de les enculer, on utilise ce terme pour désigner tout parasite bourdonnant et de l'ordre des inutiles.

La plus célèbre de ces espèces est appelée mouche domestique ou mouche commune. Non pas qu'il soit possible de la domestiquer et de s'en faire un animal de compagnie, mais sa propension à s'imposer partout chez nous alors qu'on ne lui a même pas envoyé de carton d'invitation fait de cette espèce la plus largement répartie de par le monde. Cette particularité est appelée synanthropie (relation liant certains animaux non domestiques avec les humains) et n'est rien d'autre qu'une forme particulière de commensalisme, c'est-à-dire une interaction biologique entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte (l'homme, dans notre cas) nourrit et fait grossir le commensal (la mouche) sans contrepartie aucune, sinon un maximum d'emmerdements. Cette forme d'exploitation d'une espèce par une autre est plus couramment désignée par le terme "Tendez la main à Jean, il vous chiera dedans". Mais n'allons point trop avant dans les termes techniques.

La mouche domestique étant la plus répandue de par le monde et la plus incontournable pour l'homme, ce dernier aura tendance là aussi à généraliser en se contentant de l'appeler "mouche". C'est ainsi.
Observons une mouche. Les fonctionnaires sont avantagés pour cet exercice, eux qui ont l'habitude de la gober. Quant aux autres, je vous demanderai de cesser de vous moquer de vos camarades fonctionnaires, c'est relou à force. Avec tous les avantages financiers que vous avez, y'a vraiment pas de quoi la ramener. C'est vrai, merde à la fin, c'est toujours la même chose avec vous !
Donc, observons une mouche (domestique ou non, ne la faisons pas fine !). Que constatons-nous ? Pas grand chose, pas vrai ?
C'est normal. Le principal rôle de la mouche est de servir à rien. D'ailleurs vous pouvez demander à quelqu'un, n'importe qui, "Excusez-moi, vous pourriez me dire à quoi servent les mouches ?". Il vous répondra "A rien".

Vous voyez !

Une des particularités de la mouche est sa vue. De gros yeux globuleux lui offrent une vision à 360°, ce qui fait de la mouche la seule espèce animale capable de regarder son cul sans se coller un lumbago.
La mouche ne se nourrit que de liquide. Le consistant lui est indigeste. Aussi crache-t-elle sur ses aliments afin de les prédigérer, ensuite de quoi elle aspire cet amalgame. Il lui arrive aussi de vomir cet amalgame pour cracher dessus à nouveau et ainsi mieux le réingurgiter. On dit alors que la mouche est un animal dégueulasse.
Malgré cette appellation ordurière, la mouche se veut propre. C'est pourquoi on la voit régulièrement se frotter les pattes avant. On dit abusivement d'une mouche qui aurait les pattes sales qu'elle s'en lave les mains.

La mouche est un vecteur de pathogènes. Ceci est particulièrement vrai dans les milieux dont l'hygiène est faible, dans les zones pauvres et sur les sujets cacochymes voire mourants. De manière générale, elle s'épanouit dans les contextes miséreux où elle exerce un rôle spoliateur. Ainsi, en prélevant la substance de l'animal blessé, elle prive celui-ci de certaines de ses fonctions vitales et provoque chez lui des retards de croissance. De plus, elle laisse en surface des traces visibles appelées "morsures" et qui provoquent l'énervement de l'animal infecté mais aussi de ses congénères.
Le cycle de vie de la mouche est très court, elle passe rarement l'hiver. En outre, dès le printemps, on voit pulluler des larves qui atteignent leur taille adulte dès le mois de mai.

Outre la mouche domestique, il existe plusieurs autres espèces de mouches parmi lesquelles on dénombre par exemple la mouche tsé-tsé (qui provoque chez ses victimes des somnolences sévères pouvant conduire jusqu'à la mort), les éphémères (dont fait partie la mouche du cresson), la mouche du vinaigre (attirée par tout ce qui est aigre et reconnaissable aisément à sa chemise brune), la mouche du melon (qui s'attaque surtout aux racines et aux ramifications de celui-ci) ou encore la mouche du fromage (principale source de myiases chez l'humain, pouvant provoquer vomissements et diarrhées).

