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Qui Ça?

  • : Stipe se laisse pousser le blog
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  • : Je m'étais juré sur la tête du premier venu que jamais, ô grand jamais je n'aurais mon propre blog. Dont acte. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires dithyrambiques ou sinon je tue un petit animal mignon.
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La cour des innocents

La Cour des Innocents - couv - vignette

Dates à venir

- samedi 2 août, en dédicace à la Librairie Montaigne (Bergerac) de 10h à 12h

- samedi 30 août, en dédicace à la Librairie du Hérisson (Egreville)

- dimanche 9 novembre, en dédicace au Grand Angle dans le cadre du salon Livres à Vous de Voiron.

13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 07:00

 

Amusant de constater que le manque d'inspiration puisse conduire à l'expiration.

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 15:11

(pour une meilleure compréhension du présent texte, il est préférable de lapin de commencer par la lecture de Willy et d'enchaîner, pourquoi pas ?, sur celle de Jack)




La vie, vous savez, c't'une sacrée cadette. Y'en a qu'en sont morts rien que d'l'avoir essayée. Moi j'la connais bien, j'suis tombé dedans quand j'étais p'tit, et pensez bien qu'à mon âge j'l'ai croisée une palanquée de fois, c'est pour ça que j'peux vous en causer comme que j'pourrais vous causer d'un animal familier. Mais si j'me mettais à vous en dire après mes poules ou mes chiens, vous penseriez "ça y est, v'là qu'l'ancien il a la cafetière d'entartrée". Et p't'être bien qu'en disant ça vous seriez en train de caresser la vérité dans l'sens du poil...
La vie c'est une putain. Elle se donne au premier venu. Et au deuxième, au troisième, au dernier. Sitôt qu'vous pointez le museau entre les genoux de votre génissetrice, elle vous tombe dessus en manches courtes et vous lâche plus. Une sangsue. Mais comme c'est rien qu'une foutue feignasse, elle sous-traite une partie du boulot. A la mort. Ces deux là, elles s'entendent comme cul et chemise et vice-versa. La vie vous fait traverser la route et la mort vous aplatit avec son 38 tonnes. La vie vous paie une clope et c'est la mort qui vous allume le cancer. La vie prête en viager ce que la mort reprend argent comptant. Et aujourd'hui j'ai tellement emprunté à la vie que la mort devrait pas tarder à venir frapper pour faire une saisie et s'payer ses dettes. C'est le pourquoi faut que j'vous dise sur Purdey avant d'être dérangé par d'la visite.

Purdey Kwaller, née Kwaller. Une pépite d'or dans la rivière. On est tous plus ou moins des orpailleurs qui écument dans leurs tamis des pierres en toc, qu'on leur donne plus ou moins de valeur suivant qu'il pleut ou qu'on a juste les pieds mouillés parce que nos bottes deviennent perméables. Et quand on trouve une pierre qu'est plus différente que les autres, on dit qu'ça brille, que donc c'est d'l'or, on y fait quatre gosses et on y colle des beignes, c'est local comme tradition. Mais Purdey c'était la pépite, la seule chose qu'on pouvait y coller c'était des sentiments. Avouez qu'ça vaut le détour que j'en parle.
Fille de Chuck Kwaller (son cousin) et de Vera Kwaller (sa sœur), Purdey était la quatrième d'une tripotée de huit gosses. Jonas Kwaller, l'aîné, qui conduisait le train de San Felicia à Killtown et de Killtown à San Felicia. Walcott Kwaller, qu'est mort de douze balles dans l'buffet des suites de ses blessures. Mandy Kwaller, qu'a épousé Chuck Kwaller en troisième position. Walcott Kwaller, qu'est mort un mardi. Vera Kwaller, qu'a été dégourdie par Jack Kwaller alors qu'elle avait moins de 10 ans et lui plus de 6 grammes. Et y'en a deux autres dont j'ai oublié le nom qu'ils s'appelaient, mais parmi eux y'avait Randy Kwaller, qu'avait une Dodge rouge, et Walcott Kwaller, qu'est mort comme un con.
Purdey a toujours été la plus belle de l'école, faut bien dire qu'les deux autres élèves c'était Scooty Kwaller, qu'avait un bec de lièvre vu que sa mère couchait avec des lapins, et Loren Kwaller qui s'était fait greffer un cul de babouin à la place du visage, mais ses parents avaient les moyens d'y faire d'la chirurgie esthétique à la ville. Tous les gosses étaient amoureux de Purdey, j'peux bien l'dire parce que j'étais au nombre d'être en âge, à l'époque. Même les chiens, quand c'est qu'elle passait d'vant une maison, aboyaient et s'frottaient contre la jambe du chambranle de la porte, et leur maître leur gueulait "Ta gueule !" parce que ça comprend que ça comme langage.