Mais depuis environ trois ans, suite à un printemps particulièrement orageux et propice à son épanouissement larvaire, une espèce de mouche est réapparue au grand jour : la scatophaga furcata. Ou mouche à merde, pour ceux qui ne vont jamais faire de latin à la messe.
Descendante de la mouche borgne, elle regroupe les principales caractéristiques de ses cousines décrites ci-dessus, mais se distingue toutefois par son aptitude à s'épanouir dans la merde. D'aspect métallique, elle se décline dans les tons bleus, tentant parfois de tirer sur le vert. Et plus que les autres espèces, elle craint la tapette.
Elle pond ses œufs là où ça pue. Les larves asticotent tout sur leur passage, puis se nymphosent dans un cocon brun.
Contrairement aux autres espèces de mouches, chez la mouche à merde la reine est trois fois plus petite que les ouvrières. On lui prête des vertus pollinisatrices, notamment sur le chou puant (appelé chou-rave) et la verge d'or (plante proche de la couilles-en-or).
Nul besoin de s'appesantir sur le terrain de jeu favori de la mouche à merde (qui va de la merde de chameau à la fiente de colombe), mais il est  toutefois conseillé pour l'écraser de le faire du pied gauche. Ca porte moins malheur.

Il semblerait ces derniers temps qu'une vieille légende, trouvant ses origines en Vendée, sème à nouveau la terreur et fasse le bzz sur internet. On raconte en effet que la mouche à merde profiterait du temps de sommeil du brave (la nuit, pendant le journal télévisé, aux conversations à la machine à café, …) pour s'introduire dans le cerveau des gens et s'y reproduire, donnant rapidement naissance aux idées de merde, espèce particulière de mouches ouvrières dont l'unique rôle est de se sacrifier pour engraisser la reine. C'est notamment le cas d'une toute nouvelle mouche à merde, découverte au 21eme siècle  par des chercheurs à l'ANPE, et portant le nom scientifique de Fredericum Lefebvra (connue aussi sous le nom de bonne grosse mouche à merde). Elle est facilement reconnaissable à sa tête de taon et à sa faculté à s'auto-copuler.

En conclusion, avec le temps de merde qu'on aura eu cet été, il ne serait pas étonnant qu'après l'avoir chassée de la tente tout l'été, la mouche à merde ne nous file le bourdon à la rentrée.

 

 

 

Le titre est suffisamment explicite, mais pour ceux qui ne parlent pas plus l'anglais que le latin, on pourrait le traduire par "Frédéric Lefebvre donnant un discours sous les yeux de Xavier Bertrand"

 

 

 

 

 

ndla : toutes les informations sont garanties authentiques, sinon ce serait encore moins drôle.

 


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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 00:01

 

 

 

on ne dit pas

T'as vu le loup ?
on dit

Loup voyez ?

 

 

 

on ne dit pas

Allez en case prison
on dit

Le jeu de loi

 

 

 

on ne dit pas

Il avale des couleuvres
on dit

Il boa mes paroles

ou bien

Un serpent à sornettes

 

 

 

 

on ne dit pas

Il rit comme une baleine
on dit

L'aut' a ri

 

 

 

on ne dit pas

Un poisson-chat
on dit

Un chat-ton

 

 

 

on ne dit pas

Le raton-laveur
on dit

Le Candy-raton

 

 

 

on ne dit pas

De la pâte de gruyère
on dit

La vache Kiri

 

 

 

on ne dit pas

Moche comme un pou
on dit

Un pou laid

 

 

 

on ne dit pas

Se faire plumer comme un touriste
on dit

Un pigeon voyageur

 

 

 

on ne dit pas

Un vieux tableau tout poussiéreux
on dit

Une toile d'araignée

 

 

 

on ne dit pas

Un chat dans la gorge
on dit

Un rouge-gorge

 

 

 

on ne dit pas

Une merde de chien
on dit

Un chie ouah-ouah

 

 

 

on ne dit pas

Un hippocampe
on dit

Un poisson poney

 

 

 

on ne dit pas

Marcher sur des oursins
on dit

Piscicole s'épic

 

 

 

on ne dit pas

Cheval dire à ma mère
on dit

Tu vas te faire ongulé

 

 

 

on ne dit pas

Le nectar des blogs
on dit

L'Essaim d'Esprits

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 13:51

 

 

 

on ne dit pas

Un téléphone en mode silencieux
on dit

Un cache-allo

 

 

 

on ne dit pas

Donner la pâpâtre
on dit

 Un chien de berger

 

 

 

on ne dit pas

Se marrer comme un idiot
on dit

Une âne-rit

 