Purdey Kwaller... J'aimerais vous parler d'elle comme sur une photo mais si jamais j'ai un don, sûr que c'est pas celui d'savoir causer joliment de ces dames.
Mais... Elle avait ce visage, comme ceux qu'on voit dans l'journal à la page des programmes d'la télé. Même mieux que celui d'la dame qui fait l'horoscope. J'ai beau être un gars des campagnes, un vrai rude, un gaillard, ben j'ai déjà été ému. Enfin j'crois qu'c'est comme ça qu'on dit. Vous savez, quand j'attrape une grosse crotte de nez ou quand je vois une biche qui boit au bord de la rivière dans laquelle se r'flète le soleil qui s'lève à peine, et que je l'abats d'une balle en pleine tête du premier coup. Ou quand le gamin des Kwaller s'est pendu avec une corde que je lui avais offerte. Des émouvances comme ça, voyez. Mais Purdey c'était pas ce genre d'émotion là, c'était plutôt le genre qu'un gamin peut avoir quand il découvre l'amour et qu'il se chambranle après la porte des cabinets.
Elle avait ce sourire qu'ont les gens, savez, qui sont heureux et qu'on voit les dents. Elle avait des dents. Ses yeux, c'était des diamants d'velours. Et elle était d'une gentillesse, qu'on aurait dit un arbre. Elle aurait pas fait de mal à un animal mort.
On prétendait tous à être des prétendants. On était suffisamment nombreux pour la tenir et y parvenir, mais Purdey c'était une fille qu'on ne tenait pas. C'est elle qui nous tenait. Belle à l'extérieure, craquante mais fondante en dedans, on l'appelait Cookie.

Au bal des Conscrits et du Putois, y'avait affluence comme un jour de bal. Les vieux gars, qu'étaient donc jeunes, venaient de tout Killtown et du centre-bourg. On allait acheter de la pâte à dentifrice chez Mo Kwaller l'épicier-taxidermiste, et on bouffait tout le tube pour sentir bon des dents. On s'parfumait au purin d'ortie, on achetait une ceinture en copperhead à Willy Kwaller et on s'peignait avec une fourchette. On attendait c't'événement pendant cinq ans (les conscrits c'était tous les cinq ans même les jours bissextiles) alors autant vous dire que pour l'occasion on était affûtés comme pour aller aux champignons. Pensez voir, toute l'année on a que l'choix d'choisir parmi nos sœurs, et là on a l'occasion de choisir parmi nos sœurs et aussi nos cousines. D'ailleurs les filles aussi s'faisaient belles pour l'occasion et pour certaines, cinq ans c'était pas d'trop pour y parvenir. Y'en a même, on découvrait ce jour là qu'c'était des filles ! "Hey Matthew, t'as vu ça : Barbara Kwaller, le fils de Doug Kwaller, ben c'est une fille !". Du coup ça nous autorisait à les taper, même sans être bourrés dans un coin.
Au début d'la soirée du bal, y'avait toujours les bonhommes d'un côté et les bonnes femmes de l'aut'. Les gars causaient technique : cylindrée d'tracteur, engrais, armes à feu, vivisection. Les filles causaient d'trucs de filles, on a jamais trop su d'quoi et on s'en tamponne le coquillard avec une pelle à neige. A la fin du bal, c'était différent. Y'avait les bonhommes d'un côté qui causaient de qui qu'on allait tenir, et les bonnes femmes de l'autre, qui cherchaient par quel côté partir.
Cookie était toujours la plus courtisée, pour de vrai. Pourtant c't'année là, c'était pas pareil par rapport à la normalité. C'est Purdey qui avait choisi son cavalier pour danser, et cinq minutes après elle était enceinte du premier. Du coup les aut' gars ont plié les gaules, et autant vous dire qu'il en faut d'la force dans les bras. Et Purdey est repartie avec son mari. Il s'est bien fait péter les dents par principe, et si y'a un truc que j'sais c'est qu'il était moins avenant à la fin du bal qu'en arrivant. Les vieux gars sont donc repartis avec une sœur sous chaque bras, et z'ont fait des échanges après sur l'parking, au poids.
Après l'bal, tout est allé plutôt vite. Le lend'main elle se mariait, et trois mois plus tard elle attendait l'second. Elle a attendu six mois pour trinquer avec l'infidélité mais une femme comme ça vous avez beau y tabasser dessus, elle garde toujours sa beauté naturelle. Donc ça sert à rien d'la déformer, elle ira quand même voir ailleurs si l'herbe cogne moins fort. Pis vous pouvez même pas l'attacher aux barreaux du lit, c'est d'une connerie, c'est trop près du lit.

Purdey Kwaller continuait donc à maltraiter les cœurs des hommes, mais avec ses armes à elle : la grâce et la gentillesse. Pour tuer le sanglier ça vaut peau d'zob, mais pour appâter du Kwaller ça marche comme sur ses deux jambes ! En plus d'être une maîtresse exemplaire, elle n'en restait pas moins une épouse redoutable. Son mari fermait les yeux sur ses cavaleries, conscient qu'il était d'posséder un diamant rare. On avait beau y toucher avec ses pattes sales, c'était quand même lui qu'avait les clés d'la voiture, si vous voyez d'où que j'veux en v'nir. C'est lui qui s'pavanait officiellement à son bras, et il était pas rien fier. Pis c'est d'lui qu'on était jaloux, et ça pour un bonhomme, ça vaut bien plus qu'un coup de schnaps dans un verre propre.
Elle aidait à l'église, elle donnait de son temps pour l'école, elle parlait aux vieux, même ceux qui puaient, elle guérissait les bêtes crevées. On lui aurait donné l'Bon Dieu sans concession, et dans un bel emballage cadeau comme pour sa propre mère, encore.
Mais fallait bien qu'il advienne.

Son mari commençait à susciter plus de jalousie parmi les mâles du village qu'une carpe de soixante livres racontée au bistrot. Elle avait beau dépanner les autres maris de Killtown, il empêche qu'elle était la femme d'un autre, et ça tu peux pas lutter contre la vérité en terrain conquis. Pendant les escapades d'aultère, les mâles se sont mis à la cogner aussi, comme si c'était leur propre mère. Et ça, qu'on y pique son devoir conjugal, le mari commençait à l'avoir mauvaise, pire qu'un orage sur un soir de récoltes. Alors plutôt qu'laisser un autre y mâcher le pain d'la bouche, une nuit de pleine lune à faire chialer les loups, il lui a mis deux cartouches en pleine gueule, à la Purdey. La deuxième, c'était pour être sûr mais c'était gâché quand même, vu que la première lui avait dispersé le sourire sur 15m² de murs. Le sheriff attorney, qu'a été le premier à arriver sur les lieux d'la dispute, il a retenu deux choses qu'il raconte quand il en parle, et que j'vais vous dire là. La première, c'est que Purdey Kwaller l'était toujours aussi belle, malgré la distance entre ses yeux, pis aussi qu'elle souriait et faut avouer que c'était pas couru d'avance. La deuxième chose qu'il vous dira, c'est qu'le mari chialait comme un gosse devant son chien écrasé, qu'il était prosterné dans un coin pis qu'il arrêtait pas d'répéter "Purdey, Purdey...".
On l'a enterrée dans le'terrain derrière sa maison. Dans c'te terre d'où y'a jamais rien qu'a sorti, où même les pissenlits osent pas planter leurs racines, ben les plus belles fleurs qu'ont a jamais vues de mémoire de Killtown ont poussé. L'mari, l'a été condamné pour tapage nocturne à un coup d'pied au cul. Du 43.

Les mauvaises langues, ces putains d'vipères à deux têtes, disent qu'il est d'venu zinzin, que maintenant il passe ses heures au Self-In de Prescott Kwaller, à s'rincer les dents qui baignent à la bière et à raconter des histoires de sur les habitants de Killtown. Et qu'le jour où il aura raconté celle de Purdey Kwaller, il pourra s'en partir la r'joindre.
D'ailleurs faut qu'j'y aille, y'a la Faucheuse qui m'attend dans mon salon et j'voudrais pas la vexer d'être en retard.