 

 

on ne dit pas

Y'a anguille sous roche
on dit

Noyer le poisson

 

 

 

on ne dit pas

Un nœud-nuque 

on dit
Le cou du lapin

ou bien
Un lapin à dos-râble


 

 

 

on ne dit pas

Courir deux lièvres à la fois
on dit

 Un cheval, deux courses

 

 

 

on ne dit pas

Pédé comme un phoque
on dit

 Gay comme un pinson


 

 

on ne dit pas
Le phosphore est bon pour la mémoire
on dit

Une mémoire de poisson rouge

 

 

 

on ne dit pas

La poule a pondu
on dit

L'œuf à la coq

 

 

 

on ne dit pas

Une salope de féministe
on dit

 Une chienne de garde

 

 

 

on ne dit pas

Un trou de souris
on dit

Un rat passe

 

 

 

on ne dit pas

Un fucking-friend
on dit

 Copains comme cochons

 

 

 

on ne dit pas

Un froid de canard
on dit

 La chouette est frais

 

 

 

on ne dit pas

Un chien de chasse
on dit

 En chien de fusil

 

 

 

on ne dit pas

La maman du courageux Bambi est morte
on dit

 Le cimetière des zélés faons

 

 

 

on ne dit pas

Une vache brune
on dit

 Une vache hâlée

 

 

 

on ne dit pas

Zorro est arriviste
on dit

 Un renard argenté

 

 

 

 

(A suivre...)

 


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:01


Avant j'étais déprimé, je voyais toujours le verre à moitié vide. Alors je me suis mis à boire, des demis. Et depuis, je vois le verre à moitié vide, mais en double.



Il y a ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui voient le verre à moitié plein. Et y'a ceux qui voient le verre à moitié plein et se disent qu'il n'y a plus que la moitié à vider.



Sur une table, poser un verre à moitié vide à gauche et un verre à moitié plein à droite. Où l'on voit que tout est relatif, c'est que si on se place de l'autre côté de la table, c'est l'inverse.



Un type de droite verra un verre à moitié plein et un type de gauche verra un verre à moitié vide. Un centriste ne se prononcera pas, estimant que si on ne l'avait pas à moitié vidé, le verre ne serait pas à moitié plein.



Avouez que ça incite à l'optimiste de constater que si l'on verse un verre à moitié vide dans un autre verre à moitié vide, on obtient un verre complètement plein.



Qu'un verre soit à moitié plein ou à moitié vide, cela ne change rien au fait que quelqu'un l'a à moitié vidé. Ou à moitié rempli.



Pour savoir si un verre est à moitié plein ou à moitié vide, il suffit de se le  retourner sur la tête. Si on garde les cheveux secs, c'est qu'il était à moitié vide.



Quand on pense que pour clore définitivement ce débat stérile, il suffirait de virer la partie à moitié vide du verre pour n'avoir plus qu'un verre à moitié plein...




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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:01

 

-  Alors ces vacances, c'était bien ?
-  Je suis allé en Bretagne.
-  Ah pardon...

Ah, la Bretagne ! Comme le disait le philosophe égyptien comme ses pieds : "Voir la Bretagne et mourir". D'ennui.
Non pas que je déteste dormir en k-way et en bottes en caoutchouc. Non pas que je ne porte pas respect aux bigoudènes flétries qui vendent des crêpes en habits folkloriques un peu, à la con beaucoup. Non pas que je ne sois insensible au charme des plages mazoutées surpeuplées de crétins au diesel, venus poser leur caravane et belle-maman en camping familial d'un bled au nom imprononçable et à la géographie lointaine, dont le Syndicat d'Initiatives s'est pendu de honte un soir de pleine Lune, mais on n'a pas pu la voir à cause des nuages.
Non, pas.