 

 

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 14:50

 

Le corps d'un enfant de deux ans a été découvert dans la voiture où ses parents l'avait oublié toute une après-midi, sous un soleil de plomb. D'après les premiers éléments de l'enquête, il serait mort de saturnisme.

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:29

 

 

- Alors hier avec Agnès, raconte !

- Je lui ai fait le coup de la panne...

- Waouhhhh. Et t'as réussi à la foutre dans ton lit ?

- Ben oui, je viens de te le dire...


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 10:00

 

 

Après le succès du péplum érotique Attache-moi au gladiateur, nous avons appris que le réalisateur Jim Hédanlos venait de signer la suite des aventures d'Hercule Padvanlanus : Le Sphinx s'terre.

 

 

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:47

 

 

Je vous ai déjà parlé des Amuses-Gueulent ? Oui, hein ? Alors cette semaine ils reviennent une fois de plus avec une recette de leur cru. Qui l'eut cuit ?

Pour la découvrir il vous suffit de cliquer sur le lien hypertexte qui suit : lien hypertexte qui suit.





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- Martine, et si nous faisions les fous ?

- Encore ? Mais Bertrand, nous l'avons déjà fait il y a 8 ans !

- Ah oui, maintenant que vous le dites... J'ai vraiment une mémoire de poisson rouge !

- Et une gueule de mérou ! Ah ah ah !

- Ah ah ah ah (salope !)

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:06

 

 

 

Cher Monsieur Google,

Serait-ce vous manquer de respect que de vous signaler que vous commencez à me courir sur le haricot ? Et je reste poli, je laisse votre maman en dehors de tout ça. De toute façon, fortiche comme vous êtes, Monsieur Google, vous avez sûrement déjà thésaurisé l'équivalent de 3 clés USB d'informations diverses et variées me concernant, mes considérations peu glorieuses quant à la gratuité des services que rendrait votre maman étant à compter, je suppose, au nombre de ces renseignements en votre possession.
Monsieur Google, vous allez sûrement vous poiler cinq minutes, mais en cherchant tout à fait autre chose sur votre moteur de recherche, je suis tombé sur cet article.
Pour rappel, puisque vous avez sûrement pris soin de formater l'octet qui vous sert d'unité de stockage du code déontologique, vous avez été pris en flagrant délit par vous-même de collecte "involontaire" d'informations transitant sur les réseaux wi-fi du monde entier, ce qui est pour le moins pas très très sympa. En gros, depuis 2006, vous estimez à 600 Go le volume de renseignements ainsi récoltés au gré de vos infractions virtuelles. Vous avouerez que c'est tout de même un chiffre, pour une étourderie. C'est pas de la petite boulette, ça, pas de la crotte de nez qu'on colle discrétos sous la table ni vu ni connu ! Et puisqu'on est dans l'énormité et le gigantisme, je me permets de citer vos justifications et semi-excuses, Monsieur Google : "[…] En outre, nous n'avons pas collecté d'informations passant sur des réseaux wifi sécurisés et protégés par mot de passe".  Ah, ça c'est une bonne nouvelle ! Nous voilà rassurés quant à vos intentions ! En gros, vous vous êtes introduits chez les gens, avez piqué l'argenterie, le fric, le carnet d'adresses, violé le poisson rouge et chié dans le yucca, oui MAIS vous ne l'avez fait que chez les gens dont la porte n'était pas fermée à double tour et qui ne possédaient pas une alarme à infrarouge et un écriteau  "Chien méchant" à l'entrée. Et qui étaient donc tacitement consentants, hein, avouons le ! C'était tendre le bâton pour se faire abattre, en quelque sorte !
Dis donc Monsieur Google, tu ne te foutrais pas un peu de notre gueule ? Nan parce que comme t'as aussi dit ça : "Dès que nous nous sommes aperçus du problème, nous avons immobilisé nos voitures StreetView, isolé ces informations sur certains de nos réseaux que nous avons ensuite déconnectés pour les rendre inaccessibles", ben je me posais sérieusement la question. Donc si je te suis (oui au fait, je me suis permis de te tutoyer vu que je considère qu'on est intimes, maintenant que t'as lu tous mes mails, obtenu tous mes mots de passe et chié dans mon yucca), une fois que tu te serais aperçu que tu étais en train de remplir le coffre de tes bagnoles d'un tas d'informations confidentielles, tu aurais coupé le contact, éteint la radio (ben oui, des fois que les vilaines informations auraient eu l'idée de passer par l'antenne), bouché tes oreilles, fermé les yeux et arrêté de respirer, le tout dans le but de ne plus être bombardé par devers toi de toutes ces méchantes ondes qui font rien qu'à venir te remplir tes disques durs sans même t'en demander l'autorisation ? Ben ça c'est drôlement honnête, tu sais ! Mon yucca et moi te félicitons de ton sens civique.