Quiconque n'a jamais passé ses vacances en Bretagne ne peut mesurer le malheur auquel il a échappé.
Donc :
Arrivés à Brest par le CB12 (Chemin Boueux n°12), vous êtes accueillis par un druide qui vous sert un alcool à 67°. C'est sa température. Son degré d'alcool, c'est 88. Ainsi délesté de vos dents et de votre système digestif, un autochtone et son chien, à moins que ce ne soit l'inverse, vous conduisent à la lueur d'une torche jusqu'à votre demeure. La crainte traditionnelle de l'estivant au camping est de se voir attribuer la place jouxtant les ouaters. Rassurez-vous, ça ne vous arrivera pas au camping en Bretagne puisque les emplacements sont dans les ouaters. Une couche à même le sol, une couverture en paille de foin et un seau pour écoper constituent le sobre mobilier de votre lieu de retraite.
Le lendemain matin vous vous réveillerez les pieds dans l'eau et le reste du corps dans l'eau. C'est marée haute, comme ils disent. Vous prendrez un petit déjeuner sommaire, composé d'une jarre de cidre, d'un demi-sanglier et de saindoux servi dans un Femme Actuelle de y'a 8 ans. Nul besoin de prendre une douche étant donné que vous l'avez prise toute la nuit. Vêtu de vos habits d'été (ciré, bottes en caoutchouc, sacs poubelle), vous pouvez alors vous rendre au son du floc-floc à l'endroit de votre première visite culturelle de la journée, le musée de la Noyade. Vous visiterez ensuite l'usine de parapluies, et vous pourrez alors jouir d'une pause shopping durant laquelle vous irez dépenser vos RTT dans les boutiques de bols gravés avec tous les prénoms du monde sauf le vôtre. Alors, vous irez au port (pas le porC, celui qui sent le lisier, non non, le porT, celui qui sent la merde) vous faire arracher les oreilles par les vendeurs à la hurlée. Suivra un apéro, composé d'alcool d'artichauts, d'huîtres marinées à l'huile de foie de morue, et de canapés tartinés d'un tarama local appelé "guano". Puis après avoir tenté pendant trois heures d'allumer le barbecue avec du charbon de bois détrempé, vous ferez cuire vos sardines au micro-ondes, puis vous mettrez trois nouvelles heures à les dépiauter. Il vous restera alors une petite heure pour faire un water-polo sur le terrain de foot, avant l'apéro du soir. Celui-ci se composera d'un alcool d'huître, d'artichauts marinés dans le miel et de canapés tartinés d'un tarama local appelé mäh-zoute. Vous pourrez alors prendre votre dîner : du charbon de bois mariné dans une eau locale appelée flotte.
Chaque journée de vos vacances sera ainsi rythmée.

Au bout de quelques jours  de ce programme varié, vous serez en droit de vous faire chier. Alors pour tuer  cinq minutes, vous copulerez, c'est inévitable. Le breton copule à grande échelle et se reproduit à la vitesse de l'éclair. Donc souvent.
On voit le breton trimballer sa marmaille dans de grandes poussettes appelées monospaces.
Le breton se reproduit à chaque coït car il croit en Dieu, aussi fidèlement que moi je crois en rien. Tout ça parce qu'Il protège les marins et leur file du poisson quotidiennement. C'est tous les jours vendredi à la cantine.

Breton aime le folklore. Il danse en piétinant des pieds au son du biniou et de la guimbarde que jouent des fanfares appelées Bagad de Lann-Bihoué. Si vous demandez à breton "Qui qu'a fait la musique ?", il vous répondra "C'est Bagad qu'a fait". Breton est facétieux. Et il accompagne sa musique de chiants traditionnels toujours racontant des histoires de femmes de marins attendant leurs maris au bout de la jetée mais l'autre il est jamais revenu parce qu'il s'est barré avec un poulpe ou qu'il s'est fait bouffer par les vagues un jour de pluie, alors la femme elle chiale parce qu'il sera jamais rentré pour le dîner et que la soupe d'huître sera froide, c'est sûr.

La Bretagne bénéficie d'un climat inexistant. Quoi qu'en disent les mauvaises langues, l'été s'étale sur deux mois. Du 31 juillet au 1er août. Tout le monde garde en mémoire la grande sécheresse de 1923 au cours de laquelle il n'avait pas plu pendant deux heures de suite, sauf une heure. La saison des pluies dure de mars à octobre, et vice-versa.
On dit qu'en Bretagne, quand le soleil apparaît il cligne des yeux.
L'été on dort avec la fenêtre fermée, à cause de l'odeur des algues en décomposition qui pique le nez et les yeux. L'hiver on dort avec la fenêtre ouverte pour laisser entrer la chaleur du froid.

Pour raisons diplomatiques, je m'acquitte annuellement d'une semaine de vacances en Bretagne. En juillet ou en décembre, me rappelle jamais. J'ai fini par apprécier l'endroit, à la manière dont on aime l'odeur de ses doigts après s'être gratté entre les orteils.
Mais l'année prochaine, basta, je passe mes vacances à la montagne. J'aime bien aussi quand mes pieds sentent le savon.