Monsieur Gogole, c'est pas la première fois que tu nous prends pour tel. Je passerai sous silence ton projet Google Books ("pillage des bibliothèques", en français), le lancement de ton navigateur Google Chrome (qui a donné naissance à plus de sites expliquant comment s'affranchir au mieux de toutes les techniques d'espionnage qu'il propose que de sites en vantant les mérites) ou encore ce formidable outil appelé Google Latitude ("bracelet électronique", en français). Pas qu'ils ne méritent pas qu'on s'y attarde, au contraire. Mais il y a tellement à dire et, comme tu le sais sûrement déjà vu que tu viens de lire le SMS que m'a envoyé mon épouse, faut que j'aille chercher le pain et les gosses. Ou le contraire. Bref, j'ai pas le temps.

Par contre, Monsieur Ducon, je vais prendre le risque de m'entendre dire "désolé, il ne reste plus que du pain aux céréales et en tranches" pour développer avec toi un dernier point.
En matière d'espionnage, la plateforme Over-Blog propose elle aussi son arsenal jamesbondesque qu'elle appelle "Statistiques". Sous cette appellation flatteuse se cache des tas d'outils permettant de collecter des informations sur qui vient sur notre blog,  et où, et pourquoi, et comment. Comme je l'avais déjà évoqué au cours d'un précédent article, cette fonctionnalité est amusante à bien des égards puisqu'on y voit les mots clés qu'ont proposés les internautes sur un moteur de recherche (Google, par exemple…) et dont le résultat de ladite recherche les y a conduits tout droit sur notre blog. Si je ne conteste pas le caractère instructif de la manœuvre, je remets en doute cependant son bon fonctionnement. Vois-tu Monsieur Craignos, j'aimerais que tu m'expliques pourquoi tu envoies chez moi un pauvre gamin qui se demandait innocemment "pourquoi les adultes sont-ils bizarres". Parce que non seulement je n'ai pas la réponse, mais en plus j'ai l'impression d'avoir plutôt tendance à apporter la preuve qu'ils sont bizarres plutôt qu'à expliquer pourquoi. De même qu'il me serait fort agréable que tu revoies l'aiguillage des internautes désireux de se renseigner sur les blagues de Toto aux cabinets (en plus, si c'est celle où à la fin il s'essuie avec sa main, non merci), le temps de pousse des moustaches (je ne comprends même pas la  question), manœuvrer un micro tractopelle (nan mais sans dec', tu crois vraiment que j'en sais quelque chose ?), se faire chier à mourir en Bretagne (je jure que je ne vois pas de quoi il est question…) ou encore pousser la chasse d'eau (j'espère que tu as su renseigner correctement cette personne depuis…).
Mais surtout, Monsieur Vos-Gueules, j'aimerais une bonne fois pour toute que tu arrêtes de m'envoyer tout ce que le monde compte de pervers, de détraqués sexuels ou de coincées du cul. Définitivement, non, je n'y connais rien en "enceinte et salope", mon blog n'est pas un "blog de salope" pas plus que je ne suis de Vichy et je n'ai aucune compétence en mari qui pousse sa femme à être salope (ou alors en privé, par mail).
Si j'ai effectivement eu une fois la faiblesse d'expliquer comment confectionner un sextoy avec un tube de sopalin, c'était uniquement pour RIRE, rien de sérieux là dedans, rien de didactique, rien qui ne mérite qu'on s'attarde chez moi avec le tournevis à la main.
Je te saurai infiniment gré de te garder ces tarés qui cherchent un gros dégueulasse qui aime les slibards. Tu comprendras que je puisse être fort marri de constater que tu vois en moi la personne de choix pour répondre à ce genre de requête, hein ?
Et enfin et surtout, il faut que tu m'expliques quel mail tu as pu espionner, lequel de mes SMS tu as intercepté et quel algorithme tu as mis en place pour que lorsqu'une personne tape les mots "elle se met à quatre pattes pour que sa copine lui mets une merguez", elle se retrouve chez moi. En toute modestie, il me semble que je suis peu ou prou capable de conjuguer le verbe "mettre" au subjonctif. De plus - chacun ses goûts, hein, c'est pas la question - mais si j'avais eu à mettre une merguez à une copine, je suppose que ç'aurait été plutôt dans la bouche et assis sur une chaise. Et en admettant que j'ai pu utiliser individuellement tous ces mots, je suis à peu près certain de ne pas les avoir utilisés dans une même phrase et encore moins dans cet ordre là. Donc tu seras gentil, à l'avenir, de m'éviter de genre de visiteurs et de les renvoyer sur des sites de gros dégueulasses et de salopes (par exemple), mais pas sur le mien. Et puis ça rendra service à tout le monde. Ça ne doit quand même pas être très compliqué pour toi qui sais tout sur tout le monde de conclure qu'un type qui se pointe en transpirant du front, le pantalon en bas des jambes, qui pianote de la seule main gauche et qui dit "fifille fifille !" avec un filet de bave qui s'écoule de la bouche, sera forcément déçu de tomber sur mon blog. Nan parce que là j'y vois comme une certaine contradiction, on est peut-être en droit d'estimer que toutes ces informations que tu te fatigues à collecter le plus involontairement possible te servent au moins à quelque chose. Comme renseigner efficacement l'internaute, puisqu'a priori c'est le seul service qu'on te demande.