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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:40

- Dis papa, c'est quoi la liberté ?
- La liberté, ma fille, c'est d'avoir le choix : soit tu portes la burqa, soit t'en prends une dans la gueule.


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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 16:19

Aujourd'hui nous sommes le 8 mai (sauf si vous lisez cet article demain ou hier). Et en France, le 8 mai est un jour férié. Ce qui signifie qu'on est payé à aller se tuer en voiture durant un week-end prolongé.
Exemple : Lady Di, morte en se faisant le pont.

La France compte une tripotée de jours fériés. Primo parce qu'elle a gagné plein de guerres, deux Championnats d'Europe et une Coupe du Monde. Deuxio, parce que soucieuse de garantir la laïcité dont elle aime s'honorer, elle s'impose la sobriété de ne consacrer qu'un demi douzaine de jours fériés à Jésus Christ et son orchestre.
Je passe du boeuf à l'âne, mais soit dit en passant les parents de Jésus Christ n'ont jamais eu de mal à lui trouver de place en crèche.
Par contre, tout Jésus de Nazareth qu'il est, il s'est bien fait niquer à avoir son anniversaire le jour de Noël, ça lui fait qu'une fois des cadeaux dans l'année.

L'avantage du jour férié c'est qu'on ne travaille pas. L'inconvénient c'est que les magasins sont fermés. Du coup on s'emmerde dru et on passe l'après-midi à regarder la version colorisée de "Don Camillo chez les nudistes".
Exemple :
- Tu fais quoi pour le 8 mai? 
- Je férié. 
- Moi non plus.

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:53
Voici une liste, non exhaustive, d'excuses bidons à n'utiliser qu'en cas d'urgence et à adapter à la situation du moment:

- Mon MSN est tombé en panne de piles

- J'assistais à l'accouchement de ma grand-mère

- Je suis communiste

- Je suis décédé cette nuit

- Y'avait une grève des cheminots à La Poste

- J'ai repris 2 fois du rab de kebab

- J'étais bourré et de toute façon t'es moche

- I don't speak french

- J'ai un alibi

- J'ai un autre alibi

- Tu connais l'histoire du con qui dit non?

- Je confonds toujours ce bouton là et ce bouton là

- Je fais du co-voiturage avec Alain Bashung

- J'ai un blog
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:52

Dans la rubrique Programme télé, mots fléchés et horoscope en dernière page, aujourd'hui :

 

Les séries alimentaires : CHiPs

 


 

 

En 1977, sort aux Etats-Unis une série mettant en scène le travail quotidien d'une brigade de la police autoroutière de Californie, la California Highway Patrol, et en particulier de deux motards, Poncherello et Jon Baker.

Pendant 139 épisodes, Ponch et Jon chevaucheront leur grosse cylindrée dans leur uniforme bien repassé, les yeux cachés derrière de grosses lunettes fumées parce que ça excite les filles et chasseront les usagers contrevenants qui contreviennent sur les highways de Californie et de Navarre.

A l'occasion du dixième anniversaire des 20 ans de la série, nous vous offrons les résumés des meilleurs épisodes du monde de CHiPs.

 

Episode 1 :

Jon et Ponch, fraîchement  binomés, ont à peine le temps de se dire qu'ils sont ravis de faire équipe ensemble qu'on les envoie sur les lieux d'un accident à l'intersection de la Kingsley Road et de la McCunnoghan Street, théâtre de la collision entre un très gros camion et une toute petite vieille. A la vue des boyaux étalés sur 10m, Jon vomit sa Ricoré sur sa moto. Ponch se dit que ça commence bien.

 

Episode 12 :

Le conducteur mexicain d'un Pick-up rouge immatriculé dans le Delaware roule à contresens sur l'autoroute. Je répète, le conducteur mexicain d'un Pick-up rouge immatriculé dans le Delaware roule à contresens sur l'autoroute. Nos deux héros prennent le malfrat en chasse, au péril de leur vie. Ils tombent en panne d'essence à la hauteur de la sortie 7. Jon finit à pied, et Ponch à vélo…

 

Episode 19 :

Chamallow, l'éléphant d'un cirque itinérant, est dérobé juste avant une représentation. Ponch et Jon orientent leurs soupçons vers Jackie Brower, le directeur du parc d'attractions du village voisin. Ponch s'introduit dans le parc d'attractions, déguisé en cacahuète. Jackie Brower découvre rapidement le subterfuge car Ponch avait gardé ses bottes, et une cacahuète avec des bottes ça lui paraît pour le moins troublant.

 

Episode 25 :

Jon a sa maman pour une semaine, à l'occasion de la Toussaint. Lors d'un repas auquel Ponch a été convié, la maman de Jon boit plus que de raison et finit par narrer des anecdotes sur la jeunesse boutonneuse de son fils. Ponch rigole bien mais Jon ne l'entend pas de cette oreille. Par contre de l'autre oreille, ça va.

 

Episode 31 :

Une mystérieuse voiture noire a causé plusieurs accidents sur la Highway of the sun. Jon et Ponch, de leur côté, enquêtent sur un chauffard qui a renversé une bicyclette à quelques kilomètres de là. Les deux motards mettront peu de temps à établir qu'il n'y a aucun lien entre les deux affaires.

 

Episode 34 :

Suite à une altercation avec un routier ivre, Jon se retrouve avec une jambe plâtrée jusqu'au coude et 3 jours d'arrêt de travail. Ponch lui rend visite à l'hôpital mais il est témoin d'une scène étrange dans l'ascenseur : un individu de type négro le regarde en coin, des tics de visage trahissant même une certaine inquiétude probablement due à la présence du policier. Ponch l'abat de 12 balles dans les yeux et maquille la bavure en maladie nosocomiale.

 

Episode 37 :

Ponch et Jon sont appelés à intervenir sur la Highway 2L en raison d'une voiture arrêtée sur la file de gauche. Allons bon. Arrivés sur place, ils constatent que la conductrice est en train d'accoucher. Les deux hommes se concertent et décident de ne pas verbaliser l'automobiliste malgré le défaut de port de la ceinture de sécurité. Puis ils repartent, bien contents d'avoir vu une chatte.

 

Episode 42 :

C'est la kermesse de la brigade. Ponch s'occupe de la buvette et Jon du chamboule-tout. Le sergent Pete Donoghan abat toutes les boîtes de conserve et gagne une bouteille de cidre. Un malfrat tente de profiter de la liesse générale consécutive à l'exploit du sergent pour s'emparer de la caisse du jeu de la course en sac. Donoghan prend le malhonnête en chasse et l'ajuste avec les boules du chamboule-tout. Il abat l'importun et gagne une peluche à accrocher au rétroviseur.

 

Episode 50 :

Ponch et Jon assistent à un rallye. Ils croient reconnaître dans les tribunes Billy Fletcher, un repris de justice récemment libéré de la prison de Portland. Fletcher semble nerveux, il ne tient pas en place et regarde en tous sens, comme s'il cherchait quelque chose. Lorsqu'il se lève, Jon et Ponch le prennent discrètement en filature. Ils suivent Fletcher jusqu'aux toilettes où ce dernier fait pipi.

 

Episode 57 :

Un groupe de vikings sème la zizanie avec leurs drakkars sur l'autoroute. Nos deux héros appellent à toutes les unités, besoin urgent de renfort. Ils s'entendent répondre que toutes les unités ont d'autre chats à fouetter et qu'ils n'ont qu'à se débrouiller tout seuls. Ponch décide donc de négocier avec le chef des vikings et lui demande, en lui tapotant l'index sur le thorax, de cesser séant ce tintamarre. Le chef des vikings obtempère en s'excusant, promettant même de faire livrer des fleurs au domicile des policiers. Ponch considère que les vikings, c'est plus c'que c'était.

 

Episode 68 :

Ponch passe le concours pour devenir sous-lieutenant chef. Il réussit avec brio et sans casque les épreuves motrices telles que le 200m roue arrière ou le burn avec sacoches. Malheureusement, il ne connaît pas la même fortune avec les épreuves intellectuelles comme l'écriture de son nom en haut à droite de la feuille. Jon le moque un peu à la sortie de l'examen. Le soir même, ce dernier retrouvera des excréments humains dans son casque sans qu'il ne sache d'où ceux-ci proviennent.

 

Episode78 :

Ponch et Jon sont à la recherche d'un dealer qui vend de la cocaïne aux enfants des bas quartiers. Sa voiture a été localisée devant une école primaire. Les 2 motards prennent l'homme en fuite et au prix d'une infernale course-poursuite, ils parviennent à interpeller l'homme dans une ruelle sombre. Ils lui en prennent pour $1000.