Bon ben voilà, avec tout ça je vais être en retard pour les gosses et le pain !
Tiens, pendant que t'as ma fiche sous les yeux, tu pourrais me dire ce qu'ils aiment bouffer, je sais pas quoi leur faire ce soir…

 

 

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:01

 

 

 

Dieu,

Si tu reçois cette lettre, c'est que tu existes. Ouf !
Si tu ne la reçois pas, c'est sûrement que La Poste est encore en grève, quoi d'autre ? Et dans cette hypothèse, pardonne-leur. Et use de tes pouvoirs pour leur donner ce qu'ils réclament, utilise ta carte de visite pour t'introduire dans les hautes sphères dirigeantes et peser de tout ton poids dans la balance en leur faveur. Fais valoir ta renommée, démerde-toi mais agis pour que ce message te soit relayé, dût-ce être dans une éternité.
Dieu, si cette lettre te parvient malgré leur colère, c'est que vraiment tu existes. Sinon, estime que tu auras fait de ton mieux. Sur ce plan là, du moins. Car j'ai deux-trois trucs à te dire, j'ai des questions à te poser. Je n'attends pas forcément de réponses, car j'ai déjà le remède. Mais j'aimerais que tu te poses à ton tour ces questions à voix haute, devant ton miroir. Et que tu réfléchisses, que tu fronces les sourcils. Que tu agisses.

Dieu, tes hosties n'ont plus le goût d'avant. Tu le savais, ça ? Avant elles avaient un arôme rassurant, elles fondaient sous la langue sans coller au palais, elles avaient un goût de retournes-y-au-rab. Aujourd'hui, elles ont un goût de bite. Certes, le sperme c'est pas mauvais en soi. Mais c'est comme le poisson ou le chou de Bruxelles : quand c'est pas ce que t'avais commandé au menu, t'as toujours l'impression que ça pue et ça finit par t'écœurer.
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, tu me diras. Boire de la bite de curé au goulot, t'as déjà connu ? Ben crois-moi, ça te donne pas le genre d'ivresse que tu aspirais à connaître. Ca te fait sombrer dans l'alcoolisme malgré tout, c'est vrai. Mais quand même, t'aspirais pas à aspirer...

Dieu, ton vin de messe est coupé au sperme. Au foutre refoulé. Et crois-moi que c'est pas pour ça qu'on a signé. Ok, c'est pas pour la déco intérieure qu'on entre dans ton église. Et rapidement, on prend bien conscience que la carte des vins ne sera pas à la hauteur du banquet promis. Mais on imagine qu'on va se gaver de nourriture spirituelle, qu'on va se faire péter le taux de glycémie au nectar de louables intentions. Pas qu'on va aimer son prochain à en avoir les dents du fond qui baignent.
Si la salle à manger est chicos, les cuisines sont dégueulasses. Et que dire des chambres : chaque nuit je sens les cafards qui grouillent dans mon lit, qui entrent par mes narines, galopent dans mon cerveau et ressortent par les oreilles après avoir rongé un morceau de mon innocence et fait leurs besoins sur ma quiétude.