 

Episode 86 :

Ponch et Jon ont convié l'Homme qui Tombe à Pic et Super Jamie à un poker déshabilleur. Jon a une quinte de toux et super gémit. L'Homme qui Tombe à Pic a des brelans de neufs pourris et ça pue. Super Jamie a une paire et Ponch un slip, il préfère donc se coucher. L'Homme qui Tombe à Pic se retrouve plumé, et Jon à poil.

C'est finalement Ponch qui gagne la partie de jambes en l'air.

 

Episode 93 :

Un type en fauteuil roulant s'amuse à zigzaguer entre les véhicules sur l'autoroute of the highway. Ponch, afin d'équilibrer les chances, dégonfle les pneus de sa moto avant de prendre le chauffard en chasse. Pendant ce temps, Jon est aux prises avec un voleur de mobylettes. Au fil de la garde à vue, il s'aperçoit que l'individu se révèle être son jeune frère, parti du foyer familial alors qu'il n'avait que 16 ans et dont Jon était resté sans nouvelles durant toutes ces années. Il le fait condamner à 8 ans de prison dont 4 jours avec sursis.

 

Episode 104 :

Ponch rattrape le chauffard en fauteuil roulant.

 

Episode 112 :

Un camion transportant des produits très dangereux perd son chargement juste devant une école primaire. Des vapeurs toxiques commencent à émaner et comme par hasard, c'est justement l'heure de sortie des enfants. Ponch et Jon établissent un périmètre de sécurité autour du camion : ils déroulent du barbelé et dressent un tapis de tessons de bouteilles.

Les obsèques des 26 enfants intoxiqués furent très difficiles pour nos 2 motards, tant il fit chaud ce jour là.

 

Episode 119 :

Jon est de corvée de nettoyage des motos. Alors qu'il passe l'aspirateur dans les sacoches de celle de Ponch, il y trouve un poème écrit de la main de son collègue et néanmoins ami. Dans ce poème, Ponch lui déclare en alexandrins sa flamme secrète en faisant rimer "Jon" avec "calzone" et "moto" avec "velcro".

Jon corrige le poème avec son stylo quatre couleurs en soulignant les fautes d'accord en vert et les erreurs de conjugaison en rouge.

 

Episode 126 :

Alors qu'il pratique un examen anal approfondi lors d'une fouille classique sur un adolescent qui faisait du casque sans vélo, Jon prend soudainement conscience que Ponch est gay, en atteste le poème qu'il a trouvé dans ses sacoches de moto.

Il décide d'aller immédiatement en parler avec son collègue et néanmoins grosse tarlouze. Mais avant toute chose, il va se laver les mains.

 

Episode 129 :

Suite à la longue discussion avec Ponch, Jon a du mal à s'asseoir sur la selle de sa moto et se retrouve affecté à la circulation. Son honneur aussi est souillé, il est devenu un sale pédestre.

De son côté, Ponch déjoue un attentat contre le président des Etats-Unis et sauve de la noyade tous les enfants d'un bus tombé à la mer. On lui propose une promotion, dans sa boîte aux lettres, sur le linge de maison (dans la limite des stocks disponibles, se voit-il préciser par un astérisque).

 

Episode 134 :

Le torchon brûle entre les 2 meilleurs amis. Jon reproche à Ponch de toujours passer son tour de vaisselle et de laisser traîner ses chaussettes partout. Ponch fait part de ses griefs concernant les ronflements de Jon pendant l'amour et le soupçonne de tricher à la crapette.

Ils se réconcilient en allant faire une bavure policière sur une dame âgée et diabétique.

 

Episode 139 :

Ponch se fait écraser comme une merde par un tracteur alors qu'il était en train de verbaliser une vache. En apprenant la terrible nouvelle, Jon demande s'il peut avoir la part de cassoulet de Ponch à la cantine. Mais les saucisses étaient avariées et il meure en se tordant de douleur dans les toilettes du commissariat.

 

C'en est fini des histoires de CHiPs et des poulets en maillot qui se fritent. Terminées les déboires des deux nabots, le petit Jon et le tit Ponch, à l'heure de l'apéro.

Maintenant c'est "Shérif, fais moi peur", une série où deux frères  (un blondinet et un brunet) vous expliquent pourquoi il faut craindre les types qui arborent une étoile jaune.

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