Dieu, va falloir que tu nettoies tout ça. Au Baygon et à l'eau de javel. Pas au pardon et à l'eau bénite. L'eau bénite, je ne la digère plus, ça me donne des crises de foi. Et le pardon, ça me file de l'urticaire, c'est pire qu'un placebo générique. J'ai pas signé pour ça. J'y ai cru, alors ne me trahis pas.

Dieu, faut que t'arrêtes tes gars. Que tu les empêches de nuire. Que tu leur autorises le mariage, le sopalin ou les chèvres. Que tu ressortes les fumigènes blancs et que tu changes leur chef. Et la litière. Elle pue la pisse, c'est pas vraiment de l'odeur de sainteté.

Dieu, tu vas pas aimer ça, mais je vais me foutre au bout d'une corde. Tel Jésus encourageant le type qui venait de rater son suicide : "Va, et repends-toi".
Faut bien rigoler.

Dieu, si tu crois encore en toi, fais un miracle. Si tu veux pas risquer la crise cardiaque, prends soin de tes enfants de cœur.
Faut bien rigoler.

Dieu, t'es le dernier des mohicans. Je me retourne vers toi car je me suis trop retourné devant eux. Tu sais combien ça fait mal ? Suffisamment pour que je marche de travers alors que je ne cherchais qu'à marcher droit.
Et ça me fait pas rigoler du tout.

Dieu, fais pas le con, on est encore une poignée à croire en toi. Alors fais pas le con. Tuer en ton nom, on pourra toujours trouver ça noble. Mais se tuer malgré ton nom, c'est moche. Pire que des auréoles sous les bras.

Dieu, je compte sur toi. Me trahis pas : démerde-toi pour que je ne me loupe pas.

 

 

 

 

Un saint repenti sans laisser d'adresse.

 

P.S. : et n'oublie pas les postiers.

 

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 14:28

 



Alors figurez-vous !

Incroyable, non ?

Et encore, je vous ai pas tout dit !

Que je vous raconte par le début : je m'apprêtais à publier un texte hyper drôle qui narre les tribulations d'un enfant violé et découpé en morceaux mais à la fin ça finit bien puisqu'il a le droit de regarder un DVD de Némo, quand je me fus rendu compte que, tenez-vous bien, j'allais publier là mon 200ème article !

Alors ?

Ouais, totalement dingue. J'abonde, comme dirait Sean Connery.
Bon, c'est pas tant que je sois fana des chiffres ronds, je serais même plutôt allergique à ces excuses bidons, ces prétextes à célébrations en grandes pompes, comme dirait ma tante Berthe. D'ailleurs, j'ai mis au moins trois décennies avant de me décider à fêter mes 30 ans, c'est vous dire !
Non mais voilà, je me souvenu de cet article là dans lequel je me donnais rendez-vous, comme une sorte de défi lancé à moi-même, "Hey, même pas chiche d'arriver à 200 !". Alors non seulement je me prouve que j'y suis arrivé (un peu essoufflé sur les derniers mètres, certes...) mais en plus je me lance à nouveau le défi d'aller à 300 ! Bon mais après je ferai sûrement une pause, j'irai boire un café et fumer une clope et je reprendrai seulement vers 600 ou 700.

En attendant, je profite de ce que l'Ascension m'offre de pont pour en faire un vers le passé et célébrer trois autres anniversaires mais non des moindres : celui des 1 an du 1er mai, 8 mai et week-end de l'Ascension de l'an passé.
Et dès le 201ème, on repasse à des choses inédites.

A dans 100 articles.



Stipe se laisse pousser le blog.

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Published by Stipe - dans Trucs du jour
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:51

 

 

Lorsqu'ils ont d'autres chats à fouetter pour les monter en neige, Martine Frangipane et Bertrand Gigot font appel à la cantonnade pour alimenter leur blog alimentaire. Et c'est Colette Mouclade et sa recette du bonheur qui s'y colle.

A qui le tour ?

 

 

 

 

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- Martine, je viens d'apprendre la recette du bonheur !

- Vous voulez parler de la fondue au chocolat de cette chère Colette Mouclade ?

- Non, seulement de ses fesses. 

 


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Published by Stipe - dans Cuisine
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